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Le voyage transparent
Guyon Marc
GALLIMARD
12,40 €
Épuisé
EAN :9782070739752
Ce soir la nuit viendra. Nous nous retrouverons, Aube et moi. Nous partirons. Je ne sais rien d'elle, elle n'a pas de nom. Aube est le nom que je lui ai donné, qu'elle a accepté, indifférente. Autour d'elle se condense l'air que j'ai respiré. Si je n'ai pas su ce que c'était que vivre, du moins n'ai-je pas fui ce qui m'a saisi. C'est le visage de chaque chose qui m'a bouleversé. Je n'ai jamais pu croire en moi comme en une personne. Toujours il me parut inutile, et même inélégant, de lier et de composer entre eux les lieux, les instants. C'était les habiller, les voiler. C'était mentir. Cette sensibilité inaccomplie ne me laissa percevoir dans chaque être qu'un rayonnement d'errances sournoises ou merveilleuses, dont je guettai en moi les traces comme d'un gibier dans les rosées et les forêts".
Ce recueil de courts poèmes s'inscrit à bien des égards dans la ligne du récit précédent de l'auteur, Le principe de solitude. Il peut apparaître comme un ensemble de notations se référant à une sorte de morale personnelle, ou du moins à un effort pour essayer de saisir l'individu dans son propre, dans son caractère irréductible, comme par une sorte de coupe verticale dans un être et sa durée. La démarche est donc d'essayer de tenir le réel "en suspens" (déjouer ses multiples enchaînements, les affections, les liens du temps) pour ne rien troubler par sa présence et peut-être "voir un point de soi" , même si cette volonté paraît conduire vers l'idée du rien, du vide. Par cet effort de regard et de non-agir, ces poèmes peuvent faire penser à l'Orient, mais les ambiguïtés qu'ils soulèvent, sans les résoudre, relèvent bien, semble-t-il, de l'esprit de notre pays et de notre temps.
Il a quitté Blanche, sa compagne, le seul être qui l'ait approché, écouté. Une violence le tire hors de lui sans cesse. Il part dans la montagne et la forêt. Il erre. Il regarde. Il n'a pas peur. Cependant le jour le fuit. Il se perd. Lorsqu'il rencontre sur un sentier un jeune mongolien égaré, Gabriel, et le raccompagne chez lui, n'est-ce pas en vérité l'enfant qui le guide ?Grâce à Gabriel, à son père, à leur miraculeuse entente, il découvre peu à peu que son existence n'a été qu'une erreur. L'art et l'intelligence n'ont tissé qu'un suaire. Celui, sans doute, de sa petite soeur morte. Il rencontre le silence entre les herbes, la respiration du ciel. S'il n'a rien rejoint, du moins a-t-il épuisé son coeur jusqu'à la nuit.
Heijmans Marc ; Guyon Jean ; Poux Matthieu ; Demie
Dossier : Antiquité tardive, haut Moyen Age et premiers temps chrétiens en Gaule méridionale Seconde partie : monde rural, échanges et consommation Sous la direction de Marc Heijmans et Jean Guyon Introduction Rythmes de l'occupation rurale et formes de l'habitat dans le sud-est de la France entre Antiquité et Moyen Age (ive-viiie s.) La christianisation des campagnes Une archéologie pour aborder la christianisation de l'espace rural : l'exemple de la campagne genevoise Echanges et consommation Conclusion Bibliographie commune Articles : Paires de fibules en or du ier s. av. j. -c. : autour d'une découverte de l'oppidum de Corent (Puy-de-Dôme) Matthieu Poux avec la collaboration de Matthieu Demierre, Magali Garcia, Bernard Gratuze, Katherine Gruel, Romain Guichon et Sylvia Nieto-Pelletier Maison à péristyle et élites urbaines en Gaule sous l'Empire Pascal Vipard Aix-les-Bains et son tombeau-temple : " ruralité " et " urbanité " d'un vicus allobroge Philippe Leveau Un ancien lac au pied de l'oppidum de Gergovie : interactions sociétés-milieux dans le bassin de Sarliève à l'Holocène (Puy-de-Dôme, France) Sous la direction de Frédéric Trément Epomanduodurum, une ville chez les Séquanes : bilan de quatre années de recherche sur l'agglomération antique de Mandeure-Mathay (Doubs) Sous la direction de Philippe Barral
Une jeunesse sans histoire, une scolarité et des études convenables, une carrière prometteuse dans l'immobilier à Paris, la crise de la quarantaine, une vie dispendieuse, la dolce vita, les excès, deux contrôles fiscaux, la faillite, le divorce, Jean s'est retrouvé seul sans le sou, à Caen, pour un nouveau départ derrière le comptoir d'un bistrot de quartier. Au terme de dix ans de bar et d'une expérience chaotique dans un milieu qu'il ne connaissait pas, il entreprend d'écrire ce livre et de raconter très simplement ce qu'il a vécu, les bons et les mauvais moments, ce qu'il en a tiré, ce qu'il a appris, compris, avant de tourner à nouveau la page et de se lancer dans autre chose. Un témoignage sincère et objectif malgré les blessures. Un ouvrage sans prétention empreint de vérité, d'émotion et d'espoir. Dix ans de bar, c'est un message d'espoir, une façon de dire spontanément à celles et ceux qui s'écroulent et qui doutent : Qui veut, peut !"
4e de couverture : Si saisissant de mouvements, si éclatant d'images, si envoûtant de sonorités arabes que soit le Coran, il reste toujours un langage clair. C'est pourquoi, bien qu'il soit intraduisible, on peut en tenter des traductions. Elles disent au moins le sens de l'étonnante prédication de Mahomet (570-632). Depuis des siècles il n'y avait plus de ces grandes révélations qui réveillent l'humanité et après Mahomet il n'y en aura plus. "Dieu seul est Dieu."Notes Biographiques : Jean Grosjean (1912-2006), ordonné prêtre en 1939, renonce à son sacerdoce après la Seconde Guerre mondiale. Commentateur et traducteur de la Bible, du Coran et des tragédiens grecs, il publie aussi récits et poèmes (Terre du temps, Fils de l'homme, La Gloire). Il devient à partir de 1967 membre du comité de rédaction de La NRF, dont il est l'un des contributeurs réguliers à partir de 1955.
«La Poésie est comparable à ce génie des Nuits Arabes qui, traqué, prend tour à tour les apparences les plus diverses afin d'éluder la prise, tantôt flamme et tantôt murmure ; tantôt poisson, tantôt oiseau ; et qui se réfugie enfin dans l'insaisissable grain de grenade que voudrait picorer le coq.La Poésie est comparable également à cet exemplaire morceau de cire des philosophes qui consiste on ne sait plus en quoi, du moment qu'il cède l'un après l'autre chacun de ses attributs, forme, dureté, couleur, parfum, qui le rendaient méconnaissable à nos sens. Ainsi voyons-nous aujourd'hui certains poètes, et des meilleurs, refuser à leurs poèmes, rime et mesure et césure (tout le "sine qua non" des vers, eût-on cru), les rejeter comme des attributs postiches sur quoi la Muse prenait appui ; et de même : émotion et pensée, de sorte que plus rien n'y subsiste, semble-t-il, que précisément cette chose indéfinissable et cherchée : la Poésie, grain de grenade où se resserre le génie. Et que tout le reste, auprès, paraisse impur ; tâtonnements pour en arriver là. C'est de ces tâtonnements toutefois qu'est faite l'histoire de notre littérature lyrique.»André Gide.
Ce volume contient les oeuvres suivantes: Le Traité du Narcisse - Le Voyage d'Urien - La Tentative amoureuse - Paludes - Les Nourritures terrestres - Les Nouvelles nourritures - Le Prométhée mal enchaîné - El Hadj ou Le Traité du faux prophète - L'Immoraliste - Le Retour de l'enfant prodigue - La Porte étroite - Isabelle - Les Caves du Vatican - La Symphonie pastorale - Les Faux-monnayeurs - L'École des femmes - Robert - Geneviève ou La confidence inachevée - Thésée. Introduction de Maurice Nadeau. Notices et bibliographie par Yvonne Davet et Jean-Jacques Thierry.