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Savoir être. Une psychanalyste à l'écoute des êtres et de la société
Halmos Claude
FAYARD
24,70 €
Épuisé
EAN :9782213700755
Depuis plus de dix ans, Claude Halmos répond chaque semaine aux questions des auditeurs de France Info : des angoisses liées à l'actualité, à la vie professionnelle, aux problèmes des parents et des couples... Toutes les interrogations de notre quotidien sont envisagées, des plus triviales aux plus existentielles. A l'écoute des êtres et de la société, la psychanalyste propose chaque fois une réponse juste qui nous donne à réfléchir.A mille lieues du prêt-à-penser actuel, refusant de donner des conseils clés en main et sans jamais céder à la facilité, Claude Halmos trace ici de manière concrète, accessible à tous, le chemin qu'elle poursuit depuis des décennies dans sa pratique clinique et à travers ses livres : entendre véritablement ce que dit l'auditeur, lui donner les moyens de grandir et de traverser une époque parfois infiniment difficile.Les questions des auditeurs, nous nous les sommes tous posées un jour, d'une manière ou d'une autre. Les réponses de Claude Halmos, en revanche, ne sont jamais celles auxquelles spontanément on s'attend. Et pourtant, une fois qu'on l'a entendue, ou lue, on n'en imagine pas d'autres? Derrière la transcription de ces centaines de réponses se dessine à la fois un regard analytique sur la décennie passée et une forme de manuel du mieux vivre qui sera d'une grande aide à tous les lecteurs en quête de repères et d'intelligence en ces temps troublés.
Présentation de l'éditeur Aujourd’hui, la crise économique n’épargne plus personne. Et elle n’épargne plus rien. Perdre son travail, craindre de le perdre, voir ses possibilités de consommation se réduire comme peau de chagrin, être témoin du malheur des autres et redouter d’en être à son tour victime : ces épreuves atteignent l'individu au-delà du simple stress. Car ces coups ne sont pas seulement des atteintes à un «avoir», ils sont autant de blessures infligées à notre «être». La crise économique a enfanté une autre crise, une crise psychologique qui érode, corrode, lamine les cœurs, les corps et les têtes. Or, de cette crise, nul ne parle : ni les politiques, ni les médias, ni les « psys ». Ce silence a de graves conséquences sur les individus; il renforce leur angoisse et les enferme dans une honte qui n’a pas lieu d’être. Dire à quelqu’un : « Ce n’est pas vous qui êtes malade, c’est le monde qui l’est. Si vous ne supportez pas ce que vous avez à vivre, ce n’est pas parce que vous êtes fragile, c’est parce que c’est invivable », c’est lui dire qu’il ne doit pas se laisser abattre, qu’il doit se battre. Ce livre a un but : en finir avec ces souffrances tues. Dire les ravages psychologiques de la crise pour apprendre à y résister.
- Pour grandir et s'épanouir, l'enfant a besoin d'amour mais... l'amour ne suffit pas. - L'éducation est le support fondamental de la croissance psychologique de l'enfant. C'est elle qui le libère de ses pulsions ; c'est elle qui fait de lui un être humain. - "Pourquoi l'amour ne suffit pas" est un ouvrage de référence qui explore toutes les phases du développement de l'enfant. C'est aussi un livre de combat qui s'inscrit avec force contre la conception actuelle du rapport parents-enfants selon laquelle l'amour légitimerait tous les excès.
Comment passe-t-on de l'état de nourrisson à celui d'adulte épanoui et civilisé? Naturellement? Ou grâce à l'éducation des parents? Si c'est le cas, doivent-ils parler ou seulement sévir? Existe-t-il une tendance à la délinquance que l'on pourrait dépister dès l'âge de trois ans? Doit-on se contenter de sanctionner les délinquants ou chercher en outre à les éduquer? S'appuyant sur l'oeuvre de Françoise Dolto, Grandir apporte des réponses essentielles à ce questionnement, et explique, dans un langage accessible à tous, le développement de l'enfant, les différentes étapes de sa construction psychique, et, surtout, le rôle déterminant qu'y jouent les parents. Grâce à son expérience de psychanalyste, et par des exemples concrets, Claude Halmos montre comment l'enfant ne peut, sans l'aide de ses parents, passer d'une étape à l'autre et comment leur rôle consiste précisément, à chaque âge, à parler et à mettre des limites.
Résumé : Psychanalyste formée par Jacques Lacan et Françoise Dolto, Claude Halmos est aujourd'hui une spécialiste de l'enfance. Comment aborder les premières vacances en famille recomposée ? En quels termes parler de la mort d'un proche à un enfant ? En quoi les hommages nationaux aux victimes d'attentats sont-ils importants ? A mille lieues du prêt-à-penser actuel et sans jamais céder à la facilité, Claude Halmos donne des réponses éclairantes pour traverser une époque, à bien des égards, infiniment difficile.
Résumé : Il s'appelle Sainte-Marie-du-Mont, village posé au bord de la Manche, à la base de la presqu'île du Cotentin. C'est le personnage de ce livre. La plage est commode. En l'an 900, le Viking Vieul Aux Epaules y jeta ses drakkars. Dix siècles plus tard, l'Américain Eisenhower lança sur elle ses barges ; depuis, on la nomme Utah Beach. Juché sur la colline, le bourg essuie depuis toujours les tempêtes magistrales : guerre de Cent Ans, guerres de religion, révolutions, occupations... Il n'est pratiquement pas d'événement majeur qui n'ait laissé sa trace sur ce coin de bocage enclavé dans ses haies, de sorte que la chronique communale ne cesse de renvoyer à l'histoire de France. Mais aujourd'hui comme hier, les gens d'ici vivent à leur pas, car l'Histoire est peu de chose, au bout du compte, auprès des histoires qui tissent la trame des jours ordinaires.
Josy Eisenberg est rabbin et anime "A bible ouverte" et "La source de vie" sur France 2. Il a notamment publié Le Judaïsme pour les nuls (First, 2009). Adin Steinsaltz, rabbin et mathématicien, a reçu le prix Israël pour son commentaire des deux Talmuds.
Carnages. Des millions de morts dont le décompte pourrait avoisiner celui des victimes de toutes les guerres depuis 1945. Qui en parle? Qui s?intéresse à ces « carnages incompréhensibles »? Rwanda, Kivu, Sud-Soudan, Somalie, Darfour? Invoquer la folie des hommes ne fournit aucune clé d?interprétation; et l?on ne peut pas se contenter de regarder l?Afrique sous le seul angle des Droits de l?homme ou de la Françafrique.Étonnamment, ces conflits majeurs n?ont jamais été appréhendés dans leur globalité. Qui ont été les soutiens, voire les promoteurs de toutes ces guerres? Quels intérêts ont-elles servis? À contre-courant de tout ce qui s?écrit sur l?Afrique, Pierre Péan expose les logiques stratégiques qui visent à remodeler l?Afrique, et dont les « dégâts collatéraux » ont été d?une ampleur inédite et tragique.Il nous révèle ainsi les dessous du Grand Jeu africain des puissances occidentales et les affrontements feutrés entre elles. Après la chute du mur de Berlin, les États-Unis, aidés notamment de la Grande-Bretagne et d?Israël, ont décidé d?étendre leurs aires d?influence sur le continent africain, en réduisant notamment le pré carré français. L?instauration du nouvel ordre mondial y a été d?autant plus profonde que l?Afrique est devenue un des principaux terrains du « choc des civilisations » qui a installé, avant le 11-Septembre, l?Est africain dans l?espace conflictuel du Proche-Orient. Les regards braqués sur le Grand Moyen-Orient n?ont pas vu que le Soudan était devenu pour Israël et pour les États-Unis un pays potentiellement aussi dangereux que l?Iran: il fallait donc « contenir » et diviser le plus grand pays d?Afrique.Les États-Unis, le Royaume-Uni, Israël, la France, le Canada, la Belgique et plus récemment la Chine ont été les belligérants fantômes de ce conflit. Il est temps que l?on tire au clair les responsabilités des uns et des autres. Pierre Péan est écrivain et enquêteur. On lui doit notamment Une jeunesse française: François Mitterrand (Fayard, 1994), La Face cachée du Monde (avec Philippe Cohen, Mille et une nuits, 2003); Noires fureurs, blancs menteurs (Mille et une nuits, 2005), Le Monde selon K (Fayard, 2009).
Le nouveau monde de l'oncle Henry La fin de la guerre froide semblait déboucher sur un monde simplifié: au centre, une Amérique victorieuse et sans rivale, seule superpuissance capable de dicter son ordre mondial et de diffuser partout son mode de vie et ses valeurs. La magistrale leçon d'histoire et de diplomatie d'Henry Kissinger détruit cette illusion: l'Amérique, prévient celui qui a inspiré pendant près de dix ans sa politique étrangère, va devoir réformer profondément sa vision du monde et ses méthodes d'action, sous peine de se réfugier à nouveau dans un isolationnisme aussi dangereux qu'illusoire. Il lui faudra évoluer dans un système complexe d'équilibre des forces, une notion avec laquelle elle est justement en "délicatesse". Cette révision déchirante concerne d'abord le rêve américain de sécurité collective: incarné pendant près d'un siècle par Woodrow Wilson, l'architecte de la paix de Versailles, il se nourrit de grands principes (l'autodétermination), de volonté de coopération, de partage des valeurs (américaines) et du respect du droit international. Cette doctrine prenait le contre-pied d'une conception européenne qui avait dominé les affaires internationales pendant près de trois siècles avant de s'effondrer. Richelieu, Metternich et Bismarck avaient inventé les concepts d'Etat-nation et de souveraineté, dans un équilibre où chacun, toujours prêt au conflit, se déterminait selon son intérêt national et sa marge de manoeuvre. Or la doctrine wilsonienne n'est plus pertinente, et le nouvel ordre "ressemblera davantage aux systèmes étatiques des xviiie et xixe siècles qu'aux schémas rigides de la guerre froide". Il comprendra cinq ou six grandes puissances - les États-Unis, la Chine, la Russie, le Japon, l'Europe (si elle est unie) et peut-être l'Inde -, entre lesquelles s'établira un jeu mouvant. Et l'ancien conseiller des princes conclut sa grande fresque en suggérant à Bill Clinton de s'intéresser "au style de Bismarck". Les solutions les plus inventives, affirme-t-il, consisteront à "construire des structures mixtes, en chevauchement", fondées sur des principes, des préoccupations de sécurité, ou des intérêts économiques communs. Mais le rodage de ce système, dit-il, "prendra sans doute plusieurs décennies"... --Vincent Giret--