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ARISTOTE L ANIMAL POLITIQUE
GUREMEN/JAULIN
PUB SORBONNE
19,00 €
Épuisé
EAN :9782859449827
Les études, ici rassemblées, portent toutes sur l'assertion célèbre de la Politique d'Aristote (Politique I, 1-2), selon laquelle "l'être humain est un animal politique". Elles prennent en compte les éventuels effets du "tournant biologique" sur la fameuse formule aristotélicienne, "l'être humain est un animal politique par nature", et en explorent les implications. L'analyse répétée des mêmes passages permet de remettre la formule de l'animal politique dans son contexte, ce qui est le premier effet attendu de cette publication. L'objectif est de défaire la proposition étudiée de son statut d'énoncé absolu ou, pire encore, de slogan, pour en montrer les inflexions et les conditions. Un consensus semble bien s'établir entre les différents auteurs sur l'impossibilité d'une lecture réductionniste de la thèse de l'animal politique humain.
Résumé : Une baie perdue en Méditerranée : parmi les genévriers et les troupeaux vivent Kâni, le paysan turc et Yanni, le pêcheur grec. La barque de Stélyo au moteur poussif qui apporte courrier et ravitaillement de la Ville représente leur seul contact avec le monde extérieur. Liés par une amitié ancestrale aussi inaltérable que leur amour de la nature et de la terre, Yanni et Kâni n'ont besoin de personne : ensemble ils jurent la mort du renard dévoreur de poules, ensemble ils escaladent les collines au son de la flûte et se laissent éblouir par la beauté de l'espadon qui sommeille entre deux eaux. Ici, la vie n'a pas changé depuis le temps de Virgile. L'ambition et la violence finiront pourtant par rompre cette harmonie paisible : Haralambos - le pope politicien - et son homologue turc viennent haranguer les villageois, consternés à l'idée qu'ils devraient être ennemis. Le requin, déjà, dévore la pêche. Niko, le fils de Yanni, revient de l'étranger décidé à exploiter à son seul profit les ressources locales, quitte à dévaster la baie. Ayshé, la fille de Kâni, arrive d'Istanbul, mitraillette au poing, exigeant le partage des terres entre Turcs et Grecs. A leur suite, déferle le cortège d'avocats, de promoteurs, de gendarmes et de touristes... Car l'espadon, par sa forme, est aussi le symbole de leur île : Chypre, déchirée par un conflit fratricide. telle est la toile de fond de ce récit vibrant. Osman Necmi Gürmen retrouve ici le souffle épique qui parcourait L'écharpe d'Iris, son premier roman.
Quatrième de couverture Entre la mer de Marmara et les collines d'oliviers s'étend la ferme de Selim, dit «le Toqué». Sans ambitions et sans besoins, il règne sur un monde encore épargné par le progrès. Fatin, préfet de la ville voisine, ancien camarade du Quartier latin, demain député, bientôt ministre, incapable de posséder la beauté, pratiquera la vengeance. Il fait lotir la ferme. Une kermesse monstre lui permet de profaner les lieux, la vieille bâtisse flambe, le sang coule. Par-delà son contenu, cette parabole nous est contée dans une langue d'une richesse inusitée, où l'imagerie de l'Orient, une profonde poésie de la nature méditerranéenne rejoignent la précision de mots dont nous avons souvent perdu l'usage.
Raymond Gurême est l?un des rares survivants d?une page occultée de l?histoire de France: celle de l?internement de familles « nomades » de 1940 à 1946.Né dans une caravane, Raymond marche dans les pas de ses ancêtres sur la piste du cirque familial. Tout disparait brutalement lorsque sa famille est enfermée, sur ordre de la police française dans les camps de Darnétal, près de Rouen, puis de Linas-Monthéry, dans l'Essonne. Là, la famille Gurême vit coupée du monde, sans nourriture, sans hygiène, sans chauffage. Mais Raymond réussit à s'en échapper et entre dans la Résistance. Il ne retrouvera les siens que neuf ans plus tard.Aujourd'hui, ce patriarche d'une famille de 15 enfants et de 150 descendants brise soixante-dix ans de silence pour dénoncer les discriminations toujours vives à l'égard des nomades.Un témoignage exceptionnel pour comprendre la tragédie des tsiganes de France.
Les désaccords philosophiques dont l'idée de liberté fait constamment l'objet ne font-ils pas signe, au-delà des querelles métaphysiques, vers la dynamique réelle de la liberté - et indissociablement de son idée - dans ses productions socio-historiques et, par conséquent, jusque dans ses négations ? Cet essai propose un travail généalogique autour du mot "liberté" : les significations successivement attribuées à ce concept sont essentiellement reliées à des expériences d'aliénation, dont elles constituent des projections en positif, idéalisées. Articulant histoire de la philosophie et philosophie sociale, Peggy Avez explore plusieurs configurations - la peur de l'exil dans l'Antiquité, la conception chrétienne de l'homme endetté, la crainte asservissante d'autrui pour les modernes et la peur contemporaine de l'objectivation unilatérale chacune forgeant des significations de la liberté comme autochtonie, rédemption, sécurité et réinsertion du sens. De la "dialectique négative" de l'idée de liberté - ce dont les idéaux de liberté veulent émanciper l'homme constitue ce qui le conduit à s'aliéner - à la dialectique de la praxis - dans laquelle l'idée de liberté devient mythe et mobilise des mécanismes psychologiques à la faveur desquels l'aspiration à l'émancipation se mue en désir d'adaptation et d'obéissance -, l'auteure suit comme fil directeur l'histoire de la philosophie, qui fournit des éléments fondamentaux non seulement pour réveiller les sens du terme "liberté", confusément sédimentés dans notre usage discursif, mais aussi pour comprendre le rôle essentiel de Vidée de liberté dans l'imaginaire social.
Résumé : Comment définir la famille en Grèce ancienne ? Qui invite-t-on chez soi ? Suivant quelles modalités ? Pourquoi ? Longtemps, les historiens ont exclu la famille du champ d'étude de la sociabilité, considérant qu'elle relevait de la sphère privée. L'analyse de célébrations ritualisées et normées, le plus souvent festives (mariage, naissance, décès ; sacrifices, banquets, processions, danses, chants), entre parents, amis et voisins, autrement dit entre familiers (oikeioi), ainsi que des discours qui y font référence (tragédies, comédies, plaidoyers civils, discours philosophiques, lois), conduit cependant à éclairer des formes de sociabilité plus ou moins formelle propres à appréhender la composition de la famille grecque dans l'Antiquité, son ouverture, ses limites et à définir ses normes, sa cohésion et son identité par des comportements spécifiques et les liens créés. Elle permet également de situer les individus dans l'oikos en fonction de leur statut, de leur âge et de leur sexe. Les célébrations sont organisées et transformées en spectacle, les relations forgées sont théâtralisées. La famille est ainsi comprise comme un noeud de solidarités organiques et imbriquées, un espace de visibilité sociale aux frontières perméables et floues, plutôt que comme une structure juridique figée et un lieu d'expression du privé à l'intérieur de la cité grecque. Le livre met en lumière les liens qui se nouent et perdurent à l'intérieur de la famille et la manière dont ces relations tissées dans un cadre domestique façonnent des interactions plus larges de la famille à la cité, principalement aux époques archaïque et classique, dans le monde grec. Il pose en définitive la difficile question de la nature de la cité.
Résumé : La différence sexuelle de l'homme et de la femme est-elle un fait physiologique ou un effet des normes sociales ? En 1990, dans Trouble dans le genre, Judith Butler soutient que la catégorie de " sexe " ne décrit pas la différence naturelle de l'homme et de la femme mais la produit, par la répétition des normes du genre que nos discours et nos pratiques sociales véhiculent sans cesse. Pour déconstruire ces catégories naturalisantes d'homme et de femme, Butler inscrit sa critique du sexisme dans une critique globale de l'hétéro-sexisme, c'est-à dire de l'injonction sociale à l'hétérosexualité obligatoire. Trouble dans la matière part du contexte polémique de la réception de Butler en France, dans les cercles où l'on reproche aux études de genre de semer le trouble dans la lutte des classes. L'ouvrage entreprend de mettre en lumière la dimension matérialiste de la thèse butlerienne de la construction discursive du sexe, mais aussi d'interroger, en retour, la fécondité de son analyse du pouvoir des mots pour la critique sociale d'inspiration marxiste. L'exploration de la postérité inédite de Marx qui se dessine entre Althusser et Foucault, au prisme de l'épistémologie de Canguilhem, fait de la construction du " sexe " le point de départ d'une réflexion générale sur la production de la réalité sociale par les discours qui la ressaisissent. L'ouvrage envisage ainsi de penser la matérialité discursive de l'existence sociale, c'est-à-dire la manière dont le discours, esquissant les contours des sujets et des objets qu'il nomme, les constitue socialement comme tels. Il vise, à partir du problème de la construction discursive du sexe, à proposer des éléments pour une épistémologie matérialiste qui considère le pouvoir du discours de produire et de transformer la réalité sociale, et non simplement de la décrire ou de la refléter.