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Le cinéma et les sens
Elsaesser Thomas ; Hagener Malte ; Szaniawski Jere
PU RENNES
16,00 €
Épuisé
EAN :9782753514553
Quels sont les rapports entre cinéma et spectateur ? Pour Thomas Elsaesser et Malte Haegener, cette question est au c?ur même de la théorie filmique, et les deux auteurs analysent l'interaction dynamique entre l'écran, le corps, l'esprit et les sens comme la matrice susceptible de guider l'étudiant à travers les grandes théories du cinéma. D'une manière directe et stimulante, assortie d'une approche conceptuelle novatrice, Le cinéma et les sens montre comment divers styles cinématographiques (et les théories filmiques qui en font leur objet d'étude) postulent un spectateur idéal, en activant une certaine relation entre l'écran d'une part et le corps et l'esprit de ce spectateur d'autre part. S'appuyant sur sept configurations différentes sens-écran, qui se déploient en relations allant de l'"extérieur" vers l'"intérieur" A, les auteurs passent en revue les étapes essentielles de la théorie du cinéma des années 1920 et 1930, de 1945 à 1970, et enfin des années 1980 à nos jours, qu'elles soient néo-réalistes, sémiotiques, psychanalytiques, ou encore phénoménologiques ou cognitivistes. Chaque chapitre s'ouvre sur une brève analyse de séquence à partir d'un film célèbre, analyse qui sert de point d'ancrage à la discussion théorique qui suit. Le lecteur est ainsi encouragé à se familiariser avec la théorie filmique, en mettant en rapport différentes écoles, différents théoriciens et différents mouvements, l'étude illustrant par sa méthodologie même ce qu'elle cherche à démontrer à travers les théories analysées.
Elsaesser Claude ; Richert Philippe ; Grossmann Ro
En lisant le témoignage fait de beaucoup de pudeur et de retenue que Claude Elsaesser a bien voulu confier à ses lecteurs, on se rend compte qu'une vie réussie tient, pour l'essentiel. à l'attention que l'on porte aux autres et aux bienfaits qu'on leur prodigue, sans escompter en retour nul honneur et nulle gratification. C'est un sentiment de gratitude que je veux exprimer à Claude Elsaesser : gratitude pour ce qu'il a accompli au service de l'Alsace, gratitude pour son livre qui reste une belle et grande leçon de vie. J'ai une conviction : notre région ne serait pas tout à fait elle-même si elle ne comportait pas autant d'hommes de bonne volonté semblables à Claude Elsaesser. Mais tout Alsacien n'est-il pas naturellement, Elsaesser ?
Carré Valérie ; Elsaesser Thomas ; Peucker Brigitt
Trois ans après avoir obtenu une première Palme d?Or pour Le ruban blanc, Michael Haneke est revenu au Festival de Cannes en 2012 pour présenter son nouveau film Amour et décrocher une deuxième Palme d?Or, devenant ainsi le premier réalisateur à recevoir cette distinction pour deux films qui se suivent. A l?issue de la projection, on salue à la quasi-unanimité la profonde humanité de ce nouveau chef-d'oeuvre. C?est une reconnaissance qui vient de loin. Car si au fil des années, Michael Haneke s'est imposé comme un cinéaste majeur dans le paysage cinématographique, sa trajectoire ne doit rien à la facilité, des premières années où il réalise pour la télévision allemande des téléfilms à l?ambition toute cinématographique aux scandales qui marquent la sélection de ses films à Cannes, avec le film Funny Games notamment, avant d?y être récompensé en 2001 avec le prix d?interprétation pour ses deux interprètes principaux, Isabelle Huppert et Benoît Magimel dans La Pianiste. Trajectoire rectiligne mais ponctuée de vigoureux débats esthétiques et éthiques, sur lesquels revient le présent ouvrage, qui réunit des contributions de quelques-uns des plus grands spécialistes internationaux du cinéaste. Nous souhaitons collectivement définir le travail de Michael Haneke comme un portrait fragmentaire du monde contemporain, par l?étude d?aspects particuliers de l?oeuvre, tant cinématographique que télévisuelle (le jeu, la représentation de l?Histoire, l?image, les rapports entre littérature et cinéma...). Cet ouvrage est complété par un long entretien, une véritable leçon de cinéma accordée par Michael Haneke à l?auteur.
L'histoire des poches de l'Atlantique reste largement méconnue, fragmentée en de multiples récits locaux décrivant largement les combats et les combattants ou les souffrances des civils, sans analyser les enjeux politiques et militaires, sans présenter l'avant et l'après. Cet ouvrage ne prétend pas à l'exhaustivité, mais revient sur des thématiques méconnues ou des réalités souvent complexes. L'ouvrage s'organise en cinq parties : une première revient sur la constitution et l'histoire de ces fronts en distinguant deux réalités très différentes, les poches bretonnes et celles du sud-ouest.Une seconde partie s'intéresse aux enjeux de ces ports forteresses pour les belligérants, les Allemands et les Français. Les assiégés et les assiégeants sont au coeur de la troisième partie, en posant le regard sur les exemples concrets de Lorient et de Saint-Nazaire, mais également sur les combattants, les FFI, les forces françaises et les troupes de l'Est. La quatrième et la cinquième partie renouvellent l'histoire des poches en abordant des sujets originaux, la Libération et sa planification, l'épuration, la restauration de l'Etat, la reconstruction, en particulier par l'exemple de Saint-Nazaire, puis la mémoire et les commémorations.Cet ouvrage apporte une vision différente et originale de l'histoire singulière de ces poches de l'Atlantique.
Le secteur culturel vit une période de profondes remises en cause. Les politiques culturelles doivent se réinventer, notamment dans leurs liens aux publics. Dès lors, il ne s'agit plus de considérer les publics comme tels, mais comme des personnes qui portent et produisent leur propre culture. Cette posture, défendue par le référentiel des droits culturels, interroge les contributions des différentes parties prenantes de l'écosystème concerné. Ainsi, de la création aux enjeux de diffusion, d'appropriation et de participation, toutes les fonctions de la chaîne de valeurs artistiques sont interrogées : qui est créateur (légitime), diffuseur, prescripteur ? Sans oublier le numérique, nouvel espace médiatique, qui contribue également à redistribuer les rôles. Cet ouvrage, par une approche pluridisciplinaire renouvelée, présente plusieurs analyses tant conceptuelles qu'empiriques de ce nouveau contexte. Il permet d'en éclairer les différents enjeux : comment passer de la notion de publics (voire de non-publics) à celle de personne ? Comment passer d'enjeux transactionnels (partages ponctuels) à des enjeux relationnels (logiques apprenantes longitudinales) ? Comment les différents acteurs se saisissent du numérique dans ces nouveaux processus ?
Hourmant François ; Lalancette Mireille ; Leroux P
Au Canada, les selfies du premier ministre Justin Trudeau sont devenus un marqueur de son identité politique et une ressource stratégique. En France, Nicolas Sarkozy, et plus récemment Emmanuel Macron, ont multiplié les couvertures de Paris Match, accédant avant même d'être élus au statut de célébrités politiques, n'hésitant pas à jouer sur les ressorts de la peopolisation pour asseoir leur visibilité et leur légitimité. Entre scandalisation et médiatisation promotionnelle, une nouvelle économie politique de la célébrité s'est imposée aux leaders politiques, désormais soumis à ces "tyrannies de l'intimité" dont parlait déjà Richard Senett à la fin des années 1970, comme au panoptisme des réseaux sociaux. En croisant les analyses et les regards transatlantiques, en confrontant les trajectoires - celles de Louise Michel et de Rachida Dati, de Marine Le Pen et de sa nièce Marion Maréchal Le Pen, d'Emmanuel Macron et de Justin Trudeau - il s'agit alors de tenter comprendre ce que la culture de la célébrité fait à la politique. Dévoiement de la politique pour les uns, appauvrissement du débat, disqualification du discours au profit des logiques émotionnelles, danger de démagogie par l'hypertrophie des affects, propension à l'exhibitionnisme des prétendants et au voyeurisme des électeurs, l'irruption de la "topique de la célébrité" peut aussi être considérée comme un outil de revitalisation de la politique à l'heure du désenchantement démocratique et de la crise de la représentation.
Entre le XVIe et le XVIIIe siècle, la liberté de conscience a été conçue, en latin et dans une poignée de langues européennes, comme une possibilité de croire, de changer de croyance ou de ne pas en avoir. Elle a ainsi reçu une acception distincte de celle de la liberté religieuse ou de la liberté de religion. Lors de son inscription dans la Déclaration Universelle des Droits de l'Homme, adoptée sans vote négatif par l'assemblée générale des Nations Unies en décembre 1948, ce droit individuel a néanmoins suscité des réserves ou oppositions qui ont empêché sa déclinaison constitutionnelle par des Etats membres. Une génération plus tard, la contestation de la liberté de conscience s'est trouvée renforcée au nom de la reconnaissance de sensibilités culturelles différenciées, au nom d'une lutte contre l'apostasie - parfois associée au blasphème ou à l'insulte contre des religions - ou au nom de la défense de l'unité d'un corps. Cette enquête historique s'inscrit dans le temps long des sociétés humaines. Etablie sur des sources linguistiques diverses, elle vise à saisir l'émergence d'une notion au sein de communautés spécifiques, du Bassin méditerranéen à la Chine et à l'Amérique, à comprendre les motifs d'adhésion et de rejet formulés par plusieurs centaines d'auteurs, à déterminer les modalités d'expansion de cette liberté, de sa traduction dans des langues qui n'en avaient pas dessiné les contours, ainsi qu'à appréhender les ressorts des remises en question contemporaines. Explorant, entre autres, les registres de la philosophie, de la théologie et du droit, cette recherche met en exergue la force et la fragilité d'une des libertés fondatrices de la modernité, historiquement située, louée ou décriée. Préface de Yadh Ben Achour