Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
Cinéma absolu. Avant-garde 1920-1930
Haas Patrick de
MACULA
35,00 €
Épuisé
EAN :9782865891115
Années folles : Marcel Duchamp, László Moholy-Nagy, Luis Bunuel, Hans Richter, Fernand Léger, Francis Picabia, Len Lye, Man Ray, Walter Ruttmann, Dziga Vertov et bien d'autres se révoltent. Le cinéma, pensent-ils, ne peut être réduit à une technique servant à capturer le réel à des fins documentaires ou à raconter de jolies histoires soumises aux contraintes de l'industrie hollywoodienne. Ils s'emparent donc de la caméra pour faire du 7e art un chantier d'expériences, faisant écho aux autres avant-gardes artistiques du début du XXe siècle. Le cinéma se fait ainsi tour à tour ou en même temps futuriste, cubiste, dadaïste, constructiviste, abstrait, surréaliste... Avec la liberté comme exigence, ces artistes-cinéastes venus le plus souvent des arts plastiques (et qui sont donc rarement des "professionnels de la profession") entendent explorer toutes les possibilités offertes par le cinématographe afin d'éprouver de nouvelles façons de voir et de penser les images. Se trouve par exemple remise en cause (comme chez les peintres) la perspective monoculaire ou la délimitation orthogonale de l'écran. Des procédures inédites sont explorées : intervention directe sur le support-pellicule, montage très court au photo-gramme près, invention de nouveaux dispositifs de projection, appel à la participation du spectateur... La division du travail si importante dans l'industrie cinématographique est ici rejetée au bénéfice du seul projet de l'artiste. Ces expériences exceptionnelles et si mal connues ont bénéficié du soutien enthousiaste et parfois de la collaboration de quantité d'acteurs importants des avant-gardes, qu'ils soient reconnus comme poètes (Artaud, Maïakovski, Desnos, Cravan, Fondane, Tzara...), peintres (Malévitch, Van Doesburg, Rodtchenko, Magritte, Eggeling, Szczuka, Hausmann...), musiciens (Satie, Antheil, Avraa-mov...), danseurs (les Ballets suédois), ou encore architectes (Mallet-Stevens, Kiesler). Cet ouvrage entend analyser les trajectoires singulières qui ont conduit ces artistes vers le cinéma, autour des dimensions qui le caractérisent et qui minorent le prétexte narratif : le mouvement, la lumière, la machine. Sont donc convoquées, par exemple, les discussions autour de Bergson et Marey sur la nature (continu/discontinu) du mouvement. Les vifs débats esthétiques et politiques que ces films initient, entre l'exaltation des formes nouvelles et l'appel à de nouvelles formes de vie, conduisent ici à une réévaluation stimulante des notions d'avant-garde et d'expérimentation. On comprend que cette histoire, qui s'appuie sur des questions jamais abordées dans le cadre du cinéma de fiction, résonne avec le plus vif de l'art contemporain, et reste fondamentale pour la compréhension du cinéma expérimental d'aujourd'hui.
Mai 1968 : les étudiants assistent sagement aux cours alors que l'insurrection prolétarienne se propage dans tout le pays sous l'impulsion des conseils ouvriers et des groupes situationnistes. La CGT et les gauchistes sont marginalisés et leurs permanents expulsés des usines occupées. Alors que les émeutiers multiplient la destruction de bâtiments officiels et prennent le contrôle de l'ORTF, de Gaulle est sur le point de démissionner pour laisser la place é François Mitterrand. L'armée se prépare é intervenir... " Fiction ? Cette histoire détournée de Mai 68, Jacques l'a écrite avec rage et nostalgie. Son destin est bouleversé lorsqu'il rencontre les Anniversaires, un groupe déterminé à tourner en dérision les commémorations médiatiques des quarante ans de Mai 68. Ils parviennent à déclencher une agitation qui va au-delà de leurs espérances. Au grand dam de Nicolas Sarkozy... Mai 68, mai 2008 : deux histoires parallèles.
S'inspirant de la stratégie développée par les investisseurs et gérants de fonds les plus renommés, au premier rang desquels Warren Buffett, Jean-Joseph Haas, fort de sa longue expérience des marchés, propose dans cet ouvrage d'éclairer le lecteur sur la façon dont les opérations spéculatives les mieux conçues se retournent finalement contre leurs auteurs. A contrario, l'auteur présente ici une stratégie logique d'investissement à moyen et long terme basée sur l'identification des cinq "moteurs" qui entretiennent la dynamique haussière des "valeurs de croissance". Construite avec des titres dont l'historique et les fondamentaux démontrent une progression régulière, cette stratégie réduit au minimum les risques de perte sans en amoindrir les performances.
Au cours des années 1920, la photographie est devenue une "arme dans la lutte des classes" , selon l'expression consacrée dans les milieux communistes. C'est en effet à ce moment que les travailleurs se saisirent d'appareils photographiques dans le but de documenter leur quotidien, leur travail et leurs loisirs, plus singulièrement leur engagement dans le mouvement social. Cette nouvelle méthode d'agit-prop, consistant à déléguer aux ouvriers les moyens de production visuels, s'est étendue à différents pays - l'Allemagne et l'URSS en premier lieu, mais aussi la Tchécoslovaquie, la France, les Etats-Unis, etc. Dix ans après l'exposition tenue à Madrid, A Hard and Merciless Light, et un an après l'exposition du Centre Pompidou Photographie, arme de classe, ce numéro 4 de Transbordeur rend compte de l'actualité foisonnante de la recherche sur la photographie ouvrière en étendant le sujet tant sur le plan géographique que chronologique. La partie Varia du numéro 4 fera une belle place à la photographie africaine.
Plus de soixante-dix ans après sa mort, les propos de Cézanne restaient dispersés dans des publications inaccessibles : journaux d'époque, mémoires, plaquettes épuisées.Propos tenus devant des visiteurs français ou étrangers, peintres, poètes, critiques. Il y est question de Poussin et d'Holbein, de Véronèse et de Chardin, de Monet, Renoir, Pissarro et Gauguin. Mais surtout nous saisissons sur le vif les opinions de Cézanne sur sa propre peinture : éclats d'une langue inimitable, nourrie de concision latine, et comme épousant, dans sa brièveté, le mouvement de la touche.Ces textes sont rassemblés pour la première fois dans ce volume. Ils sont présentés et annotés par Michael Doran, bibliothécaire du Courtauld Institute of Art de Londres, et spécialiste de la littérature cézannienne.
Résumé : Que le disciple de Perret, le champion du fonctionnalisme, l'inventeur de la "machine à habiter", le partisan d'un urbanisme de la table rase ait puisé son inspiration et sa vision messianique dans les Grands initiés de Schuré, le Zarathoustra de Nietzsche, ou l'Art de demain de Provensal - voilà qui paraîtrait incroyable si Paul V. Turner ne le démontrait dans ce livre avec l'évidence d'une enquête objective. L'auteur a entrepris l'examen méthodique de la bibliothèque de Le Corbusier, il en a établi la chronologie, feuilleté page à page les ouvrages, recopié les notes, étudié les passages soulignés. Il nous révèle l'univers philosophique et moral du jeune Jeanneret, son apprentissage intellectuel. Après quoi Turner nous montre la persistance de ces premières acquisitions, leur présence souterraine dans les textes et les oeuvres ; il explique l'origine des "tracés régulateurs", du "Modulor", et de bon nombre de choix esthétiques qui ont fait la célébrité de Le Corbusier : le pilotis, l'horreur de l'ornement, l'obsession géométrique... Un livre qui est un "roman d'apprentissage" et qui renouvelle de fond en comble l'image qu'on s'était faite du plus illustre architecte du siècle.
Ce livre raconte et interroge les pratiques qui se firent jour à la Salpêtrière, du temps de Charcot, autour de l'hystérie. A travers les procédures cliniques et expérimentales, à travers l'hypnose et les "présentations" de malades en crise (les célèbres "leçons du mardi"), on découvre l'espèce de théâtralité stupéfiante, excessive, du corps hystérique. On la découvre ici à travers les images photographiques qui nous en sont restées, celles des publications, aujourd'hui rarissimes, de l'Iconographie photographique de la Salpêtrière. Mais l'analyse de ces images révèle aussi l'acte de mise en scène dont les hystériques furent l'objet de la part des médecins. Charcot fut là un "artiste", mais dans quel sens? C'est à quoi ce livre introduit. Freud fut le témoin de tout cela, et son témoignage devint la confrontation d'une écoute toute nouvelle de l'hystérie avec ce spectacle de l'hystérie que Charcot mettait en oeuvre. Témoignage qui nous raconte les débuts de la psychanalyse sous l'angle du problème de l'image.