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La grande musique. Papiers choisis
Gunn Kirsty ; Odin Jacqueline
BOURGOIS
20,00 €
Épuisé
EAN :9782267026276
Extrait Extrait de l'avant-propos L'histoire qui suit - récit composé de paragraphes de journal intime, de papiers et d'éléments d'une saga familiale qui, ensemble, deviennent La Grande Musique - est parvenue à ma connaissance il y a plusieurs années quand je travaillais à une fiction courte située dans les Highlands d'Écosse. Tandis que j'imaginais des canevas et des personnages pour ce projet, pensais à telle personne, puis à telle autre, décidais de l'endroit où elles pourraient vivre, préparais leur cadre de vie, m'arriva un dossier - plusieurs dossiers, à vrai dire, chapitres ou sections distincts réunis par des trombones ou agrafés en liasses, dont certains étaient dans l'ordre narratif, d'autres pas - qui semblait contenir la totalité du monde que je m'employais à imaginer, me le livrant comme une chose déjà existante. Plus j'avançais dans la lecture de ces pages, plus je m'interrogeais sur leur provenance et leur sens. Les sections faisaient-elles partie d'un même journal intime ? Elles en donnaient l'impression, pour la majorité d'entre elles, comme le lecteur sera amené à le voir, ayant toute la qualité personnelle d'un journal intime, la dimension directe et urgente de ce qui a besoin d'être dit. Pourtant d'autres sections du dossier évoquaient plutôt des transcriptions, ou des notes pour des histoires, ou des histoires achevées, pour quelques-unes. Il paraissait de prime abord impossible d'agencer les strates de pages afin d'apporter une certaine structure à l'ensemble. Puis, lorsque je commençai de déplacer les papiers, les rangeant et les organisant de différentes façons, je vis qu'en fait l'idée du piobaireachd était déterminante pour charpenter le contenu global. Là, de cette manière, j'ai trouvé La Grande Musique - car c'est ce que signifie piobaireachd, comme expliqué précédemment dans la définition. Et en trouvant un titre, ainsi niché dans le millefeuille de ces pages qui étaient en ma possession, eh bien, je réussis à trouver une forme pour quelque chose qui pouvait être... Quoi ? Moins une histoire qu'un lieu, un monde. Quelque chose que pouvait renfermer un livre susceptible de se lire tantôt comme un récit, tantôt comme une histoire ou même un rêve. Cette forme est la forme du piobaireachd lui-même : un concerto, un morceau de musique fait de mouvements séparés qui prennent une idée et l'amplifient, alors que les mouvements eux-mêmes progressent vers une conclusion -qui, selon les règles de la composition, revient pour finir à l'idée originelle, au moment de simplicité absolue qu'était l'esquisse des quelques premières notes. Mon organisation de ce qui suit, par conséquent, n'est qu'une proposition sur ce modèle - proposition d'une forme - bien qu'il y ait ici des pages montrant que cette même forme était aussi intentionnelle. Les notations et références qui apparaissent dans le texte sont de ma main, et indiquent des points de lecture complémentaire susceptibles d'intéresser ceux qui veulent explorer davantage le monde de ce livre, son histoire, sa musique et son sentiment du lieu. Il n'est cependant pas du tout impératif de se reporter aux appendices et à la documentation disponibles au cours de la lecture. Considérez plutôt ces pages supplémentaires comme un paysage situé derrière vous, une vue par une fenêtre ou au-delà d'une porte ouverte - un lieu à explorer seulement si vous désirez y aller. En outre, j'ai inclus dans cette section distincte une série de papiers tirés du dossier cartonné d'origine : des manuscrits, des documents relatifs à l'histoire de la Maison grise, des notes et des éléments de divers journaux qu'ont peut-être utilisés John Callum Sutherland et ses ancêtres - y compris un fragment de la composition inachevée Lamento pour lui-même.
Au début de l'été, Ward, 15 ans, passe son temps à la plage. Alex l'incite à venir à une fête chez Beth, riche en alcools, en filles et en toute autre occasion de s'amuser. Mais Ward est timide et renfermé, il lutte pour se défaire de l'emprise de son père. Ward préfère attendre la bonne vague sur la plage. Il n'est heureux que lorsqu'il prend sa planche et va surfer, pour échapper provisoirement à ses angoisses. Comme le soleil s'approche du zénith, les courants changent et Ward se trouve confronté à un événement spectaculaire qui bouleversera sa vie à tout jamais. Un court roman d'apprentissage sensuel et enivrant qui décrit à la perfection les gênes et les défis de nos quinze ans, un conte où se mêlent danger et sexualité, sur les mères et leurs fils, sur les pères qui les dominent et sur la mer.
Une maison de vacances, un été au bord de l'eau. Janey et son petit frère Jim, livrés à eux-mêmes, passent leurs journées près du lac, terrain de jeu et d'exploration magique. Mais de retour à la maison, ils doivent renoncer à leur monde de rêves pour retrouver la réalité - des parents négligents trop occupés à boire des cocktails et distraire leurs amis. Janey veut protéger son petit frère du monde des adultes. Elle se substitue à la mère, femme sublime, adulée par son mari. Les enfants croient trouver refuge près du lac, mais le danger n'est pas loin... Pluie est le premier roman de Kirsty Gunn, considérée comme l'un des écrivains les plus prometteurs et les plus originaux de sa génération. Un talent et une maîtrise qui rappellent Colette et Katherine Mansfield. Biographie: Kirsty Gunn est née en Nouvelle-Zélande. Elle a fait ses études à l'université Victoria et à Oxford. Elle a vécu à New York dans les années 80 mais en 1987, elle revient en Angleterre. Elle habite actuellement Londres et travaille en free-lance pour un groupe de presse.
Un jour j?ai sorti un livre, je l?ai ouvert et c?était ça. Je restai planté un moment, lisant et comme un homme qui a trouvé de l?or à la décharge publique. J?ai posé le livre sur la table, les phrases filaient facilement à travers les pages comme un courant. Chaque ligne avait sa propre énergie et était suivie d?une semblable et la vraie substance de chaque ligne donnait sa forme à la page, une sensation de quelque chose sculpté dans le texte. Voilà enfin un homme qui n?avait pas peur de l?émotion. L?humour et la douleur mélangés avec une superbe simplicité. Le début du livre était un gigantesque miracle pour moi. J?avais une carte de la bibliothèque. Je sortis le livre et l?emportai dans ma chambre. Je me couchai sur mon lit et le lus. Et je compris bien avant de le terminer qu?il y avait là un homme qui avait changé l?écriture. Le livre était Demande à la poussière et l?auteur, John Fante. Il allait toute ma vie m?influencer dans mon travail" (Charles Bukowski, 1979).
Résumé : Suite à la mort des ses parents, Mélanie, une jeune adolescente, quitte sa belle maison de campagne avec son frère et sa soeur pour aller vivre dans le petit appartement londonien de son oncle Philip. Très vite, ce dernier, monteur de marionnettes, va se muer en personnage immense et effrayant, Barbe-Bleue en son château aux portes closes. Récit d'initiation, fable sur la confrontation du mal et de l'innocence, le roman d'Angela Carter est tout cela. Il joue des références littéraires et picturales : Lear, Carroll, mais aussi Coleridge, Melville et Poe sont convoqués dans cette histoire profondément mystérieuse et touchante.
Résumé : Ecrit en 1969, Love est un roman trouble et bouleversant où le féminisme radical, mais nuancé, de l'auteur se présente sous les dehors les plus pervers et les plus violents. Love raconte une étouffante histoire d'amour à trois où les émotions les plus subtiles côtoient les pulsions sexuelles les plus grossières et les névroses sentimentales les plus cruelles. Le tout sanctionné par l'acte de violence et d'amour le plus définitif. Illuminé par la présence d'une héroïne aussi fragile que radieuse, ce livre vibrant représente la quintessence du talent d'Angela Carter.
Lady Susan était resté inédit du vivant de Jane Austen. L'intrigue est entièrement bâtie autour des lettres échangées entre les différents protagonistes : Susan, ravissante veuve d'environ trente-cinq ans, en est le personnage central. Ses agissements volages engendrent bien des critiques. Cette femme spirituelle et sans le sou s'est en effet installée chez son beau-frère, un riche banquier. Est-elle dénuée de scrupules, prête à tout pour faire un beau mariage, ou simplement une coquette qui veut s'amuser ? Le jeune Réginald risque de payer cher la réponse à cette question... Ce texte est suivi de deux fragments inachevés rédigés, l'un au milieu de sa vie, et l'autre juste avant sa mort. Au-delà de leur intérêt documentaire, ils valent par leur qualité littéraire et le plaisir de lecture qu'ils procurent.
Résumé : Si Truman Capote est surtout connu pour deux titres, De sang-froid et Petit déjeuner chez Tiffany, il fut extraordinairement doué pour des genres très variés : romans, nouvelles, journalisme, enquêtes, portraits sont connus. Mais il mérite tout autant d'être redécouvert comme auteur de récits de voyage, de scénarios, de pièces de théâtre, et même d'une comédie musicale. Ses entretiens comme sa correspondance, sont émaillés de phrases cinglantes - on le traitait volontiers de langue de vipère... - qui, avec le recul du temps, semblent le plus souvent pertinentes malgré leur extrême méchanceté : il écrit ainsi à propos d'un roman qui vient de paraître " J'ai sûrement lu pire, mais je ne m'en souviens pas "... Cet homme immensément cultivé fut aussi l'un des pionniers, sinon l'inventeur, d'un genre littéraire, avec De sang-froid qui répond à un défi : " transformer la vérité en fiction ou la fiction en vérité ". Il aura beaucoup d'imitateurs, mais peu parviendront à atteindre la même profondeur. Enfin, ce " solitaire mondain " a connu " tout le monde " en Europe et aux Etats-Unis, a été photographié par les plus grands photographes (Richard Avedon, Cartier-Bresson ou le futur lord Snowdon), était présent dans les shows de télévision et dans les pages de Playboy et de Vanity Fair. À travers ses écrits comme à travers les documents présentés dans le " Vie et oeuvre " c'est tout le milieu littéraire et artistique de son temps qui revit.
Avant de s'engager dans l'armée iranienne pour combattre l'ennemi irakien, Amir Yamini était un playboy, qui passait le plus clair de son temps à séduire les femmes et exaspérer sa très pieuse famille. Cinq ans plus tard, sa mère et sa soeur le retrouvent, amputé de son bras gauche, dans un hôpital psychiatrique pour soldats traumatisés. Quasi amnésique, Amir est hanté par la vision d'une mystérieuse femme sans visage, au front orné d'un croissant de lune. De retour à Téhéran, le fils prodigue est tour à tour salué comme un martyr de la Révolution islamique et confiné dans sa chambre comme un fou dangereux. Avec la complicité de sa soeur, il s'évade en escaladant le mur de leur jardin et repart sur le champ de bataille à la recherche de celle qu'il surnomme "Front de lune" , accompagné dans ce périple au fil de la mémoire par deux scribes perchés sur ses épaules - l'ange de la vertu et l'ange du péché - qui consignent depuis toujours son histoire. Avec cette épopée amoureuse, guerrière et poétique d'une inventivité exubérante, porteuse d'un regard subtil sur la société iranienne contemporaine et empreinte d'une sensualité tout droit héritée de la grande tradition des contes persans, le grand romancier iranien Shahriar Mandanipour signe une oeuvre forte, envoûtante et pleine d'humanité.
Résumé : "Ce sera un essai-roman [...]. Il devra tout englober, sexualité, éducation, manière de vivre, de 1880 à nos jours ; et mettre à franchir les années toute l'agilité et la vigueur du chamois qui bondit par-dessus les précipices. C'est l'idée générale, en tout cas, et cela m'a plongée dans un tel brouillard, une telle ivresse, un tel rêve que, déclamant des phrases, et voyant des scènes alors que je remonte Southampton Row, je me demande si j'ai tant soit peu vécu sur terre depuis le 10 octobre. Comme pour Orlando, tout se précipite de soi-même dans le courant". Journal 1915-1941, 2 novembre 1932, à propos des Années.
Ce volume contient les principaux romans de la « légende de Duluoz », le cycle autobiographique conçu par Kerouac lui-même: Sur la route; Visions de Cody (Ire partie); Les Souterrains; Tristessa; Les Clochards célestes; Big Sur; Vanité de Duluoz avec: L'Écrit de l'éternité d'or; des poèmes: « Bowery Blues », « MacDougal Street Blues »; des articles: « Contrecoup: la philosophie de la Beat Generation », « Principes de la prose spontanée », « Le dernier mot », « À quoi je suis en train de penser »; un choix de lettres.