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Comme un loup dans la bergerie. Les libertés d'expression et de pensée au risque du politiquement co
Haarscher Guy
CERF
20,90 €
Épuisé
EAN :9782204106702
Si vous désirez vous attaquer à un système de valeurs, il existe deux manières opposées de vous y prendre ; l'attaque frontale et la stratégie du "loup dans la bergerie". La première consiste à utiliser une rhétorique différente de celle de votre adversaire, la seconde à adopter la sienne pour le prendre à son propre piège. Une telle stratégie "entriste" a été adoptée par un certain nombre d'ennemis de la démocratie libérale. Ce livre se propose de la mettre en lumière. Des obscurantistes parlent le langage des droits de l'homme, en adoptent les codes et les champs lexicaux. Alors qu'ils n'adhèrent pas véritablement aux valeurs démocratiques, ils les ruinent de l'intérieur. Cet ouvrage tente de contribuer à ce que la démocratie ne soit pas prise en otage par ses adversaires, et à ce que le langage des droits de l'homme préserve sa rigueur et sa dimension critique.
Biographie de l'auteur Guy Haarscher est professeur à l'université libre de Bruxelles et à la Duke university (Etats-Unis). --Ce texte fait référence à une édition épuisée ou non disponible de ce titre.
On parle depuis longtemps d'une "dialectique de la raison", c'est-à-dire d'un renversement de la raison en son contraire : identifiée à l'origine à un projet d'émancipation, elle se serait subrepticement transformée en "raison du plus fort". C'est à une telle question que le présent livre s'attache de façon critique : analysant la philosophie politique de Leo Strauss, la dialectique de la raison et la force chez Machiavel, Hobbes et Locke, l'approche de la modernité par Foucault et par l'Ecole de Francfort, l'ouvrage se termine sur une mise en question générale de la métaphysique post-kantienne.
La laïcité est un concept politique: l'Etat laïque ne privilégie aucune confession, et assure la liberté de conscience et d'expression à chacun. Mais au-delà, la laïcité peut être "séparatrice" et renvoyer les religions dans la stricte sphère privée. Comment, alors que la plupart de nos pays sauf multiculturels, concilier le "droit à la différence" et la laïcité telle qu'elle s'est construite en France à partir de la loi de Séparation de l'Eglise et de l'Etat de 1905? En observant les expériences françaises et européennes, cet ouvrage décortique les sens de la laïcité, montre comment elle est mise en place selon des modalités différentes suivant les pays, et, par l'analyse des débats qu'elle suscite aujourd'hui, interroge les perspectives de l'idéal laïque contemporain. Biographie de l'auteur Guy Haarscher est professeur à l'université libre de Bruxelles et à la Duke university (Etats-Unis).
Malgré son apparence frivole, cet ouvrage constitue une excellente première approche de Marx. L’auteur parvient à rester accessible et synthétique tout en évitant la plupart des raccourcis grossiers et lieux communs douteux qui pullulent habituellement chez les « vulgarisateurs » autoproclamés de l’œuvre du grand penseur barbu.
A la fin des années 1970, Michel Foucault a avancé le concept de "crise de gouvernementalité" pour approcher des phénomènes où la contestation de certains pouvoirs — religieux, politiques, disciplinaires... —, d'abord localisée, s'est élargie pour mettre en question un dispositif général de gouvernement, un ensemble de relations de pouvoir. Chaque fois s'y exprime quelque chose comme : "nous ne voulons plus être gouvernés ainsi". C'est l'une des ambitions de cet essai que de montrer la fécondité de ce concept pour éclairer des révoltes passées et présentes, pour compliquer et compléter les perspectives centrées sur la seule lutte des classes et celles qui se sont attachées à la construction de la démocratie, à la dynamique égalitaire et à l'institutionnalisation de ses formes. Il s'agit aussi de poser un diagnostic sur la crise actuelle de l'Etat néo-libéral, au sein duquel démocratie et libéralisme tendent à se dissocier et dont la vision de l'économie renvoie les dégâts sociaux et écologiques au rang d'externalités négatives. Il s'agit enfin et peut-être surtout de penser "un art de ne pas être trop gouverné" qui ne serve pas d'auxiliaire involontaire aux formes de dérégulation économique et de dévastation écologique, mais s'articule à un souci ici thématisé comme celui de "l'usufruit du monde".
En parcourant les représentations de la guerre produites par la philosophie, de Platon à Clausewitz, et en mettant à nu les stratégies constantes et les impensés qui les sous-tendent, ce livre montre combien le philosophe ne cesse de manquer un enjeu guerrier qui pourtant l'obsède mais qu'il ne peut toucher qu'en le neutralisant. Quelques figures à la fois insistantes et exclues de ces philosophies de la guerre - l'esclave, le pirate, le colonisé.... -, de même que des pratiques philosophiques restées plus marginales - la pensée romaine, le matérialisme machiavélien, la démarche généalogique ou la déconstruction... -, permettent à leur tour de bousculer ce discours philosophique neutralisant et, ce faisant, de révéler une certaine compromission de la philosophie dans la guerre.
Biographie de l'auteur Cette traduction en français a été réalisée à partir de la quatrième édition allemande, qui prenait en compte les ultimes corrections de l'auteur. Les traducteurs se sont également efforcés de rendre la dimension littéraire et poétique d'une oeuvre qui, au-delà de la dénonciation du capital comme système économique, est aussi un grand livre de la littérature universelle.