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L'amour dans le mariage - Etude historique
Guizot François
MANUCIUS
10,00 €
Épuisé
EAN :9782845787742
Notre temps est atteint d'un mal déplorable : il ne croit à la passion qu'accompagnée du dérèglement ; l'amour infini, le parfait dévouement, tous les sentiments ardents, exaltés, maîtres de l'âme, ne lui semblent possibles qu'en dehors des lois morales et des convenances sociales ; toute règle est à ses yeux un joug qui paralyse, toute soumission une servitude qui abaisse, toute flamme s'éteint si elle ne devient un incendie. Mal d'autant plus grave que ce n'est pas un accès de fièvre : il a sa source dans le rejet de toute loi, de toute foi, dans l'idolâtrie de l'homme se prenant lui-même pour Dieu, lui-même et lui seul, son seul plaisir et sa seule volonté ! Et à ce mal vient s'en joindre un autre non moins déplorable : l'homme non seulement n'adore plus que lui-même, mais il ne s'adore que dans la multitude où tous se confondent ; il porte envie et haine à tout ce qui s'élève au-dessus du commun niveau ; toute supériorité, toute grandeur individuelle, quels qu'en soient le genre et le nom, semble à ces esprits, à la fois en délire et en décadence, une iniquité et une oppression envers ce chaos d'êtres indistincts et éphémères qu'ils appellent l'humanité." F. G.
Résumé : Trouver et maintenir le juste équilibre entre l'ordre et la liberté fut la grande affaire de la vie intellectuelle et politique de François Guizot (1787-1874). Cette question, qui est en vérité celle de toutes les sociétés modernes, n'est nulle part traitée de façon plus saisissante et lumineuse que dans l'Histoire de la révolution d'Angleterre. Par cette ?uvre originale et puissante, dont la publication, étalée de 1826 à 1856, encadre la période d'action gouvernementale de Guizot, ce dernier s'est acquis et conserve une place au tout premier rang des plus grands historiens et penseurs du XIXe siècle, à l'égal de Tocqueville. Conjuguant avec bonheur la rigueur du raisonnement, la maîtrise du récit et l'art du portrait, tirant toutes les leçons, et pour tous les temps, du conflit entre la monarchie des Stuarts et la république des Cromwell, François Guizot donne corps de manière éclatante à cette histoire de la culture et de la civilisation dont il fut, à son époque, le pionnier, et dont l'écho, depuis lors, n'a pas faibli. Voici donc comment les révolutions commencent et finissent, réussissent ou échouent. LAURENT THEIS
Cette histoire générale de la civilisation en Europe depuis la chute de l'empire romain jusqu'à la Révolution française, un ouvrage de référence au XIXe siècle, malheureusement oublié depuis 1828, est organisée en 14 leçons. Histoire de la civilisation européenne Unité de la civilisation ancienne Tous les divers systèmes prétendent à la légitimité Alliance nécessaire des faits et des doctrines La religion est un principe d'association Séparation des gouvernants et des gouvernés dans l'Eglise Tableau comparatif de l'état des Communes au XIIe et au XVIIIe siècles Coup-d'oeil sur l'histoire générale de la civilisation européenne Rôle important de la royauté dans l'histoire de l'Europe, dans l'histoire du monde Tentatives pour concilier et faire vivre et agir en commun, dans une même société, sous un même pouvoir central, les divers éléments sociaux de l'Europe moderne Caractère particulier du XVe siècle Difficulté de démêler les faits généraux dans l'histoire moderne Caractère général de la révolution d'Angleterre Différence et ressemblance entre la marche de la civilisation de l'Angleterre et celle du continent "Il m'a paru qu'un tableau général de l'histoire moderne de l'Europe, considérée sous le rapport du développement de la civilisation, un coup d'oeil général sur l'histoire de la civilisation européenne, de ses origines, de sa marche, de son but, de son caractère ; il m'a paru, dis-je, qu'un tel tableau se pouvait adapter au temps dont nous disposons. C'est le sujet dont je me suis déterminé à vous entretenir."
Résumé : Paris est la proie d'un immense chantage. Trois malfaiteurs fondent une redoutable association qui va faire trembler la capitale jusqu'aux moindres de ses tréfonds. Dans l'ombre, le placeur de domestiques Mascarot, le médecin homéopathe Hortebize et l'avocat Catenac recueillent méthodiquement les honteux petits secrets de la population parisienne. Au bout de vingt-cinq années d'efforts opiniâtres, ils disposent d'une mine de renseignements suffisamment fournie pour mettre enfin à exécution leur plan machiavélique. Autour de ces passions humaines si banales que sont l'amour, l'ambition et l'argent, les très nombreux personnages de l'intrigue tourbillonnent sans se rendre compte du piège tendu qui se referme inexorablement. Paris ne deviendra-t-il qu'un gigantesque marché aux esclaves ? Qui sera en mesure d'assembler toutes les pièces du puzzle afin de déjouer la formidable machination ? Monsieur Lecoq peut-être ?...
En 1883, Kropotkine est condamné à 5 ans de prison pour activisme politique. Durant sa captivité, Elisée Reclus réunit ses textes parus dans Le Révolté et les édite sous le titre Paroles d'un révolté. L'ouvrage réunit ici les chapitres II, III et IV, intitulés : La décomposition des états, La nécessité de la Révolution et La prochaine Révolution. La décomposition des états est un texte saisissant par son actualité. Les questions soulevées par le rôle de l'état rappellent étrangement la crise actuelle et les revendications des "Gilets jaunes", ainsi est pointé du doigt, l'état emprunteur, mauvais gestionnaire, obèse ou encore inéficient. Ecrit il y a quelque 140 ans, ce texte à vocation révolutionnaire donne matière à réflexion sur la stabilité étonnante du Système dans ses pratiques !
Géographe d'envergure proprement planétaire, familier des phénomènes de glaciations et des immenses espaces sibériens, Pierre Kropotkine (1842-1921) mériterait d'être qualifié, souverainement, de "Prince de l'anarchie". Prince, il l'est de fait, par son appartenance à l'aristocratie russe, au point de faire partie de la cour des Pages du Tsar, et Anarchie, par sa décision, unique dans l'histoire, d'abandonner ses terres, son rang d'officier des Cosaques, et de s'engager comme militant à part entière de l'action et de la pensée anarchistes, dont il rédige des textes devenus des références incontournables - sur l'éthique, comme souci majeur de l'homme, la solidarité comme principe de l'évolution, l'esprit de révolte comme structure inhérente de l'âme humaine (L'Homme révolté, comme dira Camus). L'Esprit de Révolte, courte analyse d'une clarté exemplaire, vaut aussi par sa manière originale d'aborder l'histoire, en focalisant l'intérêt sur sa face d'ombre, sur l'action, singulière, matricielle, de ces "sentinelles perdues", "individus héroïques" et presque toujours anonymes, qui mirent, littéralement parlant, le feu aux poudres, et symboliquement parlant, suscitèrent l'éveil à la lutte et l'entrée volontaire dans l'organisation économique, politique, sociale et culturelle des masses exploitées, manipulées, hallucinées, dupées. Ne l'entendez-vous pas, aujourd'hui, hurler, à travers la planète entière - l'esprit de la révolte?
Le 21 mai 1880, la veille de la parution des Croquis parisiens, le directeur du Gaulois, Arthur Meyer, présente à la une de son journal un "bataillon renouvelé de chroniqueurs, pris parmi les jeunes". Au programme: "Les Mystères de Paris, par M. Huysmans", auteur de quatre textes parus du 6 au 26 juin 1880. Ce "réaliste de la nouvelle école" propose l'exploration d'un Paris qu'il ne fait pas bon fréquenter lorsqu'on est un honnête bourgeois: les coups de poings s'échangent facilement, l'eau est "destinée non à être bue, mais à aider la fonte du sucre". "C'est dans l'un de ces endroits", annonce l'auteur, "que je mènerai le lecteur, s'il n'a point l'odorat trop sensible et le tympan trop faible". Cette série oubliée nous fait pénétrer dans l'atelier de confection des ouvrières comme dans celui de l'écrivain. "Robes et manteaux" a été distillé dans un roman: En ménage (1881). "Tabatières et riz-pain-sel" aurait pu connaître le même sort, mais l'oeuvre ne fut pas achevée, et le texte servit d'esquisse au "Bal de la Brasserie européenne" (ajouté à l'édition augmentée des Croquis parisiens en 1886). "Une goguette", modifié et repris dans plusieurs revues jusqu'en 1898, n'avait jamais été réédité dans ses premières versions. Et si "L'extralucide" et sa cocasse séance de magnétisme ont été abandonnés, la question des phénomènes inexplicables a fini par être prise au sérieux. Elle est au coeur des réflexions de Durtal, qui se demande, dans Là-bas (1891): "comment nier le mystère qui surgit, chez nous, à nos côtés, dans la rue, partout, quand on y songe?"