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Arrêt sur images
Güler Ara
PARENTHESES
17,00 €
Épuisé
EAN :9782863642818
A mes débuts, j'ai écrit beaucoup de petites histoires, des nouvelles. Je me suis d'abord intéressé au théâtre, à la littérature et au cinéma. Je n'ai jamais imaginé que je deviendrais un jour photographe, quoique j'aie fait mes premières photos à l'âge de quinze ans. J'ai écrit avec la conviction que j'allais faire de la littérature, mais c'étaient des images qui prenaient forme sous ma plume". Ara Güler commence à observer le monde à travers son objectif dans les années cinquante. Ces nouvelles écrites à l'époque préfigurent le climat futur des photographies de l'artiste: quartiers des gens les plus humbles, déshérités, pêcheurs de Kumkapi... On retrouvera ici dans sa jeunesse celui que l'on va surnommer "l'oeil d'Istanbul". Le regard d'Ara Güler sur sa ville est un témoignage unique, un travail "d'historien visuel". Fantasque et généreux, passionné et précis, le "prince du Leica" offre au lecteur de chacune de ces nouvelles un "arrêt sur images", instantanés de vie pittoresques et singuliers où la poésie affleure dans une sorte de "réalisme poétique", car dit-il, "la patrie, ce sont les souvenirs".
Les textes réunis dans le numéro 251 d'Allemagne d'Aujourd'hui sont issus d'un Programme-Formation-Recherche (PFR), mené entre 2022 et 2024, et porté par le Centre interdisciplinaire d'études et de recherches sur l'Allemagne (CIERA) ainsi que les unités de recherche des universités concernées (Passau, Lorraine et CY Cergy). A l'heure d'un retour marqué de la "géopolitique" dans les débats, et au moment où ce terme à la mode est utilisé à de multiples fins par les médias ou les acteurs politiques, le dossier cerne d'abord la place que la géopolitique, objet de méfiance, voire de tabou, occupe désormais en France et en Allemagne dans le champ intellectuel et politique. Il propose également de mener une analyse du champ de tension entre l'idéal de l'Union européenne (puissance normative) et les nouvelles réalités géostratégiques et géoéconomiques, en Europe et dans d'autres régions du monde (l'Afrique, la Chine, les Etats-Unis ou encore l'Inde). Le dossier identifie des cas d'études ciblés révélateurs de la renaissance de la géopolitique dans l'analyse stratégique. Le dossier permet enfin de s'intéresser aux perspectives du positionnement de la France, de l'Allemagne et de l'Union européenne sur la scène internationale.
Actualisant le regard porté sur l'oeuvre d'un architecte qui parcourt la modernité du XXe siècle, ce livre puise ses recherches dans le riche fonds d'archives déposé par la famille aux ACM. Les chapitres de l'ouvrage décrivent une thématique branchée sur la théorie de l'architecture. La question de l'échelle du projet, ce balancement entre la miniature du format "timbre-poste" et l'épure à l'échelle 1 : 1, se rapporte autant à la ville qu'au dessin du mobilier. L'usage systématique de la variante se relie à la notion de Work in progress. La variante développe aussi une stratégie de séduction auprès des managers de la grande industrie multinationale d'origine suisse (Sandoz, Nestlé). Ce sont eux qui choisissent l'image de leur corporate architecture. Enfin, la question de l'enseignement de l'architecture, entre dogmatisme et relativisme, manifeste individuel et pluralisme, se pose dès l'instant où Jean Tschumi inaugure à Lausanne une école qui poursuit aujourd'hui son évolution dans le défi international des mondes et des tendances. Public : Professeurs, chercheurs, étudiants et praticiens en architecture, histoire et histoire de l'architecture.
Rafael Moneo a consacré une grande partie de son activité professionnelle à l'enseignement et à la critique. Dans cet ouvrage, il a réuni les cours délivrés dans les années quatre-vingt-dix à la Harvard Graduate School of Design dans lesquels il analyse les oeuvres de huit architectes contemporains: Stirling, Venturi & Scott Brown, Rossi, Eisenman, Siza, Gehry, Koolhaas et Herzog & De Meuron. Le terme d'"intranquillité", introduit dans le titre, fait référence à la manière dont certains architectes abordent leur discipline, mêlant réflexion et pratique, et produisant des essais critiques plus dictés par la recherche que par l'élaboration d'une théorie systématique qui nourrit véritablement leur oeuvre. Le terme "stratégie" peut être interprété ici comme une série de mécanismes, de procédés, de paradigmes et de stratagèmes formels qui apparaissent dans l'oeuvre des architectes contemporains: ce sont eux qui permettent de configurer leurs projets. Ce livre constitue également le témoignage précieux, direct et immédiat d'un praticien qui a lui-même grandement contribué à l'évolution de l'architecture contemporaine.
Longtemps vu comme un artiste de prestige, appelé par la vocation et protégé par le "Prince", l'architecte est aujourd'hui amené à évoluer dans un contexte fortement dominé par le néolibéralisme mondialisé. Au cours des dernières décennies, la créativité personnelle, le travail immodéré, le "colloque singulier" avec la clientèle qui caractérisaient sa pratique ont progressivement cédé le pas à une logique comptable calquée sur les méthodes de l'entreprise. En matière de construction, privée comme publique, la priorité est désormais à la rationalisation des processus de production, aux démarches qualité, au New Public Management, et au recours aux contrats globaux (partenariats public-privé et contrats de conception-réalisation) qui sécurisent les commanditaires. Si quelques figures charismatiques de l'architecture font durer l'illusion, la profession, viscéralement attachée à son statut d'acteur culturel, traverse une véritable crise d'identité. Comment ne pas "perdre son âme" dans cette nouvelle donne ? A quels outils, compétences, stratégies recourir pour s'adapter ? Et, in fine, la voie néolibérale est-elle la seule possible ?
François Ascher (1946-2009) Grand Prix de l'urbanisme 2009, choisi à l'unanimité par un jury international, est inclassable. Il a su transférer les savoirs de tous les domaines, les féconder ainsi et offrir un regard renouvelé sur la ville. La liberté revendiquée par l'auteur pour les individus, les sociétés, et lui-même, lui a fait explorer cette ville multiforme, complexe et hétérogène. Il a appelé les acteurs de la ville à une attitude plus ouverte aux modes de vie, inscrite dans les flux et la mobilité, notamment au regard de la triple crise financière, environnementale et sociale. Esprit impertinent, François Ascher aura interpellé décideurs et professionnels pour doter cette ville hypermoderne d'une vision et d'un dessein afin de guider son, aménagement sans céder à la tentation d'une forme de dirigisme qui a fait son temps, car la ville ne se décrète pas. Mais elle peut être conduite en restant à l'écoute des appétences sociales, du marché et des acteurs multiples qui la fabriquent. Il s'agit de mieux faire la ville pour tous et de consacrer autant de talent et d'énergie à toutes les formes qu'elle revêt, de la plus historique à la plus campagnarde, de la plus dense à la moins dense car cette dernière exige aussi de la sollicitude et de la qualité. Qualité de vie, liberté de mouvement, mais aussi responsabilité écologique peuvent se combiner grâce à des lotissements "verts", des modes de déplacement et d'énergie high tech, une vision du devenir territorial, qui appellent à une évolution des gouvernances.
Résumé : L'urbanisme, un plaisir ? Comment cette notion assez désuète peut-elle être associée au plaisir de faire la ville, à la modernité ? Comment la conjuguer à l'appétence pour toutes les disciplines, à la curiosité pour l'évolution des modes de vie et des modes de faire, l'invention sociale et technologique ? A travers l'action "Projet urbain" qu'elle a initiée, dirigée et animée au sein de l'administration en charge de l'urbanisme pendant près de trente ans, Ariella Masboungi a été un témoin privilégié d'une évolution favorable des pratiques dans ce domaine et d'une ouverture progressive à de nouvelles stratégies. Persuadée que la ville est la clé du développement durable, et que c'est en son sein que réside l'innovation, elle livre ici ses réflexions, ses convictions, ses "leçons" du projet urbain, n'ayant de cesse de s'inspirer de la diversité des expériences européennes, d'explorer, de capitaliser, de diffuser et, surtout, d'impulser de nouvelles directions pour construire une ville plus amène. Pourquoi tous les sujets de société conduisent-ils à l'urbanisme ? Par quels moyens peut-on produire des villes plus heureuses, équitables et stimulantes ? Comment enseigner le projet urbain et en transmettre le goût aux étudiants ? Que signifie "la fierté d'être fonctionnaire" dans le champ de l'action urbaine ? A travers les réponses ou les pistes esquissées, preuve est apportée que l'urbanisme de demain ne se fera pas sans une intelligence collective, à la fois attentive et ouverte sur le monde.