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La harde de cerfs meurt de soif
Habasch Hussein ; Skhiri Essia
L'HARMATTAN
13,00 €
Épuisé
EAN :9782336451749
Ce recueil est universel car il se tient du côté de la liberté et de l'humanité. L'écriture de Hussein Habasch est celle d'un déraciné d'une patrie dévastée par les guerres et les massacres, morcelée, détruite. Exil et douleur mais aussi résistance et lucidité. Sa poésie n'exclut ni les fêlures, ni les revendications, ni les larmes, ni l'espoir. Face aux drames de la guerre et des existences, il se tient en observateur de sa propre vie et questionne le présent, tente d'envisager l'avenir. Sa poésie est le témoignage du martyr du peuple kurde, et celui de la condition des exilés. Il lit et écrit son exil non pas avec nostalgie mais avec la lucidité des perdants dans un jeu où les règles profitent toujours aux riches. Seul espoir : l'amour et la tendresse envers ses enfants auxquels il transmet ses valeurs, leur invente un avenir, tout en tentant de leur épargner l'angoisse.
George Habash est un des fondateurs du Front populaire de libération de la Palestine (FPLP), organisation anticolonialiste, marxiste et révolutionnaire. Ces textes et entretiens, la plupart inédits en français et rédigés entre 1970 et 1990, témoignent de la ligne politique du FPLP et des défis soulevés par l'organisation de la résistance révolutionnaire au colonialisme israélien : perspectives de classe, stratégie politique et militaire, front de refus des accords, lutte armée anti-impérialiste... . Introduits par le Collectif Palestine Vaincra et postfacés par Ron Augustin et JM Rouillan, et accompagnés de repères chronologiques et bibliographiques, ces textes contribuent à l'histoire de la résistance palestinienne, dont les slogans et le d'objectifs résonnent encore aujourd'hui, plus de 70 ans après le début de la colonisation.
Immobile face à sa femme, il attend les premières séries de l'après-midi. Six mois qu'elle est partie. Elle n'a jamais donné de nouvelles et lui, comme un con, il garde sa photo sur la télé. II s'entend lui chuchoter "ils m'ont viré, tu te rends compte, ces salauds", et il est sûr d'apercevoir aux commissures de ses lèvres l'ébauche désolée d'un sourire. Ici, on voudrait s'aimer et on ne sait pas bien comment ; on parle sans toujours trouver les mots ; on s'accroche au quotidien comme on peut. Au fil des quinze histoires qui composent ce recueil, on croise des individus qui donnent parfois l'impression de marcher à côté de leur propre existence. Le propos est grave, souvent drôle, toujours tendre.
Perrat Benoît ; Pitte Jean-Robert ; Guillot Pierre
Résumé : Grand chef cuisinier aux côtés des Escoffier, des Rambert et des frères Rouzier notamment, le Bressan Benoît Perrat (1873-1957) exerça son art dans les restaurants de tout premier ordre (Lyon, Genève, Paris, York, Berlin, Dresde) puis dans les cours princières et royales d'Europe centrale de la Belle Epoque (Saxe, Bavière, Roumanie, Hongrie). Contraint par la Grande Guerre à quitter ceux qu'il avait somptueusement servis, il retrouve ses terres natales et s'installe quelque temps après à Vonnas (Ain), la "Mecque de gueule", où il tiendra jusqu'à la Seconde Guerre mondiale toujours avec panache et distinction, jusqu'au raffinement ultime, la table et le Grand Hôtel Moderne. Il y rédigera sa célèbre "rhapsodie culinaire et gastronomique", Cornus en Bresse (1932) ? rééditée en 2002 ? et en 1938 sa Hongrie gourmande, restée inédite et publiée ici pour la première fois. Ce recueil surprenant assemble une centaine de ses recettes magyares récolées au gré de ses rencontres, de ses pérégrinations, de ses affectations et de ses enchantements. Récolées... ! C'est peu dire. Benoît Perrat y atteste surtout le "véritable esprit de la gastronomie qui est un patrimoine vivant, en évolution constante, ouvert à toutes les influences extérieures qui sont découvertes, apprivoisées, domestiquées, puis intégrées". C'est donc à une savoureuse déclinaison des riches spécialités danubiennes, parfois "métissées de Bresse", que Benoît Perrat convoque ses lecteurs, au premier rang desquelles le fameux gulash, et bien sûr le paprika, piment-roi de la cuisine magyare. Il les invite surtout à mettre avec lui la main au fourneau puis la serviette au cou.
?Quels sont les secrets d'une vocation ? Par quels chemins mystérieux voyage-t-elle ? Devenir galeriste, est-ce un appel, un destin, ou le résultat des hasards successifs ? A priori, être galeriste c'est vivre entre l'économie et l'esthétique, c'est être partagé entre les échanges et le coeur. Quel impératif l'emporte et comment passer du numéraire à l'esprit, du matériel au spirituel ? A travers quelques anecdotes et faits saillants d'une carrière de vingt ans, l'auteur tente de répondre à ces questions.
Boutin Perrine ; Lefur Paul ; Lang Jack ; Tasca Ca
Cet ouvrage propose quinze témoignages d'anciens élèves ou de chercheurs associés du master Didactique de l'image de l'université Sorbonne-nouvelle. Devenus professionnels, ils décrivent leur propre réalité, avec leurs mots, pour montrer toute l'étendue d'actions que proposent les didactiques des images. Le master Didactique de l'image de l'université Sorbonne-nouvelle a été créé en 2006, sous l'impulsion d'Alain Bergala, pour s'intéresser aux liens entre éducation et images et ainsi préparer au mieux les médiateurs culturels de demain face aux problématiques de la transmission. Depuis, les générations de diplômés continuent de s'implanter dans les actions d'éducation artistique, en France ou à l'étranger. Un livre sur la trajectoire des anciens d'une formation universitaire, aussi plaisant à lire qu'instructif !