Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
Les réformes religieuses. Un espoir pour l'humanité
Haddad Mohamed
NIRVANA
35,00 €
Épuisé
EAN :9789938531824
C'est dans l'intention de faire de la réforme religieuse une notion scientifique et un paradigme universel qu'un ensemble de volumes, indépendants mais se complétant les uns aux autres, sont proposés au lecteur. J'ai déjà donné une lecture nouvelle de l'histoire de la réforme islamique partant de cet esprit et adoptant ce choix méthodologique (Le réformisme musulman : une histoire critique. Nirvana, 2023). Je propose aujourd'hui un autre volume qui comporte deux parties. La première esquisse une théorie générale de la réforme religieuse car elle fait défaut actuellement dans la science sociale des religions. Dans la deuxième partie, des éminents spécialistes ont été sollicité à donner un "état des lieux" de la réforme dans les principales traditions religieuses. Les prochains volumes présenteront une anthologie des grands écrits réformateurs. J'espère ainsi exposer un traitement nouveau, ouvert et critique, de la question de la réforme religieuse, souvent invoquée et rarement précisée. Alors, humanistes de toutes les religions, humanistes tout court, unissons-nous pour comprendre ce qu'est une religion et une réforme religieuse, afin de faire éviter à l'humanité de nouvelles guerres de religions. La science, mais pas elle seulement, peut apporter une contribution substantielle à cette entreprise noble et libératrice.
Transitions ou mutations, révoltes ou révolutions ? Les questions que posent les " printemps arabes" ouvrent un champ de recherche passionnant pour les chercheurs et un domaine d'action dynamique pour les décideurs politiques. La Tunisie a été pionnière dans ces révolutions et replacer ce processus dans les expériences historiques passées des " transitions " démocratiques, notamment dans les pays de l'Est, permet d'apporter des éclairages utiles. Cet ouvrage, fruit d'un échange entre chercheurs tunisiens et européens, inscrit l'expérience tunisienne dans le temps long, dans les difficultés de tout processus transitionnel, dans l'effet structurant des décisions initiales, dans la singularité des trajectoires nationales et dans les transformations à la fois économiques et politiques.
La notion de "réforme religieuse" renvoie à un fait religieux mais n'est pas une notion religieuse. Elle désigne plutôt un processus historico-socio-herméneutique. Une étude transversale et comparative des traditions religieuses montre que, pour les croyants, une réforme est l'expression de la potentialité inhérente d'une religion à se régénérer. Pour l'observateur scientifique, une réforme est le résultat d'une pression historique et sociale en vertu de laquelle les religions finissent par accepter des idées nouvelles sous couvert de retour à une essence présumée indéfectible ou à l'authenticité des textes sacrés. Un positionnement sur la foi ne peut être le préalable d'une recherche sur l'origine comme sur le devenir d'une religion. En conséquence, l'important ne consiste pas tant à discuter des motivations psychologiques d'une réforme qu'à montrer son caractère inéluctable dans tous les contextes, y compris bien sûr dans les contextes actuels de l'islam.
Akli, un jeune Kabyle brillant et ambitieux, s'est forgé un avenir prometteur en décrochant le titre de major de sa promotion à l'université. Animé par une soif de réussite et un désir ardent de contribuer à la société, il intègre une entreprise publique à Alger. Mais au lieu de la reconnaissance qu'il mérite, il devient la cible d'une jalousie insidieuse. Plus jeune et plus instruit que ses collègues, il subit mesquineries, humiliations et tentatives incessantes de remettre en cause ses compétences. Lorsque l'ordre d'appel au service militaire tombe, Akli refuse de voir ses rêves anéantis. Déterminé à se construire un avenir à la hauteur de ses ambitions, il entreprend des démarches pour poursuivre ses études en France et décroche une admission dans une prestigieuse université parisienne. Mais un obstacle de taille se dresse sur son chemin : son visa d'étude lui est refusé. Loin de se laisser abattre, il prend une décision audacieuse et risquée : partir malgré tout, convaincu que son destin ne se joue pas sur sa terre natale. Commence alors un véritable parcours du combattant. Seul dans un pays inconnu, Akli se heurte aux dures réalités de l'exil : les galères du quotidien, l'indifférence glaçante de l'administration et, pire encore, la trahison d'un soi-disant ami. Peu à peu, son optimisme vacille, sa confiance en l'autre s'effrite, et il comprend que sa seule véritable force, c'est lui-même.
Quel rapport entre nos pays et le désenchantement démocratique ? Les Printemps Arabes ont été à l'origine d'une grande espérance démocratique. Mais, la ferveur révolutionnaire est en train de se transformer en un désenchantement démocratique. En Tunisie, parallèlement aux crises politiques, à l'apparition du terrorisme et de la violence dans l'espace public et à la crise sociale, c'est la crise économique et le blocage de la transition vers un nouveau modèle de développement qui sont au coeur de ce désenchantement et de cette désillusion post-révolutionnaire. Cet essai constitue une contribution modeste à ce travail majeur d'analyse des raisons du désenchantement tunisien et d'explorer les voies du renouveau du modèle tunisien.
Ce contre-portrait de Jugurtha que nous offrons dans ce roman se veut avant tout l'illustration d'une éthique de conviction contre l'arbitraire de l'Histoire et des intérêts particuliers.
Teber, de derrière son métier à tisser vertical, l'interpella dès son arrivée : —Soukaina, viens t'asseoir à mes côtés, j'ai quelque chose d'important à te dire. La jeune fille resta debout, appréhendant une mauvaise nouvelle, et de ses mains tremblantes, elle écarta les fils de chaîne du métier à tisser et passa sa tête à travers l'ouverture. Teber la laissa faire et continua sur un ton grave : —ô, ma fille, tu dois savoir qu'il est dans nos traditions auxquelles nous attachons de l'importance et que nous perpétuons de génération en génération cet acte qui te protégera et t'honorera, celui de te mettre à l'abri des regards. Tu t'éclipseras, tel un soleil, pour un certain moment et tu ne sortiras de chez toi que le jour où ton prince charmant viendra te chercher... Cet acte, d'une autre époque, d'une tradition séculaire, se nommait "El-hijba". Amti Soukaina lâcha les fils de chaîne, ces barreaux, sortit sa tête de l'ouverture, ce parloir, et alla se coucher. Il était cinq heures de l'après-midi. Elle avait douze ans.
Cet ouvrage vient apporter une pierre à l'édifice qu'il faut ériger pour répondre aux défis que rencontrent la sociologie et les sciences sociales au Maghreb face aux mutations de ces sociétés. Certes, après la révolution de 2010-2011 en Tunisie, la sociologie s'est libérée de la tutelle de l'Etat et les enquêtes empiriques dans différents domaines se sont multipliées, sur les jeunes, les femmes, les espaces publics, les mouvements sociaux, la justice sociale, etc. , mais, les élaborations théoriques demeurent parfois insuffisantes, sinon absentes ! Or pour la sociologie comme pour les autres disciplines des sciences sociales, nous avons besoin de grilles d'analyse et de problématiques théoriques bien ancrées. A cet égard, la sociologie pragmatique peut nous fournir certains appuis théoriques et conceptuels pour l'étude des sociétés maghrébines.