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La prière dans les langues indo-européennes : linguistique et religion
Guittard Charles ; Mazoyer Michel
L'HARMATTAN
28,01 €
Épuisé
EAN :9782343021898
Le présent volume est consacré aux formes et à l'expression de la prière dans les langues indo-européennes : il réunit des études de linguistes et d'historiens des religions, qui tous travaillent sur les textes ou des documents épigraphiques. Les énoncés de prières attestés dans les langues indo-européennes sont ainsi étudiés d'un point de vue pluridisciplinaire, croisant les apports de la linguistique et de l'histoire des religions. La prière est un énoncé au lexique bien défini et elle constitue un acte de langage. La typologie des différentes sortes de prières est ici mise en valeur dans les différents contextes et situations extralinguistiques : demande, voeu, hymne, supplication sont tous des actes de langage en contexte religieux (offrande, sacrifice, actions de grâces). Les énoncés linguistiques possèdent alors une réelle efficience, qui est elle-même au fondement du fait religieux mettant l'homme en relation avec les dieux. L'ouvrage aborde la littérature de l'Inde classique, les inscriptions achéménides, les langues celtiques (domaines brittonique, vieil-irlandais, gaulois), la prière hittite, la prière latine, les langues italiques, la littérature hellénistique.
Conformément à l'esprit qui anime la série dans laquelle s'inscrit ce volume, l'acte de fondation est abordé dans une large perspective historique et géographique, croisant les approches de la linguistique, de l'archéologie, de l'histoire, de l'histoire des religions, de la sociologie. D'une façon inattendue se croisent la réflexion sur le monde antique et le monde contemporain. Toutes les études sont centrées sur la notion de l'acte fondateur, de son rituel et des formules qui l'accompagnent, dans le monde méditerranéen et ses bordures où se sont croisées et enrichies des civilisations indo-européennes et sémitiques. Limites ambitieuses, certes, mais ces rapprochements sont tous significatifs et éclairants et ouvrent de nouvelles perspectives. On trouve donc un status quaestionis sur la fondation, mais le croisement des disciplines et des thèmes est l'occasion d'ouvrir un débat qui demeure actuel dans le monde contemporain, car ce qui justifie une fondation est sa continuité, sa perpétuité et son inscription dans l'histoire.
Guittard Jacqueline ; Nicolas Emeric ; Sintez Cyri
Préface de Antoine Garapon En 1975, dans Surveiller et punir, Michel Foucault décrivait "[...] une nouvelle forme de "loi" : un mixte de légalité et de nature, de prescription et de constitution, la norme. "Cette affirmation résultait de son analyse du système carcéral comme instrument du pouvoir normalisateur de la société moderne. Que dirait-il aujourd'hui de l'évolution démesurée des normes de toute nature dans les sociétés de contrôle biosécuritaires en train d'advenir sous nos yeux ? Cet ouvrage relève le défi pluridisciplinaire de cerner le concept de norme chez Foucault comme sa posture normative, susceptibles de nourrir la réflexion critique du chercheur et du citoyen, également pris dans le dédale normatif contemporain.
Le 1er août 1909, François Faber remporte la septième édition du Tour de France cycliste. Le " Géant de Colombes ", ancien docker sur le port de Courbevoie, entre dans la légende, mais bien plus qu'un parcours sportif exemplaire son itinéraire est un condensé de la France de la Belle époque. L'histoire d'un gamin de banlieue au physique hors du commun et à l'appétit féroce, grandi entre maraîchages et usines, puis saisi par le démon d'une petite reine qui fera sa fortune. Un enfant de son siècle, qui croise aussi en chemin la terrible crue de la Seine en janvier 1910, le grand Jaurès quelques jours avant son assassinat, puis fauché en pleine gloire en mai 1915, lors de l'une des plus formidables offensives de la Grande Guerre... En s'appuyant sur la presse d'époque et sur de nombreux documents inédits, ce livre retrace le destin romanesque de ce champion attachant, l'un des plus populaires de son temps, né et grandi en France, devenu luxembourgeois à sa majorité sans jamais quitter sa ville de Colombes, puis engagé volontaire dans la Légion étrangère pour défendre sa patrie d'adoption.
Comme à son habitude, Marie est la première à se proposer pour venir faire les courses avec moi, deux autres jeunes du groupe nous accompagnent. C'est un soir du mois de novembre, il fait froid, nous parlons du temps, va-t-il neiger ou non? L'ambiance est détendue, je raconte une anecdote personnelle Marie, assise à côté de moi se tourne brusquement et me lance froidement "On n'en a rien à faire de ta vie!" Sur le coup je me tais, je ne comprends pas l'agressivité de ses paroles, je passe à autre chose mais au fond de moi je suis blessée. Que s'est-il passé? Pourquoi de telles attitudes, la sienne, la mienne? Pour quelles raisons cela me touche-t-il autant?.
Dans un contexte économique caractérisé par la mondialisation où les fusions, délocalisations et liquidations d'entreprises sont autant de risques pour les managers, la ressource principale de l'entreprise reste la connaissance. Véritable capital technique, social et culturel, il convient de la préserver, de l'enrichir et de la transmettre. Le capital mémoire de l'entreprise ouvre la voie au management des savoirs, à la gestion des connaissances et à l'ingénierie de la mémoire organisationnelle qui, chacun dans son domaine, cartographient les compétences et les savoirs que recèle l'entreprise et en définissent les enjeux stratégiques. Loin d'être un tout homogène, la mémoire de l'entreprise emprunte à de multiples sources, individuelles ou collectives, se pourrit de cultures conflictuelles et se fixe sur des supports composites - simples récits d'anecdotes, documents de presse ou institutionnels (affiche, film d'entreprise, banque de données...). Par-delà les clivages culturels, les querelles de territoires, les tactiques du secret, les justifications plus ou moins excusables de l'oubli, cet ouvrage montre en quoi la mémoire constitue, pour l'anticipation stratégique et la construction identitaire des collectifs de travail, un facteur-clef dé la communication d'entreprise. L'exemple des Chantiers de l'Atlantique de Saint-Nazaire illustre toute là complexité et la richesse du capital mémoire d'une grande organisation.
Perrat Benoît ; Pitte Jean-Robert ; Guillot Pierre
Résumé : Grand chef cuisinier aux côtés des Escoffier, des Rambert et des frères Rouzier notamment, le Bressan Benoît Perrat (1873-1957) exerça son art dans les restaurants de tout premier ordre (Lyon, Genève, Paris, York, Berlin, Dresde) puis dans les cours princières et royales d'Europe centrale de la Belle Epoque (Saxe, Bavière, Roumanie, Hongrie). Contraint par la Grande Guerre à quitter ceux qu'il avait somptueusement servis, il retrouve ses terres natales et s'installe quelque temps après à Vonnas (Ain), la "Mecque de gueule", où il tiendra jusqu'à la Seconde Guerre mondiale toujours avec panache et distinction, jusqu'au raffinement ultime, la table et le Grand Hôtel Moderne. Il y rédigera sa célèbre "rhapsodie culinaire et gastronomique", Cornus en Bresse (1932) ? rééditée en 2002 ? et en 1938 sa Hongrie gourmande, restée inédite et publiée ici pour la première fois. Ce recueil surprenant assemble une centaine de ses recettes magyares récolées au gré de ses rencontres, de ses pérégrinations, de ses affectations et de ses enchantements. Récolées... ! C'est peu dire. Benoît Perrat y atteste surtout le "véritable esprit de la gastronomie qui est un patrimoine vivant, en évolution constante, ouvert à toutes les influences extérieures qui sont découvertes, apprivoisées, domestiquées, puis intégrées". C'est donc à une savoureuse déclinaison des riches spécialités danubiennes, parfois "métissées de Bresse", que Benoît Perrat convoque ses lecteurs, au premier rang desquelles le fameux gulash, et bien sûr le paprika, piment-roi de la cuisine magyare. Il les invite surtout à mettre avec lui la main au fourneau puis la serviette au cou.