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Secrets barbares
Hall Rodney ; Cartano Françoise
ARBRE VENGEUR
9,50 €
Épuisé
EAN :9782379410284
Ce roman commence par l'aveu d'un triple meurtre commis soixante ans plus tôt au coeur de l'Australie la plus fruste : sur son lit de mort, un vieillard s'accuse de la mort de trois des dix enfants Murphy, et c'est comme s'il voulait emporter avec lui outre-tombe la gloire de ce forfait monstrueux. Mais l'un des derniers survivants de la fratrie refuse à ce drame qui a détruit sa famille un épilogue aussi banal. Seul de cette lignée de paysans rudes et taiseux à avoir étudié, voyagé et connu le monde, il possède les mots, la mémoire et surtout l'orgueil nécessaires pour comprendre et reconstituer enfin comment, un soir de Noël 1898, la barbarie la plus archaïque a pu bouleverser l'ordre d'un monde figé par la peur. La vérité, avec ses failles et ses troubles, va se faire jour au fur et à mesure qu'il réincarne les protagonistes, se tenant à côté des derniers survivants que ces crimes anciens semblent maintenir en vie : car tous savent que l'un d'entre eux a du sang sur les mains. Composé en trois semaines par un auteur en transe, Secrets barbares est de ces romans puissants et sauvages qui captivent et ébranlent leurs lecteurs tant ils semblent fouiller dans ce que l'humain a de plus caché.
Edward T. Hall a montré, dans La Dimension cachée, que l'espace interpersonnel est une dimension de la culture. Le Langage silencieux avait conduit cette réflexion sur d'autres systèmes du même genre, et notamment le temps. Qu'est-ce qu'être en retard? qu'est-ce qu'attendre? par exemple. Le message exprimé là est différent selon qu'il vient d'un Européen, d'un Américain ou d'un Japonais. Ainsi le temps et, plus largement, la culture, sont-ils communication, autant que la communication est culturelle. Communication qui cache plus de choses qu'à première vue elle n'en révèle. A travers de nombreux exemples aussi précis que souvent cocasses, Edward T. Hall développe ainsi la théorie des systèmes de communication non verbaux.
A l'été 1914, l'Europe est au seuil de la guerre tandis que la monarchie russe vacille chaque jour un peu plus. En ces temps troublés où le destin de chacun est plus que jamais incertain, trois femmes hors du commun verront leurs vies se mêler pour le meilleur et le pire... Sofya, l'aristocrate russe, perdra sa fortune et son pays mais se battra sans relâche pour ce qu'elle a de plus précieux : son fils. Eliza, la mondaine américaine, tremblera pour ses amis russes et cette guerre qui se rapproche chaque jour un peu plus. Quant à Varinka, la jeune paysanne russe, presque une enfant, ses choix la feront basculer malgré elle au coeur d'un combat perdu d'avance... Un roman éblouissant qui célèbre la force indéfectible des amitiés féminines aux heures les plus sombres de l'histoire.
Résumé : Pierre explore la fascination qu'exerce ce matériau incontournable en présentant 170 structures créées au cours des cinq derniers millénaires. Cette collection captivante et d'une grande richesse visuelle est organisé en thèmes ¿ la texture, la juxtaposition et la lumière ¿ et valorise la diversité et les qualités uniques de la pierre grâce à de superbes photographies de sépultures anciennes, d'églises, d'espaces culturels, de maisons et autres. Pierre présente des projets de grands architectes, Philip Johnson, Gaudí et Mies van der Rohe, et de talents contemporains comme Kengo Kuma, Grafton Architects et Snohetta.
L'homme qu'on appelait jeudi ; un cauchemar (The Man Who Was Thursday : A Nightmare paru en 1908 est le plus célèbre "thriller métaphysique" de Chesterton. Sa traduction (de 1911...) méritait sérieusement un rajeunissement, d'autant qu'il manquait des passages...Ce roman est considéré comme une oeuvre charnière du XXe siècle, entre Lewis Carroll et Kafka ou Borges qui d'ailleurs le vénérait. Plus qu'un roman policier, il s'agit aussi d'un roman d'aventure, d'une sorte de vaudeville, d'apologue, de variation philosophique et humoristique qui en fait un objet littéraire inclassable et qu'on peut lire à plusieurs niveaux. Autour d'un mystérieux complot anarchiste, GKC tresse un entrelacs de rebondissements qui surprennent et ravissent.
David Eitan, bibliothécaire embastillé dans un centre de soin suite à un accident survenu le jour où il enterrait son fils de vingt ans, a toujours fait preuve de méfiance face à la société. Il déchaîne désormais ses sarcasmes avec un talent qui aligne les victimes, et d'abord lui à qui plus personne ne parle sinon un compagnon SDF qui l'attend à la sortie pour l'obliger à affronter ses démons et accessoirement enquêter sur cette mort qui ne passe pas. Père anxieux après avoir été un fils confronté au divorce de parents qui ont mis la religion au centre de leurs disputes, David est un mélancolique hargneux, une catégorie rare qui a le sens du dialogue à la hache. Trouvera-t-il une issue à ses errements ? Ce premier roman qui joue avec les codes sans tomber dans la parodie est un beau début.
Résumé : On ne se méfie pas assez des fées, surtout celles qui errent dans les landes désertes et ont tôt fait de vous transformer en fourmi si vous acceptez de les prendre au sérieux. C'est cette aventure hors du commun que le héros de ce livre, tout d'abord incrédule avant de céder à l'émerveillement, va vivre pendant une année. Projeté dans l'univers d'une fourmilière, il découvre la grandeur d'une espèce minuscule dont, revenu au triste monde des hommes, il peinera à traduire les beautés, les intelligences et les héroïsmes. Sur un thème qui inspirera des auteurs plus ou moins fameux, Han Ryner le premier a imaginé une remarquable et passionnante plongée, vibrante de poésie. Il a surtout cherché "un prétexte à blâmer nos orgueils, à nous qui par les sens, sommes inférieurs à tant d'animaux, à nous qui souvent croyons tout savoir et dont l'intelligence très probablement doit errer magnifiquement parmi une foule d'erreurs insoupçonnées". Une leçon de littérature en même temps qu'une leçon de vie. Et un roman inoubliable.
Publiés dans la presse à un rythme soutenu, les contes de Mirbeau ont souvent été négligés par leur auteur qui les prétendait alimentaires... Et pourtant quelle nourriture pour l'esprit ! Leur exhumation par sa veuve a permis de redécouvrir à quel point ils étaient subversifs et drôles. Composés pour une presse bourgeoise, ils s'en prennent à la bonne conscience, au confort moral et intellectuel de lecteurs qu'ils espèrent bousculer. Car l'auteur du Journal d'une femme de chambre n'a jamais renoncé à effaroucher ces hommes qui ruminent dans un troupeau voué à l'abattoir sinon aux urnes... Grand démystificateur mais surtout écrivain brillant dont la modernité impressionne, il manie le tragique, le comique et te grinçant pour s'en prendre au cynisme, au cléricalisme, à l'hypocrisie, au nationalisme : à l'insondable bêtise en somme. Polémiques, radicaux, ces textes témoignent de la vigueur de l'un des auteurs les plus saisissants et les plus inspirés de la supposée "Belle Epoque"...