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Tchad, témoignage et combat politique d'un exilé
Haggar Bichara Idriss
L'HARMATTAN
44,50 €
Épuisé
EAN :9782747553865
L'histoire de la République du Tchad, depuis la proclamation de son indépendance en 1960, apparaît d'une redoutable complexité à l'observateur extérieur. Le témoignage qu'apporte aujourd'hui Bichara Idriss Haggar sur les vicissitudes vécues par le peuple tchadien et sur ses leaders est celui d'un militant engagé dans une opposition résolue au gouvernement qui a suivi la chute d'Hisein Habré. Tel qu'il est, l'ouvrage contient quantité d'informations de première main, tant sur le processus de radicalisation du régime que sur les efforts des mouvements d'opposition pour s'unir et sur les médiations - incertaines - de plusieurs chefs d'Etat africains ou européens. A ce titre, ce livre ne peut manquer d'ouvrir un débat crucial, celui de la responsabilité des Tchadiens eux-mêmes face à leur jeune histoire. Il était donc opportun, sans reprendre en compte les termes d'une polémique multiforme, de donner à l'auteur la possibilité de s'exprimer en toute liberté.
A partir de 1975, les hommes en armes s'imposent aux politiques sur la scène tchadienne, plongeant le peuple dans le désarroi. Les militaires (CSM), par leur incompétence, leur amateurisme et leur népotisme, tout comme les rebelles issus du Frolinat, par leur anarchie, leur brutalité et leur indifférence au bien public, sont à l'origine d'un chaos qui va durer des décennies, mettant à mal l'unité nationale. Le Tchad n'est plus qu'un "Etat-néant", désagrégé en plusieurs mini-Etats : le Nord livré aux différentes factions rivales issues du Frolinat, le Sud dirigé par le Comité permanent érigé en gouvernement autonome et l'extrême-Nord occupé par la Libye. Cette situation génère dans le pays des guerres civiles, l'ingérence des puissances étrangères - France et Libye - et une instabilité politique chronique sur lesquelles des conférences nationales et internationales n'auront que très peu de prise. Si le président Tombalbaye a bien été à l'origine du mal tchadien, il n'en demeure pas moins que le régime militaire et le G.U.N.T., issu des différentes tendances, restent largement responsables de l'esprit militariste qui s'est substitué à la volonté politique assurant l'existence d'un Etat de droit.
Le multipartisme intégral. tel qu'il existe au Tchad. ne rime pas forcément avec démocratie. Présenté comme un des apports phares du président Déby, il a donné naissance à plus de 150 partis n'ayant aucune influence sur la vie politique et à plus de 140 mouvements armés à base tribale ou clanique, faisant du Tchad, "le record du monde des mouvements rebelles". Devenue un véritable subterfuge pour confisquer le pouvoir aussi longtemps que possible. la démocratie au Tchad est non seulement synonyme d'absence de toute possibilité d'expression libre, de dialogue, et d'alternance politique mais a aussi affecté profondément l'unité nationale et provoqué une terrible fracture sociale. Afin d'éviter que le pays ne sombre dans un chaos généralisé et incontrôlable. l'auteur propose une démocratie éducative et constructive en limitant le nombre des partis politiques. Une fois la démocratie bien enracinée auprès des populations par la formation. l'éducation, et le civisme et rendue possible l'alternance politique par les urnes. la limitation se fera d'elle-même.
Etre sincère et véridique avec un Chef n'est pas du goût de tout le monde. Cela finit quelquefois par des ennuis mais la sincérité et la vérité finissent toujours par triompher. Il n'y a pas de démocratie sans débat contradictoire, sans aptitude de dire la vérité à ceux qui dirigent les peuples et décident de leur sort en toute liberté et souveraineté. La vérité ne fait peur qu'à ceux qui ont quelque chose à se reprocher. L'alternance ne doit pas faire peur. Elle n'est pas pire que toutes les souffrances que le peuple tchadien endure depuis l'indépendance de ce pays.
Parti du Tchad vers l'Occident, Ali Abdel-Rhamane Haggar rentre dans sa patrie et devient Secrétaire Général de la Présidence de la République du Tchad. Il consigne au jour le jour ses observations sur la marche de l'Etat, le jeu des acteurs politiques internes et externes, les ambitions des groupes d'intérêt divers, la dure réalité du pouvoir d'Etat, sa puissance et sa fragilité... C'est une lecture froide, sans complaisance, des réalités du Tchad contemporain.
Le 1er août 1909, François Faber remporte la septième édition du Tour de France cycliste. Le " Géant de Colombes ", ancien docker sur le port de Courbevoie, entre dans la légende, mais bien plus qu'un parcours sportif exemplaire son itinéraire est un condensé de la France de la Belle époque. L'histoire d'un gamin de banlieue au physique hors du commun et à l'appétit féroce, grandi entre maraîchages et usines, puis saisi par le démon d'une petite reine qui fera sa fortune. Un enfant de son siècle, qui croise aussi en chemin la terrible crue de la Seine en janvier 1910, le grand Jaurès quelques jours avant son assassinat, puis fauché en pleine gloire en mai 1915, lors de l'une des plus formidables offensives de la Grande Guerre... En s'appuyant sur la presse d'époque et sur de nombreux documents inédits, ce livre retrace le destin romanesque de ce champion attachant, l'un des plus populaires de son temps, né et grandi en France, devenu luxembourgeois à sa majorité sans jamais quitter sa ville de Colombes, puis engagé volontaire dans la Légion étrangère pour défendre sa patrie d'adoption.
Au matin du 22 mars 2016, en se rendant à son bureau, Caroline Choplin monte dans le dernier wagon de la rame de métro qui s'arrêtera brusquement à la station Maelbeek. Elle ne le sait pas encore, mais ce choix involontaire lui sauvera la vie. Trois ans après le double attentat qui a frappé la capitale belge, elle revient sur les émotions ressenties ce matin-là et celles des jours et des mois qui ont suivi le choc.
Immobile face à sa femme, il attend les premières séries de l'après-midi. Six mois qu'elle est partie. Elle n'a jamais donné de nouvelles et lui, comme un con, il garde sa photo sur la télé. II s'entend lui chuchoter "ils m'ont viré, tu te rends compte, ces salauds", et il est sûr d'apercevoir aux commissures de ses lèvres l'ébauche désolée d'un sourire. Ici, on voudrait s'aimer et on ne sait pas bien comment ; on parle sans toujours trouver les mots ; on s'accroche au quotidien comme on peut. Au fil des quinze histoires qui composent ce recueil, on croise des individus qui donnent parfois l'impression de marcher à côté de leur propre existence. Le propos est grave, souvent drôle, toujours tendre.
Perrat Benoît ; Pitte Jean-Robert ; Guillot Pierre
Résumé : Grand chef cuisinier aux côtés des Escoffier, des Rambert et des frères Rouzier notamment, le Bressan Benoît Perrat (1873-1957) exerça son art dans les restaurants de tout premier ordre (Lyon, Genève, Paris, York, Berlin, Dresde) puis dans les cours princières et royales d'Europe centrale de la Belle Epoque (Saxe, Bavière, Roumanie, Hongrie). Contraint par la Grande Guerre à quitter ceux qu'il avait somptueusement servis, il retrouve ses terres natales et s'installe quelque temps après à Vonnas (Ain), la "Mecque de gueule", où il tiendra jusqu'à la Seconde Guerre mondiale toujours avec panache et distinction, jusqu'au raffinement ultime, la table et le Grand Hôtel Moderne. Il y rédigera sa célèbre "rhapsodie culinaire et gastronomique", Cornus en Bresse (1932) ? rééditée en 2002 ? et en 1938 sa Hongrie gourmande, restée inédite et publiée ici pour la première fois. Ce recueil surprenant assemble une centaine de ses recettes magyares récolées au gré de ses rencontres, de ses pérégrinations, de ses affectations et de ses enchantements. Récolées... ! C'est peu dire. Benoît Perrat y atteste surtout le "véritable esprit de la gastronomie qui est un patrimoine vivant, en évolution constante, ouvert à toutes les influences extérieures qui sont découvertes, apprivoisées, domestiquées, puis intégrées". C'est donc à une savoureuse déclinaison des riches spécialités danubiennes, parfois "métissées de Bresse", que Benoît Perrat convoque ses lecteurs, au premier rang desquelles le fameux gulash, et bien sûr le paprika, piment-roi de la cuisine magyare. Il les invite surtout à mettre avec lui la main au fourneau puis la serviette au cou.