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Les couleurs dans les arts d'Afrique de la préhistoire à nos jours
Gutierrez Manuel
L'HARMATTAN
26,50 €
Épuisé
EAN :9782343207018
L'un des objectifs de ce livre est de mettre en évidence la diversité d'approches que l'on peut pratiquer sur les couleurs dans le continent, sans limites géographiques ni chronologiques. Il importe également de mettre en évidence les choix et les symbolismes des couleurs dans des sociétés parfois proches. Dans certains cas spécifiques, les couleurs et les formes sont porteuses de messages et fonctionnent comme marqueurs identitaires. C'est le cas des Koko donda par exemple. Dans d'autres cas, des masques en feuilles végétales comme les Waba sont en réalité des vêtements couvrant tout le corps du danseur : ce ne sont pas des objets que l'on trouve dans un cadre plutôt fermé destinés à une catégorie de personnes. Ici c'est plutôt le contraire que l'on observe car ils se montrent au plus grand nombre. Ce livre est issu d'une table ronde sur les couleurs organisée par l'université Norbert Zongo à Koudougou, Burkina Faso et qui s'inscrit dans la continuité d'autres réunions internationales organisées autour de la thématique Les couleurs dans les arts d'Afrique de la préhistoire à nos jours.
Voici la représentation des recherches récentes et des données nouvelles sur la création artistique ancienne sur parois et dalles rocheuses du continent Africain. Cette publication couvre en premier lieu le nord du continent notamment la Tunisie. Pour l'Algérie et le Maroc, ce sont des données nouvelles qui sont présentées. Pour l'est, une vaste synthèse sur la Corne de l'Afrique, montre l'état de la recherche et présente des sites nouveaux à Djibouti. L'Angola, le Zimbabwe et la Namibie ne sont pas de restes ainsi que l'Afrique du Sud.
Gutierrez Manuel ; Benjamin Maria Helena ; Moreira
Cet ouvrage retrace une longue période de collaboration scientifique en archéologie entre institutions françaises et angolaises. Il présente les résultats des recherches archéologiques conduites par une équipe franco-angolaise depuis le début des années 1990 jusqu'à aujourd'hui dans la province de Benguela.
La province de Namibe apparaît, dans l état actuel des connaissances, comme l une des plus riches d Angola en sites d art rupestre. Le nombre important de sites traduit une intense activité artistique, mais aussi une longue durée de cette tradition. L occupation de cette province remonte vraisemblablement au Paléolithique inférieur comme le laissent penser les vestiges lithiques connus actuellement. Un environnement favorable serait aussi l une des raisons de cette profusion artistique. On peut se demander si la diversité observée des styles ne trouverait pas son origine dans la diversité des peuples qui ont occupé la région. Il est en effet improbable d imaginer qu un seul peuple serait à l origine de toute la création artistique observée sur l ensemble des sites repérés. Il serait encore plus incongru de postuler, dès maintenant, l existence d une « première période » pour qualifi er l art de cette partie du continent. C est, à notre avis, la poursuite de la recherche et la multiplication des datations de laboratoire qui pourront rendre compte de l éventail chronologique couvert par la création artistique pariétale. La description des sites montre une grande diversité de figures peintes ou gravées; dans certaines cavités prédomine l utilisation de formes géométriques, abstraites et diverses, tandis que, dans d autres, on note une volonté de montrer des animaux reconnaissables, des personnages et des scènes. Cette dualité dans le choix des figures va de pair avec un choix des sites en fonction de leur position topographique, l articulation de ces éléments étant fonction de la finalité attribuée à chaque cavité. Les études des anthropologues et des historiens sur la signification des animaux dans les mythes d autres cultures régionales ouvrent une voie de recherche très prometteuse pour essayer de décrypter le rôle des animaux dans l art rupestre et, au-delà, pour comprendre la richesse culturelle des populations du passé. L histoire longue des sociétés de cette partie de l Angola peut trouver sur les parois peintes et gravées de la province de Namibe une excellente source de documentation, à condition de savoir préserver, transmettre et valoriser ce patrimoine unique.
Le 1er août 1909, François Faber remporte la septième édition du Tour de France cycliste. Le " Géant de Colombes ", ancien docker sur le port de Courbevoie, entre dans la légende, mais bien plus qu'un parcours sportif exemplaire son itinéraire est un condensé de la France de la Belle époque. L'histoire d'un gamin de banlieue au physique hors du commun et à l'appétit féroce, grandi entre maraîchages et usines, puis saisi par le démon d'une petite reine qui fera sa fortune. Un enfant de son siècle, qui croise aussi en chemin la terrible crue de la Seine en janvier 1910, le grand Jaurès quelques jours avant son assassinat, puis fauché en pleine gloire en mai 1915, lors de l'une des plus formidables offensives de la Grande Guerre... En s'appuyant sur la presse d'époque et sur de nombreux documents inédits, ce livre retrace le destin romanesque de ce champion attachant, l'un des plus populaires de son temps, né et grandi en France, devenu luxembourgeois à sa majorité sans jamais quitter sa ville de Colombes, puis engagé volontaire dans la Légion étrangère pour défendre sa patrie d'adoption.
Dans un contexte économique caractérisé par la mondialisation où les fusions, délocalisations et liquidations d'entreprises sont autant de risques pour les managers, la ressource principale de l'entreprise reste la connaissance. Véritable capital technique, social et culturel, il convient de la préserver, de l'enrichir et de la transmettre. Le capital mémoire de l'entreprise ouvre la voie au management des savoirs, à la gestion des connaissances et à l'ingénierie de la mémoire organisationnelle qui, chacun dans son domaine, cartographient les compétences et les savoirs que recèle l'entreprise et en définissent les enjeux stratégiques. Loin d'être un tout homogène, la mémoire de l'entreprise emprunte à de multiples sources, individuelles ou collectives, se pourrit de cultures conflictuelles et se fixe sur des supports composites - simples récits d'anecdotes, documents de presse ou institutionnels (affiche, film d'entreprise, banque de données...). Par-delà les clivages culturels, les querelles de territoires, les tactiques du secret, les justifications plus ou moins excusables de l'oubli, cet ouvrage montre en quoi la mémoire constitue, pour l'anticipation stratégique et la construction identitaire des collectifs de travail, un facteur-clef dé la communication d'entreprise. L'exemple des Chantiers de l'Atlantique de Saint-Nazaire illustre toute là complexité et la richesse du capital mémoire d'une grande organisation.
Perrat Benoît ; Pitte Jean-Robert ; Guillot Pierre
Résumé : Grand chef cuisinier aux côtés des Escoffier, des Rambert et des frères Rouzier notamment, le Bressan Benoît Perrat (1873-1957) exerça son art dans les restaurants de tout premier ordre (Lyon, Genève, Paris, York, Berlin, Dresde) puis dans les cours princières et royales d'Europe centrale de la Belle Epoque (Saxe, Bavière, Roumanie, Hongrie). Contraint par la Grande Guerre à quitter ceux qu'il avait somptueusement servis, il retrouve ses terres natales et s'installe quelque temps après à Vonnas (Ain), la "Mecque de gueule", où il tiendra jusqu'à la Seconde Guerre mondiale toujours avec panache et distinction, jusqu'au raffinement ultime, la table et le Grand Hôtel Moderne. Il y rédigera sa célèbre "rhapsodie culinaire et gastronomique", Cornus en Bresse (1932) ? rééditée en 2002 ? et en 1938 sa Hongrie gourmande, restée inédite et publiée ici pour la première fois. Ce recueil surprenant assemble une centaine de ses recettes magyares récolées au gré de ses rencontres, de ses pérégrinations, de ses affectations et de ses enchantements. Récolées... ! C'est peu dire. Benoît Perrat y atteste surtout le "véritable esprit de la gastronomie qui est un patrimoine vivant, en évolution constante, ouvert à toutes les influences extérieures qui sont découvertes, apprivoisées, domestiquées, puis intégrées". C'est donc à une savoureuse déclinaison des riches spécialités danubiennes, parfois "métissées de Bresse", que Benoît Perrat convoque ses lecteurs, au premier rang desquelles le fameux gulash, et bien sûr le paprika, piment-roi de la cuisine magyare. Il les invite surtout à mettre avec lui la main au fourneau puis la serviette au cou.
Immobile face à sa femme, il attend les premières séries de l'après-midi. Six mois qu'elle est partie. Elle n'a jamais donné de nouvelles et lui, comme un con, il garde sa photo sur la télé. II s'entend lui chuchoter "ils m'ont viré, tu te rends compte, ces salauds", et il est sûr d'apercevoir aux commissures de ses lèvres l'ébauche désolée d'un sourire. Ici, on voudrait s'aimer et on ne sait pas bien comment ; on parle sans toujours trouver les mots ; on s'accroche au quotidien comme on peut. Au fil des quinze histoires qui composent ce recueil, on croise des individus qui donnent parfois l'impression de marcher à côté de leur propre existence. Le propos est grave, souvent drôle, toujours tendre.