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Littérature médiagénique. Ecriture, musique et arts visuels
Guiyoba François
L'HARMATTAN
28,01 €
Épuisé
EAN :9782343039138
Depuis les années 1990, de nombreux néologismes sont apparus pour rendre compte du phénomène d'intrication généralisée des médias artistiques qui caractérise l'imaginaire moderne et postmoderne. Ce sont l'intermédialité, la médiateté, l'immédiateté, l'hypermédiateté, l'hypomédiateté, le médiagénie, etc. Cette intrication est telle qu'elle affecte aujourd'hui la nomenclature des genres artistiques traditionnels et, donc, l'intégrité de ceux-ci qui s'en trouvent alors comme éclatés ou déréglementés. C'est ainsi que la littérature, à l'instar des autres arts, et peut-être plus qu'eux, semble ne plus se définir que par rapport au principe wagnérien de l'art total qui veut qu'un art donné ne puisse se manifester sans s'ouvrir aux autres ou les intégrer. Dans ces conditions, la littérature ne serait plus que «médialiture» ou «médiascripture», c'est-à-dire une manifestation littéraire ou scripturaire d'un Art total qui peut aussi se médiatiser indifféremment par la musique, la peinture, la photographie, la sculpture, le cinéma, l'architecture, le théâtre, etc. C'est ce que montrent les différentes contributions à cet ouvrage, qui révèlent ainsi le caractère idéalement «médiagénique» de la littérature comparativement aux autres arts.
L'esthétique étant considérée en Occident comme la science du beau, celle de Marc-Mathieu Münch stipule qu'une oeuvre littéraire belle est celle qui suscite dans la psyché du lecteur-auditeur un effet de vie à travers le jeu cohérent des mots. Les études interartistiques (prenant en compte tous les domaines artistiques à la fois - littérature, musique, architecture, peinture) seraient le lieu idéal d'évaluation d'une telle théorie.
Guiyoba François ; Fopa Kuete roger ; Jiatsa Joken
Le présent volume se demande en quoi le discours scientifique est spécifique en tant que fait et pratique intermédiatiques, et en quoi le principe intermédial participe de cette spécificité. A l'examen des entrelacs entre sciences et intermédialité, il est envisagé une redéfinition des énonciations scientifiques en tant que processus intermédiatiques. Les articles contenus dans ce volume postulent une révision des théories et approches scienti ques en général et des sciences sociales en particulier. Ils posent le discours scienti que comme institutionnellement original, ouvert, métadiscursif, interdisciplinaire, relevant de l'heuristique et de l'herméneutique que la perspective intermédiale sert justement à mieux appréhender.
Les travaux présentés dans cet ouvrage permettent d'élucider l'imaginaire touristique qui ressort des oeuvres romanesques des écrivains francophones. Le décryptage de cet imaginaire contribue à la lecture d'une littérature touristique qui est un support essentiel du tourisme. Car une destination avant d'être découverte est avant tout pensée, rêvée et désirée. Ainsi, l'analyse des représentations touristiques donne des clés d'analyse de la littérature touristique qui se particularise par l'exotisme, le voyage, la représentation du terroir natal, de l'Autre et de l'Ailleurs.
Cet essai collectif propose un ensemble de réflexions sur l'état actuel de l'intermédialité des points de vue théorique, méthodologique, herméneutique et épistémologique. Elle explore aussi bien le renouvellement des possibilités de saisie des interactions médiatiques que le fonctionnement du paradigme intermédiatique en ce qui concerne son déploiement. A partir des supports divers et variés, ces études dégagent avec pertinence des arguments d'un champ original glosant sur des possibilités de renouvellement de ses horizons de construction de sens en tant que process esthétique.
Boutin Perrine ; Lefur Paul ; Lang Jack ; Tasca Ca
Cet ouvrage propose quinze témoignages d'anciens élèves ou de chercheurs associés du master Didactique de l'image de l'université Sorbonne-nouvelle. Devenus professionnels, ils décrivent leur propre réalité, avec leurs mots, pour montrer toute l'étendue d'actions que proposent les didactiques des images. Le master Didactique de l'image de l'université Sorbonne-nouvelle a été créé en 2006, sous l'impulsion d'Alain Bergala, pour s'intéresser aux liens entre éducation et images et ainsi préparer au mieux les médiateurs culturels de demain face aux problématiques de la transmission. Depuis, les générations de diplômés continuent de s'implanter dans les actions d'éducation artistique, en France ou à l'étranger. Un livre sur la trajectoire des anciens d'une formation universitaire, aussi plaisant à lire qu'instructif !
Immobile face à sa femme, il attend les premières séries de l'après-midi. Six mois qu'elle est partie. Elle n'a jamais donné de nouvelles et lui, comme un con, il garde sa photo sur la télé. II s'entend lui chuchoter "ils m'ont viré, tu te rends compte, ces salauds", et il est sûr d'apercevoir aux commissures de ses lèvres l'ébauche désolée d'un sourire. Ici, on voudrait s'aimer et on ne sait pas bien comment ; on parle sans toujours trouver les mots ; on s'accroche au quotidien comme on peut. Au fil des quinze histoires qui composent ce recueil, on croise des individus qui donnent parfois l'impression de marcher à côté de leur propre existence. Le propos est grave, souvent drôle, toujours tendre.
?Quels sont les secrets d'une vocation ? Par quels chemins mystérieux voyage-t-elle ? Devenir galeriste, est-ce un appel, un destin, ou le résultat des hasards successifs ? A priori, être galeriste c'est vivre entre l'économie et l'esthétique, c'est être partagé entre les échanges et le coeur. Quel impératif l'emporte et comment passer du numéraire à l'esprit, du matériel au spirituel ? A travers quelques anecdotes et faits saillants d'une carrière de vingt ans, l'auteur tente de répondre à ces questions.
Perrat Benoît ; Pitte Jean-Robert ; Guillot Pierre
Résumé : Grand chef cuisinier aux côtés des Escoffier, des Rambert et des frères Rouzier notamment, le Bressan Benoît Perrat (1873-1957) exerça son art dans les restaurants de tout premier ordre (Lyon, Genève, Paris, York, Berlin, Dresde) puis dans les cours princières et royales d'Europe centrale de la Belle Epoque (Saxe, Bavière, Roumanie, Hongrie). Contraint par la Grande Guerre à quitter ceux qu'il avait somptueusement servis, il retrouve ses terres natales et s'installe quelque temps après à Vonnas (Ain), la "Mecque de gueule", où il tiendra jusqu'à la Seconde Guerre mondiale toujours avec panache et distinction, jusqu'au raffinement ultime, la table et le Grand Hôtel Moderne. Il y rédigera sa célèbre "rhapsodie culinaire et gastronomique", Cornus en Bresse (1932) ? rééditée en 2002 ? et en 1938 sa Hongrie gourmande, restée inédite et publiée ici pour la première fois. Ce recueil surprenant assemble une centaine de ses recettes magyares récolées au gré de ses rencontres, de ses pérégrinations, de ses affectations et de ses enchantements. Récolées... ! C'est peu dire. Benoît Perrat y atteste surtout le "véritable esprit de la gastronomie qui est un patrimoine vivant, en évolution constante, ouvert à toutes les influences extérieures qui sont découvertes, apprivoisées, domestiquées, puis intégrées". C'est donc à une savoureuse déclinaison des riches spécialités danubiennes, parfois "métissées de Bresse", que Benoît Perrat convoque ses lecteurs, au premier rang desquelles le fameux gulash, et bien sûr le paprika, piment-roi de la cuisine magyare. Il les invite surtout à mettre avec lui la main au fourneau puis la serviette au cou.