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L'avant-garde de la tradition dans la culture
Guyot-Jeannin Arnaud ; Le Vigan Pierre
PG DE ROUX
22,00 €
Épuisé
EAN :9782363711755
C'est en réponse aux effets délétères du progrès que se conçoit la notion salutaire de "Tradition". Ce terme, issu du latin tradere qui signifie "transmettre", recouvre l'ensemble des valeurs et des réalités immuables à travers le temps. Loin d'engager la tension purement manichéenne entre le spirituel et le temporel, l'appel de la Tradition conduit, au contraire, à réintroduire dans la société et l'Histoire religion et mode de vie différencié. Combat perdu d'avance ? Utopie vouée à la dérision ou quête spirituelle portée par l'exigence et la hauteur de vues ? Arnaud Guyot-Jeannin en révèle l'ambition particulière et la sensibilité hors norme, à travers douze portraits singuliers, pour la plupart marqués par une conversion éclatante au catholicisme et un désir de réenchanter le monde, d'en retrouver les racines sacrées, profondes et universelles. De Vladimir Soloviev à Tolkien en passant par René Guénon, Simone Weil, Chesterton ou Gustave Thibon, l'auteur nous offre un vrai plaisir de découverte et de méditation.
Résumé : A la fin des années 1280, Salimbene de Adam, enfant de Parme et franciscain de la province de Bologne, compose une Chronique, dernière et seule conservée de ses oeuvres. Le projet, plutôt banal, est métamorphosé par la volonté de transmettre toute l'expérience d'une vie. L'auditoire restreint, qui contient en germe une faible diffusion, autorise une liberté de ton et une pratique débridée des digressions, qui font de l'oeuvre un prodigieux réservoir de choses vues. Prédicateur, Salimbene a le sens du récit et du détail croqué sur le vif. Jadis marqué par le joachimisme, il traque les signes, consigne et commente les prophéties. Ce qu'il a vu d'espoirs et de déchirements dans l'ordre franciscain, où il a vécu un demi-siècle, de drames et d'ambitions dans la vie communale, dont il connait les ressorts et les protagonistes, de dévotions et de curiosités dans les villes et les campagnes qu'il a parcourues, il veut le transmettre. Hommes et miracles, sanctuaires et prêches, chants et bons mots, joutes oratoires et travaux publics, guerres et éclipses sont évoquées avec l'art du conteur et la science du clerc, nourri de grammaire et d'Ecriture : histoires vraies, histoires vues, histoires édifiantes, insérées au fil des années et le plus souvent dans la trame de démonstrations savantes, donnent ainsi naissance à une oeuvre foisonnante et inclassable, qui tient du recueil d'autorités et du répertoire d'histoires exemplaires, du martyrologe et du traité théologico-moral, de la chronique urbaine et du recueil de mirabilia. Salimbene arrive à s'y perdre et les seuls fils que l'on suive de bout en bout sont l'apologie de l'ordre franciscain et les préceptes éthiques. Sa mauvaise foi éclate quand il veut noircir les adversaires et concurrents de l'Ordre, ses préjugés aristocratiques affleurent partout. Sententieux dans ses portraits et partial dans ses préférences, toujours curieux et passionné, il livre sans détour, mais non sans apprêt, un témoignage profondément humain.
Du XIe au XIIIe siècle, le fameux temps des cathédrales, la population augmente, les paroisses se structurent, les villages se stabilisent, dessinant les traits d'une civilisation agraire qui perdurera jusqu'à la Révolution industrielle, alors que les villes retrouvent de leur importance. Quand la paroisse et la seigneurie affirment leur emprise quotidienne, l'Empire, la Chrétienté organisent les relations au niveau universel. Dans ce monde de contrastes, la royauté engendre l'Etat et prépare la Nation. Aux origines, Charles le Chauve (840-877), le roi carolingien de Francie occidentale, est le seul principe d'unité d'un territoire disparate, addition nullement prédestinée de pays aux traditions, langues et coutumes diverses. Des premières manifestations du miracle capétien au XIe siècle jusqu'aux épreuves surmontées de la fin du Moyen Age, l'Etat monarchique devient de plus en plus présent. La scène est dressée pour les siècles modernes : les frontières et les étrangers sont nés, le temps des cartes est venu. Plus de cent cartes commentées, aux échelles et aux approches les plus variées, décrivent cette lente invention de la France du IXe au XVe siècle. Une chronologie détaillée, une bibliographie, un glossaire et un index complètent cette histoire de la France médiévale pour en faire un outil de travail et un ouvrage de référence original.L'auteur, Olivier Guyotjeannin, ancien membre de l'Ecole française de Rome, est professeur de diplomatique et d'archivistique médiévales à l'Ecole nationale des chartes. Auteur de nombreux ouvrages, il codirige la collection L'atelier du médiéviste (Brepols). Le cartographe, Guillaume Balavoine, collaborateur du quotidien Le Monde, créée les cartes de nombreux ouvrages scolaires. Il a réalisé pour Autrement l'Atlas de la libération de fa France (2004) et l'Atlas de l'islam (2005).
Après un premier fascicule, qui envisageait les problèmes spécifiques de transcription des textes médiévaux de toute nature, le présent volume passe en revue l'ensemble des questions qui se posent à l'éditeur des actes et documents d'archives du Moyen Âge: étude de la tradition (originaux et copies, typologie des variantes); histoire des pratiques d'édition du XVIe au XXe siècle; travaux préparatoires (recherche des témoins, collations, établissement du tableau de la tradition); mise au point du texte; présentation de l'édition; problèmes de l'édition des documents de gestion; confection des index et des tables. Le propos est complété par la reproduction et le commentaire d'une trentaine de documents et d'éditions, et prolongé dans neuf dossiers qui permettent d'illustrer la suite des opérations.
Rien de mieux qu'un mot d'ordre, avait jugé le vieil excentrique, pour faire irruption dans le coeur d'un garçon, cette cire tendre que marque le doigt. Sans doute entendait-il trouver en l'adolescent timide qui les observait à la dérobée, lui et ses filles, l'étonnement nécessaire au premier de ses vices (au plus vif de ses plaisirs) : le goût du scandale. Et comme un que son panache empêche de penser jamais aux dégâts ni à la dépense, il avait jeté les deux soeurs en pâture sur le devant de la scène. La scène ? Le Paradis, un bar du continent, où le garçon travaillait comme serveur pour la saison d'été." Par goût de faire advenir ce qu'il redoute et pour se mettre face à ses propres contradictions, Jacques Dupréel invite l'étudiant épris de sa fille cadette à passer le mois d'août sur une ile étrangère, où lui et sa famille vivent parmi la population indigène. Désir de la chair et concupiscence de l'oeil... travaux pratiques.
Roland Jaccard raffole des cinéphiles, l'étant lui-même jusqu'au bout des ongles. Le problème est qu'il aime encore plus John Wayne, l'homme à abattre, jugé coupable de nombreux crimes par les petits censeurs de la bien-pensance anti-Trump. Réac, raciste, génocidaire... on ne compte plus les coups bas que dirige en permanence la charge de la grosse cavalerie idéologique contre le dernier des géants. Heureusement Roland Jaccard dégaine plus vite qu'eux et ne rate jamais sa cible. Et c'est une belle leçon de western - transposé à notre époque démissionnaire - qu'il va leur donner : celle qui sonne tôt ou tard le cinglant retour à la réalité et au savoir-vivre. On retrouvera ici toute l'insolence et l'acuité inimitables de Roland Jaccard.
Ecrire mes Préludes. Et pourquoi pas avec, le "roman" de mes Préludes... Qui est la victoire du combat contre la maladie. Malgré mes réticences, mes pudeurs aussi. Ce livre-là, George ne peut pas l'écrire à ma place. Toute ma vie enfermée en vingt-quatre chapitres. Mon calvaire... Mes bonheurs et ses sensations aussi. Comme une vie entière recomposée." Ainsi Frédéric Chopin écrit-il, sous la plume inspirée de Jean-Yves Clément, ce "faux journal" qui retrace son voyage avec George Sand de Majorque à Nohant, entre février et juin 1839. Le " roman des Préludes"? C'est son roman. Cela pourrait être celui de quiconque transpose sa vie dans son art.
L'inconnu continuait à me fixer. Qu'est-ce qu'il voulait, à la fin ? M'accueillir dans sa propre solitude ? Pas question. Même si la mienne était insupportable. Une engelure tenace. J'ai voulu me protéger à ma façon, et d'une voix narquoise : - A votre avis, quand le type en trench est entré et qu'il a glissé deux mots à l'oreille de l'autre, qu'est-ce qu'il lui a dit ? II est resté impassible, l'air de ne pas comprendre. Ou de s'en foutre éperdument. Peut-être avait-il dormi pendant le film ? - Si on allait prendre un verre ? J'ai secoué la tête énergiquement. Et avec forfanterie, voire provocation : - Non, merci. Je ne bois pas. Je ne fume pas. Je ne me drogue pas. De toute façon, j'attends quelqu'un. - Vous attendez quelqu'un ? a-t-il dit sur un ton de perplexité moqueuse." Michel Lambert nous fait pénétrer à nouveau dans l'univers chancelant des couples ou des compagnons de route improbables, des secrets douloureux à retardement, des derniers pas que promènent, au fil d'un poignant chant du cygne, ceux qui ne pourront plus jamais se retrouver comme avant, dans l'illusion ou le fantasme, soudain surpris par l'éternel lendemain et sa lumière trop forte et trop blanche.