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Bouillottes
Halphen Eric
GALLIMARD
13,95 €
Épuisé
EAN :9782070754755
La douleur. Difficile d'en parler, de la douleur. De ce voile autoritaire qui vous enveloppe en douce, vous anéantit plus sûrement que le plus puissant des anesthésiants ; qui fait de vous un pantin désarticulé et languissant se prenant en permanence les pieds dans les fils troublés du destin. Douleur de ma mère, massacrée autant par ces incapables de médecins que par le mal mystérieux qui la diminuait jour après jour, de moins en moins mère, elle était, de moins en moins femme à mesure qu'elle devenait patiente. Patiente. Drôle de mot. Pour ne pas dire passive. Consentante. Douleur de mon père, impuissant et maladroit face au lancinant cataclysme. Douleur mienne, enfin. Moi. Dont Maud avait dit que je ne savais pas aimer. Elle a sans doute raison, Maud, mais est-ce parce qu'on ignore l'amour qu'on repousse pour autant le chagrin ? Question sans réponse. A présent, il s'agit de me secouer. Quitter mon lit et ses bouillottes tentantes. Se laisser envahir par la haine, sorte de sorcière voluptueuse et irrésistible. Emerger de la confortable torpeur. Et agir. Seule cette idée me soutient maintenant. Pour qu'enfin s'inverse le cours de l'histoire et s'accomplisse ma mission, régler les comptes. Engeance de la vengeance : j'en fais partie. Alors, en route. Sur ma moto, j'aspire l'asphalte à larges lampées libérées. Mais Dieu que c'est lourd un flingue !
Une nuit, le commandant Bizek est appelé sur une scène de crime à Neuilly. Le corps d'un homme est découvert sur un chantier, abattu d'une balle de gros calibre. Il est aussitôt identifié comme Marc Chaussoy, grâce à son portefeuille que le meurtrier n'a pas emporté. Chaussoy était champion de course à pied, mais sa carrière avait inexplicablement périclité. Comment expliquer cette fin brutale ? Le juge Jonas Barth n'a peut-être pas toutes les réponses, mais il se trouve qu'il a connu Chaussoy à l'adolescence...
Résumé : Quand tu ne fréquentes que les petits bourges du VIIe, ton premier acte de révolte, ton premier acte d'adulte, c'est la fuite. Partir loin de la frime, des faux-semblants, des fêtes où on s'enfle le champagne des parents tout en les critiquant. La fuite, c'est tout essayer, la dope, la route, le premier mec que tu croises avec une belle gueule de baroudeur, il t'emballe comme il veut. je suis tombée sur un truand, un vrai de vrai, il me tapait dessus, il me prêtait à ses potes, j'adorais ça, ma vie était une chanson de Billie Holiday. Plutôt que de l'attendre comme une potiche quand il partait sur un coup, je l'ai accompagné. Après qu'il m'eut larguée, j'ai continué toute seule. Quand j'ai plongé, ça a été la jouissance suprême. Delcroix est juge à Caen. Stimulé par son travail, comblé par une femme aimante, il peut croire que tout lui est facile et éternel. Jusqu'au jour où Elvire Romano entre dans son bureau, menottes aux poignets. Indifférente, d'une liberté d'esprit dévastatrice, la jeune femme va être la cause de quelques déboires... Mai 68. Mai 81. Baisers maudits, au ton faussement léger, dresse le portrait nostalgique d'une époque : celle où l'on croyait aux vertus de l'engagement. Éternel indécis, éternel enfant, le juge Delcroix ne perdra-t-il pas sa vie à force de ne pas la risquer?
Le juge Jonas Barth et le commandant Bizek se retrouvent pour enquêter sur la mort d'une ex-star de l'athlétisme, sur fond de détournement d'argent et de financements occultes.
4e de couverture : Jean-Charles est le petit-fils du célèbre peintre réaliste Jean-François Millet - notamment connu pour Les Glaneuses (1857) et L?Angélus (1859). Mais voilà que le talent n?est pas toujours héréditaire et Jean-Charles, en matière de peinture, est nettement moins doué que son grand-père. Alors que faire ? Des faux, bien entendu - qu?il fera réaliser par Paul Cazot, un copiste de génie. Ses brillantes reproductions vont alors devenir l?épicentre d?un véritable commerce et frôler le coup de maître. Car notre faussaire va vendre, et va vendre beaucoup avant de se faire prendre la main dans le sac - car toutes les bonnes choses ont une fin et que la cupidité est un vilain défaut.Avec la précision d?un juge d?instruction et l?ironie d?un pince-sans-rire, Éric Halphen nous raconte cette histoire vraie, totalement méconnue (et terriblement passionnante) qui nous fera voyager, croiser la route de nombreuses personnalités devenues aujourd?hui célèbres, mais également nous questionner.Notes Biographiques : Éric Halphen, écrivain et magistrat, raconte d?une plume alerte l?histoire vraie des Millet, Jean-François, le peintre de la vie rurale, et son petit-fils, Jean-Charles, le faussaire débonnaire ; l?une des plus retentissantes impostures de l?entre-deux-guerres.
«La Poésie est comparable à ce génie des Nuits Arabes qui, traqué, prend tour à tour les apparences les plus diverses afin d'éluder la prise, tantôt flamme et tantôt murmure ; tantôt poisson, tantôt oiseau ; et qui se réfugie enfin dans l'insaisissable grain de grenade que voudrait picorer le coq.La Poésie est comparable également à cet exemplaire morceau de cire des philosophes qui consiste on ne sait plus en quoi, du moment qu'il cède l'un après l'autre chacun de ses attributs, forme, dureté, couleur, parfum, qui le rendaient méconnaissable à nos sens. Ainsi voyons-nous aujourd'hui certains poètes, et des meilleurs, refuser à leurs poèmes, rime et mesure et césure (tout le "sine qua non" des vers, eût-on cru), les rejeter comme des attributs postiches sur quoi la Muse prenait appui ; et de même : émotion et pensée, de sorte que plus rien n'y subsiste, semble-t-il, que précisément cette chose indéfinissable et cherchée : la Poésie, grain de grenade où se resserre le génie. Et que tout le reste, auprès, paraisse impur ; tâtonnements pour en arriver là. C'est de ces tâtonnements toutefois qu'est faite l'histoire de notre littérature lyrique.»André Gide.
4e de couverture : Si saisissant de mouvements, si éclatant d'images, si envoûtant de sonorités arabes que soit le Coran, il reste toujours un langage clair. C'est pourquoi, bien qu'il soit intraduisible, on peut en tenter des traductions. Elles disent au moins le sens de l'étonnante prédication de Mahomet (570-632). Depuis des siècles il n'y avait plus de ces grandes révélations qui réveillent l'humanité et après Mahomet il n'y en aura plus. "Dieu seul est Dieu."Notes Biographiques : Jean Grosjean (1912-2006), ordonné prêtre en 1939, renonce à son sacerdoce après la Seconde Guerre mondiale. Commentateur et traducteur de la Bible, du Coran et des tragédiens grecs, il publie aussi récits et poèmes (Terre du temps, Fils de l'homme, La Gloire). Il devient à partir de 1967 membre du comité de rédaction de La NRF, dont il est l'un des contributeurs réguliers à partir de 1955.
Résumé : Cette édition s'efforce de présenter les écrits purement littéraires de Chateaubriand dans un ordre à la fois chronologique et thématique. Ainsi le lecteur pourra relire un écrivain qui ne fut pas seulement chantre de sa propre désespérance et du néant, artiste frileux réfléchissant sur son art, historien consciencieux, mais aussi le plus intraitable génie contestataire. Toute son ouvre en effet s'insurge contre une religion mal comprise qui mutile l'homme, contre une fausse civilisation égoïste et cruelle qui monopolise morale et culture. Reflet de son temps, Chateaubriand l'est également du nôtre. Le texte a été établi d'après celui des Ouvres complètes parues chez Ladvocat. On a consulté les manuscrits accessibles et découvert des sources de l'ouvre qui s'ajoutent, nombreuses, à celles que nous connaissions déjà, surtout à propos des Martyrs et du Voyage en Amérique. Cette édition devient ainsi un instrument de travail enrichissant et suggestif.