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La cuisine de Caroline
Haedens Caroline ; Haedens Kléber ; Gault Henri
TABLE RONDE
8,70 €
Épuisé
EAN :9782710323877
Caroline a toujours considéré l'art de la cuisine comme une fête permanente. Elle trouvait plaisir à créer des couleurs qui donnaient à quelques-uns de ses plats une certaine splendeur dorée comme une caresse de Vélasquez. Ce plaisir se doublait d'une joie profonde quand autour de sa table venaient s'asseoir les amis. À vrai dire il ne venait jamais quelqu'un d'autre. La cuisine ne tolère que l'amitié. [...] C'est Roger Nimier qui lui a donné le premier l'idée et le désir d'écrire des recettes, de noter des conseils, de livrer au public sa propre expérience. Caroline était en cuisine comme en tout la modestie même, et il ne lui serait pas venu à l'idée de composer un livre pour dire ce qu'elle faisait tous les jours. Roger sut lui faire comprendre que ce livre allait créer des instants de bonheur. Avec lui, les recettes ne devaient pas se présenter comme des énigmes, mais comme un guide de la plus grande clarté. Ses conseils ne sont pas des songes, ils désignent point par point une exquise réalité. Caroline écrivait souvent le soir quand la nuit venait des Pyrénées et que tout dormait dans la maison, sauf une souris et deux chiens. Même dans les plus petites choses elle engageait son cour." Kléber Haedens.
Dans ce premier roman autobiographique, Kléber Haedens évoque l'adolescence coloniale de Jean, étouffé par un père militaire et une mère petite-bourgeoise. Comment fuir la prison familiale? Ce roman est suivi de Magnolia-Jules, variations autour de la mort du père inspirées de Faulkner.
Résumé : " Nous dansions depuis minuit dans une cave enchantée par un petit orchestre de jazz, à la fois fiévreux et doux, qui jouait tous les soirs dans le style le plus jeune, celui de La Nouvelle-Orléans. Comme il était 5 heures du matin, l'un de nous fit observer qu'il était grand temps d'aller faire un bon repas dans un restaurant ouvert la nuit. ". Rien de ce qui, ressemblait au bonheur n'aura décidément échappé à Kléber Haedens. Il a tenu chronique, comme d'autres table ouverte, à " Paris-Presse ", à " France-Soir ", puis au " Journal du Dimanche ", jusqu'à sa mort. Voici, inédites, ces pages arrachées à la douceur du soir. " Mélange de carnet de bord, de conversations à voix haute et de notes quotidiennes ", selon son préfacier Etienne de Montety, Les lettres de la petite ferme s'écrivent à l'estomac et selon l'humeur. Paul Morand reçu à l'Académie, une étape du tour de France, un " mano a mano " dans les arènes d'une ville du Sud, Montauban jazzy qui ressemble soudain à La Nouvelle-Orléans, François Mauriac et Venise, le tango et le paso doble, peu importait le sujet, Kléber Haedens jetait sur le papier la quintessence de son plaisir.
Critiques et romanciers s'entendent mal ; c'est une tradition. Les premiers, avec une remarquable constance, se trompent dans leurs jugements, et les autres continuent, malgré tout, à écouter leurs conseils erronés. Pourquoi cette mésentente, ce divorce ? C'est tout " PARADOXE SUR LE ROMAN ", genre très libre auquel on voudrait imposer des règles, comme si le génie et l'invention obéissait à des lois. Les critiques parlent de " vrais romans ", mais les grandes oeuvres, celles de Proust, de Kafka ou de Faulkner, par exemple, sont-elles des " vrais romans ", orthodoxes ? On tient pour une qualité de créer des " personnages vivants ", mais sait-on ce qu'est un homme et comment il vit ? Cette notion courante est une fiction commode, la pire des conventions. Le réalisme tant prôné est lui aussi un préjugé parfaitement " irréaliste ", et la vraisemblance est une fadaise. Quant au " témoignage ", c'est un attrape-nigaud. Lit-on Balzac parce qu'il est un " témoin de son temps ", ou parce qu'il est un grand écrivain ? La règle est pourtant simple. Il suffit de " partir à l'aventure ", et de " ne pas suivre le chemin des autres ". Cette évidence demeure soigneusement méconnue. Aujourd'hui, les doctrinaires sont plus virulents et plus dangereux que jamais. Après la terreur de la " littérature engagée ", au lendemain de la Libération, nous vivons à présent sous la tyrannie du " nouveau roman ", " plate et triste machine conçue pour aboutir à la destruction totale de la littérature ". Kléber Haedens, qui peut être mordant ou passionné avec le talent que l'on sait, n'est tendre ni pour Sartre, ni pour Robbe-Grillet, ni pour Nathalie Sarraute, qu'il considère comme des fossoyeurs irresponsables... Cette vigoureuse contre-offensive d'un des rares esprits libres de notre époque, n'est pas seulement le prétexte d'un réjouissant morceau de bravoure incisif et polémique : c'est un cri d'alarme. On doit l'entendre.
Lorsque le jeune Samuel Titmarsh quitte la campagne anglaise pour s'installer à Londres, où il vient d'obtenir une place de treizième clerc dans une compagnie d'assurances, sa vieille et richissime tante, Lady Hoggarty, lui offre une épingle de cravate en diamant. Ce précieux bijou le propulse très vite au sommet de sa carrière, lui apportant la considération de la haute société victorienne. Dans ce roman, Thackeray ridiculise de sa plume incisive les faiblesses et les travers des grands de ce monde, dont l'affaire Madoff de 2009 est l'un des plus récents avatars. La satire morale de Thackeray semble plus que jamais pertinente.
Cette nuit de novembre, il fait 35 degrés à Lille ; le président du Kazakhstan, furieux de voir son pays abandonné par la communauté internationale, a fait exploser ses installations nucléaires et un nuage atomique progresse lentement vers l'Europe de l'Ouest ; Inde et Pakistan s'emploient activement à se rayer mutuellement de la carte à coups de missiles nucléaires ; des bombes sales éclatent de par le monde ; un virus nommé Marburg 2 ravage la France et, en trois semaines, a déjà tué un Parisien sur cinq ; des réfugiés venus de villes submergées par la montée des eaux, telle Copenhague, pillent, violent, tuent, et se font eux-mêmes massacrer par les Forces spéciales mises en place par l'Elysée. (...) Un quadragénaire un petit peu replet, professeur dans un lycée de Roubaix, romancier à ses heures (...). Le livre raconte, entre autres choses, ses belles amour avec... une lieutenante de gendarmerie.
Médée, terrible Médée ! Femme révoltée qui trahit son père, tua son frère pour l'amour de Jason et la conquête de la Toison d'or. Dix ans après, Jason se déprend de Médée et s'apprête à épouser la fille de Créon, roi de Corinthe. Refusant la fuite et le "bonheur, le pauvre bonheur", Médée va continuer à semer le feu... Je t'ai aimée, Médée. J'ai aimé notre vie forcenée. J'ai aimé le crime et l'aventure avec toi. Et nos étreintes, nos sales luttes de chiffonniers, et cette entente de complices que nous retrouvions le soir, sur la paillasse, dans un coin de notre roulotte, après nos coups. J'ai aimé ton monde noir, ton audace, ta révolte, ta connivence avec l'horreur et la mort, ta rage de tout détruire. J'ai cru avec toi qu'il fallait toujours prendre et se battre et que tout était permis", Jean Anouilh.
O'Connor Frank ; Ellmann Richard ; Soonckindt Edit
On a dit de Frank O'Connor qu'il était un «Flaubert au milieu des bocages irlandais». Ce premier recueil de nouvelles à paraître en français contient onze de ses plus célèbres histoires.4e de couverture : On a dit de Frank O'Connor qu'il était un «Flaubert au milieu des bocages irlandais». Ce premier recueil de nouvelles à paraître en français contient onze de ses plus célèbres histoires. Chacune met en scène cette mystérieuse ligne de force à partir de laquelle des individus prédisposés à l'acquiescement se raidissent : le c?ur se durcit au moment même où on l'imagine sur le point de s'adoucir. Dans la nouvelle éponyme, deux soldats britanniques emprisonnés se lient d'amitié avec leurs geôliers, qui reçoivent un jour l'ordre de les exécuter. Dans Les Lucey, un père refuse de serrer la main de son frère à cause de sa fierté blessée par la mort de son fils. Ces histoires généreuses d'esprit et fines de sentiment mettent en scène coutumes, piétés, superstitions, amours et haines à un moment où les conditions de la vie moderne déchirent lentement le tissu de la société irlandaise.