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Péchés oubliés
Habibi Emile
GALLIMARD
13,15 €
Épuisé
EAN :9782070718634
Présentation de l'éditeur Pendant de longues heures, et sans aucune raison apparente, un gigantesque embouteillage bloque toute la ville de Haïfa. Flairant quelque manoeuvre subversive, les autorités désignent une commission d'enquête pour tirer la chose au clair : mais les méandres de l'«imagination orientale» finiront par mettre en échec la logique bureaucratique et policière des défenseurs de la «sécurité de l'État».Mais quel rapport peut-il y avoir entre cet événement déjà à demi oublié et ce drame obscur qui, «au bon temps des Arabes où c'étaient les Anglais qui commandaient», a secoué le quartier natal de l'auteur, au sommet du Carmel ? Une histoire sombre et cruelle, une histoire qui parle d'honneur, de jeunesse, d'amour et de mort, et dont les détails semblent à jamais engloutis par une Histoire encore plus sombre et cruelle. Dans la lignée des Aventures extraordinaires de Saîd le Peptimiste, ce roman présente ce mélange d'ironie féroce, d'humour absurde, d'érudition débridée et de tendresse nostalgique et désespérée qui donne à la voix d'Emile Habibi sa place à part dans la littérature arabe contemporaine.
Résumé : 1979-2019 : il y a exactement 40 ans, l'Iran a tourné une page de son histoire. La Révolution était un "matin de printemps", l'espoir gagnait le pays, pour les femmes notamment. Faranguis Habibi est témoin de ces années. Sa culture, ses yeux, son âme vivent en persan et en français. Alors, lorsque la guerre Iran-Irak fait dire à l'ayatollah Khomeini "La guerre est un don de Dieu", Faranguis Habibi rejoint la France en fille de Victor Hugo, pour devenir une figure importante du féminisme iranien.
Tous les totalitarismes, à réduire l'impossible au possible, l'inconnu au connu, s'installent ainsi et toujours au nom de mots bouchons, de signifiants maîtres si l'on veut, de tension vers l'Un, l'Un de l'unien, l'un de l'ennui dirait Lacan, l'Un du tout est possible. Nous reprendrons cette formule en ce sens qu'elle est lourde d'implications politiques, mais comment ne pas y entendre déjà que c'est justement le Tout qui s'y présente comme possible et donc qui s'y promet. Les totalitarismes n'avancent presque jamais masqués. " Stéphane Habib
En persan le Shâhnâmeh signifie à la fois le Livre des Rois et le Roi des Livres. C'est l'épopée la plus longue jamais écrite par un seul homme, Ferdowsi. Celui qui a non seulement transformé l'assemblé du Sultân Mahmoud Ghaznavide en Ferdows ou paradis au début du XIe siècle, mais qui a surtout revitalisé la langue persane en tant que véhicule littéraire dans une époque où elle risquait d'être complètement dépassée par la domination de l'arabe. Le Livre des Rois a gardé vivante la connaissance de la gloire ancienne, de l'éthique politique et de l'identité culturelle de l'Iran, et cela jusqu'à nos jours où il est le symbole de toute l'identité iranienne. Les Iraniens d'aujourd'hui parlent, écrivent et lisent le même persan que Ferdowsi d'il y a plus de 1000 ans, et son Shâhnâmeh et ses épisodes épiques ou amoureux, ses festins et ses tragédies vibrent toujours dans la culture persane. Et cela grâce en grande partie aux manuscrits illustrés ou calligraphiés du Shâhnâmeh depuis il y a 800 ans, où les princes fortunés et rois des dynasties successives régnants en Iran ont commandé des nouvelles copies. Le Shâhnâmeh est ainsi le livre le plus illustré en Iran.
Revault Philippe ; Mohsen Habibi Seyyed ; Habibi N
Résumé : Au centre d'un cirque de montagnes, Ispahan surgit de l'aride plateau iranien. Une oasis d'où émergent des dômes étincelants, les hautes tourelles des minarets et la rumeur d'une cité caravanière. Depuis le xviie ? siècle, tous les voyageurs gardent un souvenir inoubliable de cette cité merveilleuse, alliant les atours d'une capitale d'Empire et les aménités les plus inattendues d'un carrefour commercial. Ouvre d'art totale, ce joyau préservé de Shah Abbas Ier (1588-1629) unit urbanisme, architecture et ornement. Autour d'un axe principal - ; le Chahar Bagh - ; , s'articulent une myriade de palais conviviaux, de pavillons aux chatoyantes teintes, tandis que places, canaux et jardins dessinent des ambiances chaleureuses structurées par l'eau et le végétal. L'architecte Philippe Revault nous fait découvrir toutes les facettes visibles de cette ville-jardin (formes urbaines, habitat, rapport au climat, à l'eau) pour comprendre comment s'est formée l'idée même de cette ville. Une idée que Seyyed Mohsen Habibi et Negar Habibi, dans leur importante contribution, mettent en relation avec la renaissance philosophique et théologique du chiisme duodécimain et "l'école d'Ispahan". Jean-Claude Golvin, architecte et archéologue, qui dirige la collection "? L'Esprit des lieux ? ", donne ici une restitution originale d'Ispahan, à découvrir.
Traduction de l'anglais par Madeleine Rossel, André Parreaux, Lucien Guitard et Pierre Leyris. Édition de Pierre Leyris. Traduction de Souvenirs intimes de David Copperfield sous la direction de Léon Lemonnier, revue et complétée par Francis Ledoux et Pierre Leyris.
«La Poésie est comparable à ce génie des Nuits Arabes qui, traqué, prend tour à tour les apparences les plus diverses afin d'éluder la prise, tantôt flamme et tantôt murmure ; tantôt poisson, tantôt oiseau ; et qui se réfugie enfin dans l'insaisissable grain de grenade que voudrait picorer le coq.La Poésie est comparable également à cet exemplaire morceau de cire des philosophes qui consiste on ne sait plus en quoi, du moment qu'il cède l'un après l'autre chacun de ses attributs, forme, dureté, couleur, parfum, qui le rendaient méconnaissable à nos sens. Ainsi voyons-nous aujourd'hui certains poètes, et des meilleurs, refuser à leurs poèmes, rime et mesure et césure (tout le "sine qua non" des vers, eût-on cru), les rejeter comme des attributs postiches sur quoi la Muse prenait appui ; et de même : émotion et pensée, de sorte que plus rien n'y subsiste, semble-t-il, que précisément cette chose indéfinissable et cherchée : la Poésie, grain de grenade où se resserre le génie. Et que tout le reste, auprès, paraisse impur ; tâtonnements pour en arriver là. C'est de ces tâtonnements toutefois qu'est faite l'histoire de notre littérature lyrique.»André Gide.
Résumé : Cette édition s'efforce de présenter les écrits purement littéraires de Chateaubriand dans un ordre à la fois chronologique et thématique. Ainsi le lecteur pourra relire un écrivain qui ne fut pas seulement chantre de sa propre désespérance et du néant, artiste frileux réfléchissant sur son art, historien consciencieux, mais aussi le plus intraitable génie contestataire. Toute son ouvre en effet s'insurge contre une religion mal comprise qui mutile l'homme, contre une fausse civilisation égoïste et cruelle qui monopolise morale et culture. Reflet de son temps, Chateaubriand l'est également du nôtre. Le texte a été établi d'après celui des Ouvres complètes parues chez Ladvocat. On a consulté les manuscrits accessibles et découvert des sources de l'ouvre qui s'ajoutent, nombreuses, à celles que nous connaissions déjà, surtout à propos des Martyrs et du Voyage en Amérique. Cette édition devient ainsi un instrument de travail enrichissant et suggestif.