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Salaam London
Hall Tarquin ; Chabert Jacques
FOLIO
10,00 €
Épuisé
EAN :9782070412716
Siège de WC non compris«Brick Lane!» dit Trupp soudainement.Ils se trouvaient à l'entrée de cette rue dont on parlait tant. Whitechapel! L'East End de l'East End! L'enfer des Enfers!John Henry Mackay, Anarchistes, moeurs du jour (1891)Les Londoniens ne connaissent pas leur ville... vous y rencontrerez fréquemment des hommes qui vous parleront de contrées lointaines... mais qui n'imagineraient pas quitter le mile carré des quartiers du West End ou leur itinéraire de bus ou de métro pour explorer la plus grande ville du monde.Paul Elek, This Other London (1951)L'annonce donnait la description suivante: «Studio vie-travail spacieux». Mais ce n'était en réalité qu'une mansarde dans laquelle je ne pouvais me tenir debout qu'au milieu de la pièce. Quant à la «vue panoramique sur la Cité», si l'on ouvrait l'unique fenêtre de toit - ce qui équivalait à soulever l'écoutille d'un sous-marin par gros temps -, on parvenait à apercevoir le sommet de la tour de la Nat-West drapée dans l'impénétrable tristesse d'octobre.Et que dire du «mobilier moderne»? Eh bien, peut-être était-ce une matière de goût, mais les tables et les chaises faites de planches de palette ne s'harmonisaient pas avec le mien, malgré l'originalité de leur design.Seul le «cabinet de toilette indépendant» correspondait à sa description. Accessible à partir du palier du deuxième étage (à une volée de marches de la mansarde), il avait été construit en surplomb à l'arrière du bâtiment, en violation de toutes les règles d'urbanisme, par un homme connu dans le quartier sous le nom de «Rafik le Bâtisseur». Mesurant un mètre vingt sur un mètre cinquante, le lieu permettait à peine de loger un WC et une douche. Ce qui voulait dire que, pour se laver, il fallait d'abord enjamber le WC, en évitant deux seaux de plastique placés au sol en des endroits stratégiques pour recueillir l'eau de pluie qui tombait des fentes du plafond. Il n'y avait pas de lavabo et je remarquai que les locataires précédents s'étaient contentés de celui de la cuisine, également située au deuxième étage. Là, sur une paillasse d'acier inoxydable, au milieu d'une pile d'assiettes sales et de verres remplis de bière éventée et de mégots de cigarettes boursouflés, étaient posés deux brosses à dents chauves et un miroir moucheté de postillons séchés.
L'étrange meurtre en public d'un scientifique indien par la déesse Kali n'a pas de quoi faire rire. Etpourtant, le Dr Suresh Jha, rendu célèbre pour avoir démasqué des escrocs se faisant passer pour desswamis (maîtres yogis) ou des prêtres, meurt dans un gloussement de rire pendant son cours matinalde yoga, poignardé à la poitrine par le sabre de la monstrueuse déesse Kali, mystérieusement apparue dans la brume. Ce cas est le premier dans les « annales du crime », selon Vish Puri, directeur de l'agence « Detectives très privés ». Pour percer ce mystère, Puri et son équipe d'agents spéciaux doivent se rendent au bidonville de Shadipur à Delhi, foyer ancestral de magiciens, jusqu'à la ville sainte de Haridwar sur les rives du Gange, pénétrant dans un monde où l'illusion et le surnaturel s'entremêlent jusqu'à masquer l'affreuse vérité?.
Résumé : 1663, la jeune Mary Bradford fuit l'Angleterre avec sa famille pour le Nouveau Monde. A bord de leur navire, elle fait la connaissance de l'époux à qui ses parents la destinent. 1928, Alan Turing planche sur le fonctionnement du cerveau et de l'esprit humain. 1968, Karl Dettman crée le logiciel de discussion MARY. Il rencontre un succès immédiat auprès de son épouse qui lui consacre toutes ses nuits. 2035, la petite Gaby est au plus mal. Comme bien d'autres enfants, elle s'est vu confisquer le robot avec lequel elle avait noué des liens privilégiés. 2040, Stephen R. Chinn purge sa peine pour avoir conçu des poupées dotées d'une conscience si performante qu'elles ont complètement anéanti les relations sociales entre les adolescents de toute une génération. A travers les siècles et les continents, ces cinq voix s'entremêlent et tissent une histoire de la création de l'intelligence artificielle. Dans ce brillant roman, Louisa Hall nous propulse au coeur d'un futur dangereusement proche où les robots sont plus sensibles que leurs créateurs, posant une question essentielle : qu'est-ce qu'être humain ?
Nouvelle édition en 20034e de couverture : "Quant aux femmes de ces histoires, pourquoi ne seraient-elles pas les Diaboliques ? N'ont-elles pas assez de diabolisme en leur personne pour mériter ce doux nom ? Diaboliques ! il n'y en a pas une seule ici qui ne le soit à quelque degré. Il n'y en a pas une seule à qui on puisse dire le mot de "Mon ange" sans exagérer. Comme le Diable, qui était un ange aussi, mais qui a culbuté, - si elles sont des anges, c'est comme lui, - la tête en bas, le... reste en haut !"
Le XXe siècle a vu naître les deux plus belles théories physiques jamais inventées. La première, la relativité générale, est l'oeuvre du seul Albert Einstein. Son domaine d'application est l'infiniment grand. La seconde, la mécanique quantique, est l'oeuvre collective de certains des plus grands esprits du XXe siècle. Son domaine d'application est l'infiniment petit. Mais ces deux théories sont incompatibles entre elles. Cherche-t-on à les réunir dans ce qu'on appelle la "théorie du tout", on se heurte alors à d'insurmontables difficultés. Aujourd'hui, la "théorie des cordes" semble en passe de réussir là où toutes les précédentes théories ont échoué: ce faisant, elle bouleverse notre conception de la matière, de l'espace et du temps. C'est l'histoire pleine de rebondissements de cette révolution en marche - où les particules élémentaires s'avèrent semblables à d'infinis bouts de ficelle, où l'espace-temps se déchire, se répare, se replie en dix dimensions invisibles, où le Big-Bang et les trous noirs prennent des formes inattendues - que nous raconte ici l'un de ses éminents acteurs. Après la relativité générale et la mécanique quantique, l'avenir appartient-il à la "théorie des cordes"?
Ce n'est pas un voyage de plaisance qui t'attend. Oh non! Nous n'irons pas à Disneyland ni au parc Astérix. Je t'emmène ailleurs. Là où la majorité des grandes personnes refuse de se rendre parce qu'elles n'ont plus le temps ou se sont tellement accoutumées à côtoyer la déraison que la sagesse leur semble définitivement hors de portée. Ce n'est pas un projet prémédité. Je l'avoue, je n'ai rien étudié du parcours. Nous improviserons.Mais il faut que tu voies.Je te livre tout en vrac. Ce sera à toi, à vous, de faire le tri et de décider s'il faut laisser le monde se déconstruire ou tenter de réparer les dégâts. Et si d'en bâtir un tout neuf vous semble l'utopie suprême, alors surtout n'hésitez pas. Rien n'est plus jubilatoire que de transformer une utopie en réalité. "
«Chacun de nous vit avec un ange, c'est ce qu'il dit, et les anges ne voyagent pas, si tu pars, tu le perds, tu dois en rencontrer un autre. Celui qu'il trouve à Naples est un ange lent, il ne vole pas, il va à pied: "Tu ne peux pas t'en aller à Jérusalem", lui dit-il aussitôt. Et que dois-je attendre, demande Rafaniello. "Cher Rav Daniel, lui répond l'ange qui connaît son vrai nom, tu iras à Jérusalem avec tes ailes. Moi je vais à pied même si je suis un ange et toi tu iras jusqu'au mur occidental de la ville sainte avec une paire d'ailes fortes, comme celles du vautour." Et qui me les donnera, insiste Rafaniello. "Tu les as déjà, lui dit celui-ci, elles sont dans l'étui de ta bosse." Rafaniello est triste de ne pas partir, heureux de sa bosse jusqu'ici un sac d'os et de pommes de terre sur le dos, impossible à décharger : ce sont des ailes, ce sont des ailes, me raconte-t-il en baissant de plus en plus la voix et les taches de rousseur remuent autour de ses yeux verts fixés en haut sur la grande fenêtre.»
4e de couverture : Durant trois mois, Cédric Gras a partagé le quotidien d'un brise-glace chargé de ravitailler les bases russes en Antarctique. Parti d'Afrique du Sud, naviguant à travers les Quarantièmes rugissants, il a découvert le monde des poliarniks. Des marins, mécaniciens ou géophysiciens qui luttent contre le froid martien et le blizzard polaire au nom de la science. Cédric Gras a parcouru avec eux ces rivages lunaires, baignés par la mystérieuse mer des Cosmonautes.
De Milan à Naples, à Palerme, du regard des femmes les plus troublantes aux secrets des artistes les plus jaloux de leurs ténèbres, de la guérilla économique des industriels aux crimes des mafieux, d'Alberto Savinio au Caravage, de Ferdiando Camon à Elsa Morante, d'Alberto Moravia à Francesco Rosi, de Leonardo Sciascia au condottiere Gianni Agnelli, de Giorgio De Chirico à Umberto Eco, croquis pris sur le vif, études lentement mûries, conversations passionnées dessinent, dans les miroirs que l'auteur promène tout au long de ces feuillets de route, un parcours initiatique et baroque à travers l'Italie d'aujourd'hui.
Résumé : Dans ce Carnet de route illustré de 220 documents inattendus et jalonné de 14 Points de repère, s'insèrent les Ecrits littéraires de Régis Debray. Années 1950. Le trop bon élève qui meurt d'ennui en France commet ses premières nouvelles avec Un jeune homme à la page, symptôme d'une génération en désarroi, et La Frontière, découverte des Etats-Unis par un adolescent. Années 1960. Des engagements politiques de jeunesse - sur fond de guerres d'Algérie et du Vietnam - naîtra L'Indésirable, au retour d'un périple mouvementé en Amérique latine. S'ensuivra une plongée dans les coulisses de la révolution : La Havane avec Fidel Castro, Che Guevara et bien d'autres ; l'arrestation, le poteau d'exécution, la prison à Camiri en Bolivie, la libération ; le Chili d'Allende, d'où sort un roman en forme de ballade, La Neige brûle. Années 1970. Retour en France, découverte du pays natal, d'une famille d'adoption place Dauphine - Simone Signoret, Yves Montand, Chris Marker, Costa-Gavras... et des imbroglios du coeur transposés dans Les Masques. Années 1980. Après un nouveau saut dans l'inconnu, intitulé "Palais de l'Elysée, la folie des grandeurs", il explore, derrière François Mitterrand, les ors et les ombres du pouvoir avec Loués soient nos seigneurs, et médite sur l'enfance et ses oublis avec Comète ma comète. Sans oublier Contre Venise, le vertige devant "La Crucifixion" du Tintoret et le sentiment panique de la vie. Années 1990. Apologie des devoirs de transmission et de fidélité avec L'Apostat et Le Bel Age, suivie d'une provocante interpellation du jeunisme montant avec Le Plan vermeil. Années 2000. Après un passage par les planches avec Happy Birthday ! et Benjamin, dernière nuit, vient une galerie de portraits - Malraux, Julien Gracq, Claude Simon... - dans A sauts et à gambades à travers les délices et les piquants du jardin littéraire, jusqu'à l'ultime dépaysement qu'inspire au final ce pays étrange, la France, avec Un trèfle à quatre feuilles.
Du Sikkim à Kalimpong, de Lachen au Tibet, en passant par le Japon, la Corée, la Chine, la Mongolie nous suivons pas à pas cette exploratrice audacieuse, féministe convaincue, jusqu'à Digne, petite ville de Haute-Provence, où elle s'éteint à presque 101 ans, dans la «douceur sereine d'une inébranlable paix».4e de couverture : «Ne crie pas que tu donneras ta vie pour tes principes, pour la vérité ; mais tâche de ne jamais mentir.» L'histoire retient d'Alexandra David-Néel (1868-1969) qu'elle est la première européenne à séjourner à Lhassa au Tibet. Jennifer Lesieur rappelle qu'elle fut aussi chanteuse d'opéra, franc-maçonne, journaliste, et qu'elle écrivit une quarantaine de livres dont Voyage d'une parisienne à Lhassa et La Lampe de sagesse. Orientaliste érudite, elle vécut toute sa vie dans la lumière du bouddhisme parce que, disait-elle «il est basé sur la possibilité de se libérer par soi-même de la souffrance». Du Sikkim à Kalimpong, de Lachen au Tibet, en passant par le Japon, la Corée, la Chine, la Mongolie nous suivons pas à pas cette exploratrice audacieuse, féministe convaincue, jusqu'à Digne, petite ville de Haute-Provence, où elle s'éteint à presque 101 ans, dans la «douceur sereine d'une inébranlable paix».