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L'Homme et la Société N° 187-188 2013/1-2 : Mondes méditerranéens. L'émeute au coeur du politique
Hadj-Moussa Ratiba ; Wahnich Sophie
L'HARMATTAN
36,50 €
Épuisé
EAN :9782343015019
Les émeutes ont longtemps été considérées comme des phénomènes infrapolitiques à durée éphémère. A ce titre, elles ne pouvaient acquérir une véritable place dans l'économie des problèmes politiques les plus classiquement traités en sociologie, en anthropologie, en science politique et même en histoire où le diagnostic est pourtant moins vrai. L'émeute n'est pas un phénomène rare, il est même fréquent sur le pourtour méditerranéen qui configure ici notre propos. Les réactions à l'injustice ou à l'intolérable qui émanent des émeutiers se limitent-elles alors à l'instantané et à la violence ou possèdent-elles une trajectoire et une logique propres qui demandent à être élucidées ? Les travaux présentés dans ce numéro ont été réfléchis en amont des évènements révolutionnaires de l'hiver 2010-2011 qui sont venus ricocher dessus. En 2010, nous pensions aux évènements survenus en France en 2005, en Grèce dès 2007, à ceux qui ne cessent jamais dans Territoires occupés, en Egypte, en Irak, en Algérie, en Tunisie et au Maroc. Nous n'avons pas éludé l'événement révolutionnaire français car il était dans notre propos de repérer dans cet historique même ce qui pouvait relever du désir de vivre dans la dignité. Le sillage ouvert depuis 2010 donne encore plus de sens à cette analytique de l'émeute méditerranéenne.
Ce numéro RNTI contient huit contributions sélectionnées et évaluées dans le cadre de CAL et MODA'2015. Quatre themes y sont traités : l'adaptabilité ; Le traitement de la connaissance ; Les architectures logicielles ; La qualité d'experience et la vérication.
Chronologie de ma douleur pour l'Algérie et autres récits contre l'oubli recueille des sentiments et des souvenirs que l'auteure veut partager avec le lecteur pour guérir d'une blessure profonde restée longtemps ouverte, causée à la fois par la guerre d'indépendance de son pays et par les souffrances qu'a subies son peuple durant les années 1990.
Résumé : " À partir d'aujourd'hui, je suis arabe. C'est mon père qui vient de me l'annoncer à table. J'ai à peine quatre ans et j'ai du mal à réaliser ce qui me tombe sur la tête. J'ai passé la journée, comme tous les autres garçons de ma classe, à traiter Jamel de sale Arabe et lorsque je raconte ça à mon père au dîner, il s'énerve et me fait jurer de ne pas recommencer. Il m'explique que moi aussi je suis arabe, puisqu'il l'est, lui, que le contraire d'un Arabe, c'est un raciste et que je ne peux pas être raciste puisque je suis arabe. Quand je demande ce qu'il en est de ma mère, je suis soulagé d'apprendre qu'elle est espagnole. Elle, au moins, est épargnée ; elle ne subira le racisme qu'à cause de son accent, pas à cause de sa tête. " Belleville au début des années 80, une bande de gosses, le square de la rue Jean-Pierre-Timbaud. Pour Éric et ses copains, l'appel de la rue est irrésistible. À moins que... Une fresque tendre, cocasse et poignante, sur les rêves et les désarrois d'une génération confrontée à un monde violent.
Mukendji Mbandakulu Martin Fortuné ; Lianza Zalonk
L'ouvrage s'attèle à montrer le rapport dialectique entre la guerre et la paix. La guerre semble être le lot des hommes. Les causes, les sources de la guerre sont relevées ici. Les théories sur les guerres traditionnelles et modernes y sont développées. Il n'y a pas de paix sans guerre. Bien que celle-ci ait des germes de destruction de celle-là, elle en est aussi génératrice. Les relations entre les états sont sujettes à cette ambivalence. On fait la guerre pour avoir la paix. La guerre ne peut cesser que si les causes des conflits entre les nations, entre les hommes peuvent être extirpées. La paix est préférable mais elle reste à conquérir. Cette étude corrige l'opinion selon laquelle les relations internationales et la philosophie ne peuvent faire bon ménage. La polémologie et l'irénologie sont donc inséparablement liées aux réflexions philosophiques.
Perrat Benoît ; Pitte Jean-Robert ; Guillot Pierre
Résumé : Grand chef cuisinier aux côtés des Escoffier, des Rambert et des frères Rouzier notamment, le Bressan Benoît Perrat (1873-1957) exerça son art dans les restaurants de tout premier ordre (Lyon, Genève, Paris, York, Berlin, Dresde) puis dans les cours princières et royales d'Europe centrale de la Belle Epoque (Saxe, Bavière, Roumanie, Hongrie). Contraint par la Grande Guerre à quitter ceux qu'il avait somptueusement servis, il retrouve ses terres natales et s'installe quelque temps après à Vonnas (Ain), la "Mecque de gueule", où il tiendra jusqu'à la Seconde Guerre mondiale toujours avec panache et distinction, jusqu'au raffinement ultime, la table et le Grand Hôtel Moderne. Il y rédigera sa célèbre "rhapsodie culinaire et gastronomique", Cornus en Bresse (1932) ? rééditée en 2002 ? et en 1938 sa Hongrie gourmande, restée inédite et publiée ici pour la première fois. Ce recueil surprenant assemble une centaine de ses recettes magyares récolées au gré de ses rencontres, de ses pérégrinations, de ses affectations et de ses enchantements. Récolées... ! C'est peu dire. Benoît Perrat y atteste surtout le "véritable esprit de la gastronomie qui est un patrimoine vivant, en évolution constante, ouvert à toutes les influences extérieures qui sont découvertes, apprivoisées, domestiquées, puis intégrées". C'est donc à une savoureuse déclinaison des riches spécialités danubiennes, parfois "métissées de Bresse", que Benoît Perrat convoque ses lecteurs, au premier rang desquelles le fameux gulash, et bien sûr le paprika, piment-roi de la cuisine magyare. Il les invite surtout à mettre avec lui la main au fourneau puis la serviette au cou.
Au matin du 22 mars 2016, en se rendant à son bureau, Caroline Choplin monte dans le dernier wagon de la rame de métro qui s'arrêtera brusquement à la station Maelbeek. Elle ne le sait pas encore, mais ce choix involontaire lui sauvera la vie. Trois ans après le double attentat qui a frappé la capitale belge, elle revient sur les émotions ressenties ce matin-là et celles des jours et des mois qui ont suivi le choc.
Cette recherche part d'un intérêt pour la schizophrénie et des processus évolutifs qui peuvent être repérés. C G Jung a consacré sa vie à la description de ces dynamiques psychiques transformatrices. Ces potentiels s'animent lors de processus de crise psychique, de métamorphoses, ou lors d'épisodes psychopathologiques. Cette vision est de plus en plus partagée parmi les chercheurs en psychologie, en psychanalyse, en neurobiologie et dans les sciences du chaos.