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Comparution
Guo Angelina
QUARTANIER
18,00 €
Épuisé
EAN :9782896987115
LORSQUE j'ai reçu le formulaire de déclaration de la victime, j'étais seule à la maison. Je suis montée m'asseoir à la fenêtre de ma chambre d'enfant. C'était l'été, le quartier était silencieux. J'ai déchiré l'enveloppe en petits morceaux pour que mes parents ne la trouvent pas. La dernière section s'intitulait "DESSIN, POEME OU LETTRE". J'ai lu la consigne : Vous pouvez utiliser cet espace si cela peut vous aider à dépeindre les répercussions que l'infraction ou la conduite de l'accusé a eues sur vous. J'ai très vite dépassé le nombre de lignes. Il n'y avait pas assez de place pour parler de la Chine, de mon français étrange, de l'histoire d'amour qui a précédé la plainte. Quatre ans plus tard, je suis arrivée à cette version. J'ai essayé de ne pas faire de fautes. La vérité, elle, m'échappe encore.
Elle s'appelle Fenfang, c'est une jeune fille vorace de vingt ans qui adore le cinéma et les nouilles OVNI, qui change sans une larme de job comme de garçon, qui se fait virer de chez elle pour amoralité, qui cherche le grand amour et la beauté, mais pour qui rien n'est simple à Pékin. Pourtant, quand, à dix-sept ans, Fenfang fuit le sud de la Chine et son village claustrophobe entouré de champs de patates douces à perte de vue pour venir trouver à Pékin un destin de star du grand écran, elle ne sait pas encore que c'est la ville la moins romantique du monde. Ni qu'elle ira grossier les rangs des six mille sept cent quatre-vingt six jeunes figurantes d'un film. Ni que tout cela ne se terminera pas en un conte de fées. Mais Fenfang est une idéaliste. Biographie de l'auteur Xiaolu Guo est l'auteur du très remarqué Petit dictionnaire chinois- anglais pour amants (Buchet/ Chastel, 2008) et de La Ville de pierre (Picquier, 2003). Née en 1973 dans un village de pécheurs du sud de la Chine, elle se partage aujourd'hui entre Londres et Pékin, entre la littérature et le cinéma.
Sous fond de Révolution culturelle chinoise, ce livre nous plonge au coeur des hutong de Pékin. Avec leurs saveurs musicales et culinaires, ces mémoires d'un musicien chinois à la renommée internationale nous transportent dans un univers empreint de mélancolie où se mêlent réminiscences et invitations à la délectation. A travers ces mémoires, Guo Yue offre aux lecteurs une initiation à la culture chinoise. Témoin d'une époque décisive, ce livre puise sa force dans sa capacité à susciter une vive émotion lorsque sont évoqués les souvenirs d'enfance. Malgré la cruauté de certaines situations, les envolées lyriques et la constance du langage poétique de l'auteur offrent une perspective toujours teintée d'optimisme. Le voyage proposé par Guo Yue, au-delà des frontières géographiques, laisse place à une exploration sensitive. Avec le détail des 35 recettes de plats traditionnels mentionnés par l'auteur dans son récit.
Taiwan, années cinquante. Atteint de tuberculose, hanté par les souvenirs de la guerre et les bombardements américains, Tiemin est soigné avec un grand dévouement par Wenhui, sa jeune épouse. Une fois guéri, il se voit impliqué dans une tempête politique dont il tient sa femme à l'écart. Une insidieuse angoisse s'installe, qui vient s'immiscer dans leur relation. La conjonction fatale de la maladie, de l'engagement politique et de la jalousie les pousse alors aux implications les plus extrêmes. Biographie: Guo Songfen (1938-2005) est un des grands nouvellistes taiwanais contemporains. En raison de ses opinions politiques, il s'est exilé dès les années 1960 aux Etats-Unis. Traduit pour la première fois en français, il est connu pour le raffinement de son style et la subtile richesse de son univers.
Pour ceux qu'on aime, rien n'est trop bon. Yuanyuan le petit panda roux le sait bien. Alors, il garde les mûres mûres pour sa maman et sa mamie, et même le serpent She est d'accord avec lui! Ce conte minuscule, tout mignon tout tendre, est né d'une relecture contemporaine d'un classique chinois du XIIIe siècle. Décidément, la Chine n'en finit pas de nous surprendre depuis le voyage de Marco Polo!
Avant la guerre, Carel Ender habite à Privine. Il est fonctionnaire de l?administration impériale. C?est toujours mieux que ce qu?en attendait sa famille.Ses amis se nomment Isabelle Van Duyck, fondatrice d?une résidence utopique; Jean Faber, militant politique de gauche; Nina Fischer, journaliste de renom donnant de son temps au Secours des réfugiés; Ilya Rehberg, jeune dramaturge intéressé par la «question kadienne»?Puis la grande histoire tombe sur Privine, et efface le souvenir de cette communauté.Des années plus tard, l?historienne Sabine Oloron rencontrera le nom de Carel Ender dans ses recherches. Peut-être saura-t-elle dire la morale de cette fable.4e de couverture : Avant la guerre, Carel Ender habite à Privine. Il est fonctionnaire de l?administration impériale. C?est toujours mieux que ce qu?en attendait sa famille.Ses amis se nomment Isabelle Van Duyck, fondatrice d?une résidence utopique; Jean Faber, militant politique de gauche; Nina Fischer, journaliste de renom donnant de son temps au Secours des réfugiés; Ilya Rehberg, jeune dramaturge intéressé par la «question kadienne»?Puis la grande histoire tombe sur Privine, et efface le souvenir de cette communauté.Des années plus tard, l?historienne Sabine Oloron rencontrera le nom de Carel Ender dans ses recherches. Peut-être saura-t-elle dire la morale de cette fable.
On lui avait promis l'égalité des sexes et l'épanouissement maternel : aujourd'hui, dans un Paris engourdi par les attentats, entre la garderie et le cabinet de sa psychanalyste, une enfant des années quatre-vingt cherche ce qui a mal tourné ? si quelque chose a mal tourné. Sur les rives du lac Huron, une adolescente et ses frères traversent un été brûlant dans une ville sans avenir, à l'ombre d'une centrale nucléaire. Un jeune artiste d'origine kabyle en route vers New York reste coincé à Montréal après ce qui ne devait être qu'une escale, le matin du 11 septembre 2001. Un couple gardant une villa d'architectes sur l'île de Vancouver sombre dans le cauchemar. De motel en motel, un garçon et sa mère suivent un faux prophète sur les routes de la Nouvelle-Ecosse. Un vieux cowboy met au jour un secret, une danseuse retrouve le souvenir d'une ancienne amante, et un père prend sa fille en flagrant délit.
Quand mon père est mort, je n'ai pas hérité de boîtes pleines de documents et de lettres. Ses cendres ont été jetées à l'eau. Ses biens ont été donnés, détruits à la hâte. Il avait les yeux clairs et portait la barbe. Sur les photos, il avait cette allure virile et négligée caractéristique des années soixante-dix. Il ne pouvait pas se mettre à table sans son couteau de poche et du pain. Il disait "il" à ceux qu'il aurait dû vouvoyer, parce qu'il refusait de se soumettre à leur supériorité de classe. Il était drôle et colérique. Il était sensible. Il fumait, il buvait ; il n'a pas laissé grand-chose derrière lui. Je crois qu'il avait commencé à disparaître de son vivant déjà. Quand on a soulevé son corps, j'ai vu la légère empreinte qui creusait le drap, là où était posé son crâne. Puis elle s'est effacée, et le drap est redevenu lisse. C'est cette disparition qui a déclenché l'écriture de ce livre, cette absence que laissent les morts, avec laquelle ceux qui leur survivent tissent des fictions pour s'en sortir." C. H.