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Rennes, de Céline à Kundera
Guitton Georges ; Le Guillou Philippe
PU RENNES
18,00 €
Épuisé
EAN :9782753547643
Une forme de fatalité pèse sur Rennes, non seulement elle n?a pas donné d?écrivains, comme Paris, Rouen, Nantes ou tant d?autres, mais l?Histoire enseigne que les écrivains qui la connaissent ou qui y ont résidé, la maltraitent souvent, avec ingratitude et injustice. Georges Guitton, tout en concédant une part de vérité à ces représentations hâtives, choisit le parti inverse, il réhabilite Rennes et lui donne le statut de ville littéraire. Il contre nos images fausses et faciles et nous rappelle que Rennes a été, à sa manière, la ville des écrivains : Louis Destouches (le Céline du Voyage au bout de la nuit), Paul Ricoeur, Jean Genet, Georges Duhamel, Emmanuel Levinas, Pierre Herbart, Violette Leduc, Robert Merle, Jack Kerouac, Milan Kundera. Rennes accède à ce statut, non par la place qu?elle occupe dans des oeuvres littéraires, elle n?est jamais vraiment un matériau dont l?imaginaire s?empare et qu?il retravaille, mais parce qu?elle est un théâtre, le lieu de rencontres, d?expériences, un site éprouvé, habité, et que des écrivains, et non des moindres, ont traversé et connu au siècle dernier. C?est toute l?ambition de ce livre, qui se lit comme un roman, de nous le montrer, porté par une documentation, une épaisseur d?archives, un goût de l?insolite et de la surprise, une exigence, un humour aussi qui font que l?on en tourne les pages avec une curiosité inentamée.
TOME 1 PREFACE, par M. André Latreille AVANT-PROPOS Conseiller spirituel et confesseur du roi, - mêlé à toutes les affaires religieuses, - en butte à des attaques passionnées, - privé du pouvoir de se défendre. - Malgré son affectueuse estime pour le P. de la Chaize, - Louis XIV, dans les questions touchant à la politique, n'admet pas qu'il le conseille. Pour pénétrer son intérieur, sa correspondance, surtout avec les supérieurs, semble le seul moyen. - Cela réclame d'abondantes citations ; taire un document, c'est tromper le lecteur. Chap. I. - AVANT L'APPEL DU ROI (1624-1675) La famille. - Adolescence. - Professorat. - Recteur du petit collège. - Conseiller de Camille de Neuville. - Socius du Provincial de Lyon. - Recteur du collège de la Trinité. - Soucis de la discipline et des études. - Provincial. - Il nomme Claude La Colombière supérieur de Paray-le-Monial. Chap. II. - PREMIERS CONTACTS AVEC LA COUR (1675) Confesseurs de rois. - Motifs du choix de Louis XIV. - Assentiment du P. Oliva. - Contentement du roi. - Difficultés inhérentes à cette charge. Chap. III. - INTRIGUES JANSENISTES (1675-1680 L'Augustinus condamné par trois papes. - La "paix clémentine" . Consigne bienveillante du P. Oliva. Infiltrations jansénistes ; - à Paris, La Chaize est témoin de leur audace croissante ; - à Rome, Oliva les traite de "perfidies" ; - "dissimulations" contre lesquelles il a longtemps mis en garde la Cour pontificale, - mais qu'on lui interdit aujourd'hui de dénoncer, même d'un mot. Décret des Oratoriens en 1678 contre le jansénisme. - Joie qu'en éprouvent La Chaize et Oliva. Chap. IV. - EXTENSION DU DROIT DE REGALE (1675-1680) Régale temporelle et spirituelle. - Les évêques Pavillon et Caulet s'opposent seuls d'abord à l'extension. - Deux thèses contradictoires, qui chacune à Rome a ses tenants. - Faveurs analogues à la Régale accordées par les papes à plusieurs nations. - L'extension de la Régale est décrétée par Louis XIV bien avant l'arrivée du P. de la Chaize à Versailles. Attitide réservée d'innocent XI. - Il établit une Congrégation de la Régale - et ne favorise pas les audiences privées sur ce sujet. Louis XIV n'admet aucune ingérence de La Chaize en matière de Régale ou de politique. - Le P. de la Chaize proteste contre la "manière si dure" dont Rome agit avec la France ; - il répond avec calme à une mercuriale de Caulet. - "Offensive épistolaire" inspirée par Favoriti et Dorat. - Dangers pour l'avenir entrevus par La Chaize. Troisième bref du Pape à Louis XIV sur la Régale. - Irritation du roi, calmée par l'intervention du P. de la Chaize. Mort de Caulet à Pamiers ; - ses délicatesses des derniers jours à l'égard des Jésuites. Chap. V. - CAS DE CONSCIENCE : MADAME DE MONTESPAN (1675-1680) Face au scandale de Versailles. - Louis XIV en Flandre, sa maîtresse à Clagny. - Séparations alternatives insuffisantes. - La duchesse de Fontanges. - Le mot sur "la chaise de commodité" .
Place publique est une revue de réflexion et de débat sur les questions urbaines, installée au coeur de la métropole rennaise. Une revue de référence qui privilégie la raison à l’émotion, la durée à l’éphémère. Une revue généraliste croisant les savoirs, les regards, les approches. Une revue qui permet la confrontation des projets. Le numéro de novembre/décembre comprend un dossier sur l’automobile à Rennes
Résumé : Chateaubriand, Féval, Leconte de Lisle, Flaubert, Nerval, Navery, Dumas, Mirbeau, Jarry : neuf histoires d'écrivains du XIXe siècle dont le destin a croisé Rennes. Parfois pour vingt ans, parfois pour une journée. Qu'ont-ils fait, qu'ont-ils vu, dans la capitale bretonne, ces grands auteurs ? Qu'ont-ils pensé de la ville ? Qu'ont-ils écrit sur elle ? Quelles traces ont-ils laissées ? Nous avons mené l'enquête.
Entre le XVIe et le XVIIIe siècle, la liberté de conscience a été conçue, en latin et dans une poignée de langues européennes, comme une possibilité de croire, de changer de croyance ou de ne pas en avoir. Elle a ainsi reçu une acception distincte de celle de la liberté religieuse ou de la liberté de religion. Lors de son inscription dans la Déclaration Universelle des Droits de l'Homme, adoptée sans vote négatif par l'assemblée générale des Nations Unies en décembre 1948, ce droit individuel a néanmoins suscité des réserves ou oppositions qui ont empêché sa déclinaison constitutionnelle par des Etats membres. Une génération plus tard, la contestation de la liberté de conscience s'est trouvée renforcée au nom de la reconnaissance de sensibilités culturelles différenciées, au nom d'une lutte contre l'apostasie - parfois associée au blasphème ou à l'insulte contre des religions - ou au nom de la défense de l'unité d'un corps. Cette enquête historique s'inscrit dans le temps long des sociétés humaines. Etablie sur des sources linguistiques diverses, elle vise à saisir l'émergence d'une notion au sein de communautés spécifiques, du Bassin méditerranéen à la Chine et à l'Amérique, à comprendre les motifs d'adhésion et de rejet formulés par plusieurs centaines d'auteurs, à déterminer les modalités d'expansion de cette liberté, de sa traduction dans des langues qui n'en avaient pas dessiné les contours, ainsi qu'à appréhender les ressorts des remises en question contemporaines. Explorant, entre autres, les registres de la philosophie, de la théologie et du droit, cette recherche met en exergue la force et la fragilité d'une des libertés fondatrices de la modernité, historiquement située, louée ou décriée. Préface de Yadh Ben Achour
Epiphénomènes d'une mutation sociétale, fruit de l'économie numérique, les tiers-lieux interpellent les décideurs publics territoriaux sur l'attitude à adopter, de l'intérêt bienveillant à une tutelle complète. L'ouvrage réunissant une équipe pluridisciplinaire de chercheurs présente un matériau empirique original sur cette réalité émergente, encore mal connue : celle de la multiplication des tiers-lieux dans les villes et hors des centres métropolitains. Il pose de nouvelles questions, encore peu traitées dans la littérature, en s'intéressant à la trajectoire sociale des fondateurs d'espaces de coworking, aux nouvelles manières des jeunes générations de travailleurs du numérique de conjuguer leurs aspirations de liberté et d'épanouissement dans les domaines professionnel et privé, ainsi qu'à leurs nouveaux rapports à la collaboration, au travail, au territoire, à la mobilité et aux questions écologiques.
La guerre et l'occupation de 1914-1918 ont-elles vraiment été une catastrophe économique pour le Nord ?A travers l'étude de la région lilloise, l'auteur soumet à la critique historique la mémoire victimaire qui, depuis cent ans, oppose les territoires "envahis" et "sinistrés" à une France "libre" et enrichie par la guerre. En centrant l'analyse sur la place et non plus sur le territoire, il montre la dualité de patrons à la fois victimes et profiteurs de guerre.Ce livre interroge le rapport des capitaux au territoire. Revisitant l'occupation et dépassant la dichotomie collaboration/résistance, il montre la résilience de la place à travers le maintien d'une activité économique et l'incessante concertation des industriels, des banquiers et des négociants. En même temps, le repli d'une bonne partie des capitaux en "France libre" et le dédoublement de la place à Paris permettent de participer activement, avec les multinationales implantées à l'étranger, à la mobilisation économique et aux bénéfices de guerre.A plus long terme, la relocalisation très partielle montre que la guerre a été l'occasion d'une expansion durable. Ce livre montre aussi les bénéfices de la rhétorique victimaire assénée à l'Etat par un dense réseau d'organisations patronales et de puissantes associations de "sinistrés" : le "statut des sinistrés" est financièrement très favorable, et la "reconstitution" industrielle rapide ; la place reste puissante.Certes, tous n'ont pas également bénéficié de la guerre, mais dans le concert victimaire, les voix dissonantes sont inaudibles.Avec une préface de Jean-Pierre Hirsch4e de couverture : La guerre et l'occupation de 1914-1918 ont-elles vraiment été une catastrophe économique pour le Nord ?A travers l'étude de la région lilloise, l'auteur soumet à la critique historique la mémoire victimaire qui, depuis cent ans, oppose les territoires "envahis" et "sinistrés" à une France "libre" et enrichie par la guerre. En centrant l'analyse sur la place et non plus sur le territoire, il montre la dualité de patrons à la fois victimes et profiteurs de guerre.Ce livre interroge le rapport des capitaux au territoire. Revisitant l'occupation et dépassant la dichotomie collaboration/résistance, il montre la résilience de la place à travers le maintien d'une activité économique et l'incessante concertation des industriels, des banquiers et des négociants. En même temps, le repli d'une bonne partie des capitaux en "France libre" et le dédoublement de la place à Paris permettent de participer activement, avec les multinationales implantées à l'étranger, à la mobilisation économique et aux bénéfices de guerre.A plus long terme, la relocalisation très partielle montre que la guerre a été l'occasion d'une expansion durable. Ce livre montre aussi les bénéfices de la rhétorique victimaire assénée à l'Etat par un dense réseau d'organisations patronales et de puissantes associations de "sinistrés" : le "statut des sinistrés" est financièrement très favorable, et la "reconstitution" industrielle rapide ; la place reste puissante.Certes, tous n'ont pas également bénéficié de la guerre, mais dans le concert victimaire, les voix dissonantes sont inaudibles.Avec une préface de Jean-Pierre HirschNotes Biographiques : Jean-Luc Mastin est maître de conférences en histoire économique et sociale contemporaine à l'université Paris 8.
Le Bon Marché, les Galeries Lafayette, le Printemps, Le Bazar de l'Hôtel de Ville : ces enseignes aux noms évocateurs désignent des grands magasins. Temples de la consommation et symboles d'une société qu'ils ont contribué à produire, ils attirent depuis la fin du XIXe siècle des clients à la recherche d'affaires, parfois, et de distinction, souvent. Mais les grands magasins sont aussi des lieux de travail. Or, de ses travailleuses, on connaît peu le quotidien, sauf à se contenter des observations faites il y a plus de cent trente ans par Emile Zola dans Au Bonheur des Dames. A partir d'une longue enquête de terrain par entretiens et observation participante, cet ouvrage invite le lecteur dans les rayons d'un grand magasin prestigieux, que l'on appellera le Bazar de l'Opéra, afin d'y découvrir le travail de la vente (ses techniques, ses contraintes, mais aussi ses réjouissances) et les trajectoires de celles qui l'effectuent. Son objectif est de contribuer à la compréhension d'un travail, celui de la vente, et d'un ensemble de la société française, celui des employés de commerce.