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Choisir / La cause des femmes : Viol, le procès d'Aix-en-Provence
Halimi Gisèle
GALLIMARD
5,30 €
Épuisé
EAN :9782070353989
Dans cette affaire de viol, tout est symbolique, tout est exemplaire. Par "hypothèse", les victimes resteront, jusqu'au bout, suspectes. Les accusés soutiendront, jusqu'au bout, qu'elles étaient consentantes. La justice piétinera quatre ans, dans ce rapport de culture où le viol peut encore être un "dragage" un peu poussé. Les gauchistes, eux, à l'autre bout du problème, continuent de s'interroger: "Faut-il condamner les violeurs?".Les témoins d'Anne et d'Araceli voulaient provoquer un débat, dénoncer le viol et ses causes, dire qu'il est non seulement le seul crime contre les femmes, mais aussi contre leurs relations avec les hommes, contre l'amour en somme.Le Président de la Cour d'Assises leur refusa la parole: "la question ne sera pas posée!".... Sauf dans ce livre qui reproduit la sténotypie intégrale de ces débats passionnés et où les témoins - des femmes députés de tous les horizons politiques: Gisèle Moreau (PCF), Florence d'Harcourt (non inscrite), Marie Jacq (PS), Louise Moreau (UDF), Hélène Missoffe (RPR), et Arlette Laguiller, Pierre Emmanuel, le professeur Minkowski, Armand Lanoux, Françoise Mallet-Joris et le docteur Vellay - forcent le barrage du silence.Ces pages retracent l'affaire depuis le récit hallucinant de la nuit du viol jusqu'aux lumineuses manifestations de solidarité des mouvements des femmes. Elles donneront à chacune de nouvelles raisons de lutter et de vivre. A chacun, celles de comprendre.Gisèle Halimi, dans un texte inédit, fait pour la première fois le point lucide sur "le crime". Celui qui nous concerne tous.
Résumé : Trente-quatre ans après le retentissant procès d'Aix-en-Provence, le viol demeure un important tabou dans notre société. L'actualité des derniers mois en témoigne. Ce livre est une nécessaire réédition de la sténotypie intégrale des débats passionnés et des témoignages du Procès d'Aix qui ont permis de forcer le barrage du silence. En 1978, ce procès pour viol a mobilisé l'opinion publique : deux jeunes filles, Anne et Araceli, ont été violées à plusieurs reprises par trois hommes. Gisèle Halimi plaide, au nom du collectif juridique Choisir la cause des femmes, avec la solidarité très forte de groupes féministes. Ces pages retracent l'affaire depuis le terrible récit de la nuit du viol jusqu'aux manifestations de solidarité des mouvements féministes. Dans cette affaire, tout est symbolique, tout est exemplaire. Les victimes restent jusqu'au bout des suspectes et la défense se construit sur l'hypothèse du consentement des victimes. Malgré les efforts ? des femmes députées de tous horizons politiques ont pris la parole ? pour provoquer un véritable débat, poser la question du viol, et dénoncer ses causes, " la question ne sera pas posée " ! Le président de la cour d'assises refusa notamment la parole à certains témoins, dont le grand poète Pierre Emmanuel. La lecture de cet ouvrage, qui demeure d'une cruelle actualité sur le fond, donnera à chacun de nouvelles raisons de lutter et de comprendre. Gisèle Halimi permet, pour la première fois, de faire un point lucide sur ce crime qui demeure aujourd'hui encore un tabou.
Imaginez qu'un beau matin, au réveil, vous découvriez une France totalement différente de ce qu'elle est et de ce qu'elle a toujours été. Le président de la République ? Une femme. Le président de l'Assemblée nationale ? Une femme. Au Sénat, une présidente. Au gouvernement, un Premier ministre "Première" ministre... Et entourée de 90 % de ministres... femmes ! La Cour des comptes, le Conseil d'État, le conseil constitutionnel ? Tous présidés par des femmes. A l'Assemblée nationale, en 1997, 90 % de femmes députées. Même topo au Sénat, en bien pire... " A ce moment, sur ma droite, dans un murmure (masculin) : " Mais c'est un vrai cauchemar ! "Gisèle HalimiCe miroir inversé donne à voir le cauchemar que vivent aujourd'hui les citoyennes. Pour y mettre fin, Gisèle Halimi, vingt ans après l'incontestable succès de La cause des femmes, lance un nouveau manifeste. L'égalité réelle pour toutes, c'est, en démocratie, la parité. Mordant, plein d'anecdotes vécues et d'éminents témoignages, ce livre plaide cette exigence." mais, prévient la célèbre avocate, femmes savantes et experts chevronnés s'abstenir... "
Résumé : "Fini le féminisme ?..." La question est posée, quelquefois avec soulagement et souvent avec regret... Le temps des Manifestes et des manifestations semble, en effet, révolu... Mais la cause des femmes, la cause de la moitié de l'humanité, reste le problème éthique et politique fondamental de cette fin du XXe siècle. C'est ce qu'a établi, avec éclat, le Colloque international organisé par CHOISIR, les 13, 14 et 15 octobre 1983, au Palais de l'Uhesco, sur le thème "Féminisme et Socialismes" et auquel étaient représentées plus d'un milliard de femmes... Ce livre reproduit intégralement les actes de ce Colloque.
Résumé : Une réflexion générale sur le féminisme, avec, comme fil rouge : le refus absolu de la résignation. " Comment devient-on féministe ? Existe-t-il un parcours type, une expérience, un enseignement qui métamorphose une femme ordinaire, "tranquille' (aurait dit ma mère), en une révoltée, qui se veut pionnière d'un nouveau monde ? Après l'une de mes conférences, une jeune femme m'interpella : "Mais vous personnellement, comment êtes-vous devenue féministe ? ' Sommée de m'expliquer. De raconter mon parcours particulier pour que chacune puisse induire le général, sans doute. Danger. Je ressentis le besoin de me lancer dans une réflexion introspective. Pourquoi une femme était-elle dévaluée, sous-estimée, voire méprisée ou violentée parce que femme, et uniquement pour cela ? Je me suis ainsi acheminée - les circonstances de ma vie m'y aidant - vers une critique plus globale de ce monde. Mais que l'on ne s'y trompe pas. C'est parce que ma souffrance de fille m'asphyxiait que je devins, instinctivement d'abord, féministe. " A travers son parcours et ses combats - droit à l'avortement, criminalisation du viol, loi sur la parité, lutte contre les violences faites aux femmes, débat sur la prostitution -, c'est une réflexion générale sur le féminisme que construit Gisèle Halimi. Avec, comme fil rouge : le refus absolu de la résignation.
Résumé : "Il n'est peut-être pas le plus grand, mais l'un des plus grands. Il peut encore défendre son titre de champion du monde, et je ne vois personne, dans la génération actuelle, qui puisse le lui ravir. Il est notre Byron, le héros couvert de gloire, couvert de femmes, couvert d'argent... Nous ne sommes pas les derniers, en France, à l'avoir aimé. Nous avions des raisons pour cela. Au lendemain de la Première Guerre mondiale, nous avions accueilli un jeune Américain pauvre et déjà père de famille, qui se promenait dans nos rues et le long de notre fleuve, s'arrêtait dans nos bistrots pour y boire notre vin et écrivait dans des cahiers d'écolier des histoires de soldats et de chasseurs. Il allait au Musée du Luxembourg pour apprendre de nos peintres, M. Cézanne et M. Degas, à dire "la chose vraie". A Paris, Hemingway a vécu, aimé, écrit. Il n'a pas oublié sa dette envers notre ville et il lui a élevé un temple dédié au souvenir et au bonheur enfui : Paris est une fête. On trouvera ce texte dans le premier volume des Ouvres complètes de Hemingway. On y trouvera aussi Le Soleil se lève aussi, d'un accent si neuf, si souvent imité depuis, et L'Adieu aux armes qui demeure, comme l'a dit Malraux, le plus beau roman d'amour de la littérature moderne. La qualité des traductions de ces textes, dues à M. E. Coindreau, n'est plus à louer. On trouvera enfin, avec les nouvelles charmantes du cycle de Nick Adams qui nous donnent un portrait de l'auteur à dix-huit ans, quand il chassait et pêchait dans les forêts du Michigan, paradis perdu de son enfance, un texte jusqu'alors inédit en français : Torrents de printemps, amusante satire de certains maîtres que l'écrivain avait admirés et qu'il pastichait : ainsi un jeune homme qui pressent son génie signifie à ceux à qui il doit le plus son désir d'émancipation : c'est Barrès devant Renan, Montherlant devant Barrès, Hemingway devant Sherwood Anderson... Hemingway est le premier écrivain étranger contemporain à figurer dans le Panthéon de la Pléiade. Un jour, il faudra qu'une plaque soit apposée au coin de l'une de ces petites rues de la Montagne Sainte-Geneviève qu'Ernest Hemingway, romancier américain, 1899-1961, a si souvent parcourues. En attendant cet hommage municipal, voici un petit monument fait de papier bible, d'encre, de cuir et de colle, auquel les meilleurs esprits et les meilleurs ouvriers ont collaboré - le plus beau monument qu'un écrivain puisse souhaiter." Michel Mohrt, 1966.
Traduction de l'anglais par Madeleine Rossel, André Parreaux, Lucien Guitard et Pierre Leyris. Édition de Pierre Leyris. Traduction de Souvenirs intimes de David Copperfield sous la direction de Léon Lemonnier, revue et complétée par Francis Ledoux et Pierre Leyris.
Résumé : "Balloté par les drames familiaux et les convulsions d'une Europe révolutionnée, Benjamin Constant (1767-1830), d'origine suisse, a passé sa vie à la recherche d'une stabilité. La perfection toute classique d'Adolphe ne doit faire oublier ni la lente exploration, lucide et désespérée, de ses journaux intimes, ni la vaste entreprise de réflexion théorique pour fonder le libéralisme moderne et pour cerner la nature du phénomène religieux", Michel Delon.