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Paul Morand. 1888-1976, légende et vérités
Guitard-Auviste Ginette
HACHETTE LITT.
24,99 €
Épuisé
EAN :9782010065026
On imagine mal, aujourd'hui, quel vacarme fit, dans la vie littéraire des "années folles" chacune des apparitions de Paul Morand. II était beau, il était jeune, il avait épousé une princesse gréco-roumaine et richissime, et les femmes l'adoraient. Diplomate, il sillonnait le monde, rapportant des images plein ses valises, et son style crépitait d'étincelles. On enviait ses cravates, ses voitures grand sport et les tirages mirifiques d'Ouvert fa nuit, de Fermé la nuit, de Rien que la terre. Le rythme de sa vie comme celui de ses livres s'accordait à la frénésie d'une Europe qui dansait sa joie de survivre aux sons de la musique nègre. Les "hussards" , après la guerre, lui offrirent sa seconde chance en reconnaissant cet "anarchiste de droite" pour leur maître en écriture. A l'heure où pontifiaient les brasseurs de théories, Morand persistait dans une littérature du plaisir, hommage aux couleurs de la vie et à l'amour qui lui est dû. Après avoir été ultra-moderne, il devenait, sans l'avoir cherché, sans avoir beaucoup changé, un classique. Milady, Parfaite de Saligny, Fouquet et Venises en témoignent, apportant confirmation à ce jugement de Barrès, en 1922 : "Et jamais embêtant ! " Ginette Guitard-Autiste a connu Paul Morand en 1953 par l'intermédiaire de Jacques Chardonne, dont elle venait de publier la biographie. Elle est restée, jusqu'à leur mort, l'amie des deux écrivains. En 1956, elle publie un premier essai sur Paul Morand, puis établit, en 1971, pour le Paul Morand de Marcel Schneider, la première bibliographie de l'auteur d'Hécate et ses chiens ; enfin, elle présente et annote, en 1978, un choix de Lettres de Paul Marond à des amis et à quelques autres. Depuis 1951, Ginette Guitard-Autiste est critique littéraire à la radio et dans plusieurs journaux, dont le Monde.
Apparu au XIXe siècle, le concept de mise en scène a mis longtemps à s'imposer ainsi que l'observe Jacques Aumont. Dans une acception étroite, le terme de "mise en scène", qui s'applique naturellement au théâtre, désigne l'activité consistant dans l'agencement des différents éléments d'interprétation scénique d'une oeuvre dramatique et, dans un sens plus large, l'ensemble des moyens d'interprétation scénique : décoration, éclairage, musique, jeu des acteurs... La mise en scène s'étend, par extension, à tout type d'événement ou de spectacle qui, par une préparation plus ou moins minutieuse en amont, ne peut être qualifié de spontané. En outre, Erving Goffman va bien plus loin en démontrant que tout est mis en scène, y compris la vie quotidienne. Les douze contributions réunies examinent les différentes facettes de la mise en scène dans certaines pratiques sociales, au cinéma et au théâtre. Envisagée comme un art, la mise en scène apparaît alors comme un champ de création à part entière qui permet aux artistes de s'exprimer.
Résumé : En mai 1998, le chef des gardes suisses du pape et son épouse sont assassinés. Le coupable désigné par l'enquête officielle serait un jeune hallebardier du Vatican, Cédric Tornay, qui se serait ensuite suicidé. Au cours de l'enquête apparaît le nom d'un mystérieux ami et protecteur de Cédric Tornay, Giovanni Saluzzo, dont la personnalité insaisissable ne tarde pas à faire naître mille et un fantasmes. Journaliste à Paris-Match, Victor Guitard a réussi à rencontrer longuement Saluzzo et à lui faire raconter - au moins en partie ! - sa vie d'agent secret du Vatican, formé dans le cadre de la mystérieuse Sapinière. Un document exceptionnel qui propose une plongée dans les coulisses du plus opaque des Etats de la planète : le Vatican.
Je voudrais leur dire qu'être chanteur c'est accepter de vivre avec le vide au c?ur, un manque, un sentiment d'abandon que rien, pas même le succès, surtout pas le succès, ne peut combler." Une rockstar et son crime. Alex frôle la gloire, il finira vendeur dans le garage de son père. Alex frôle l'amour, il tuera Nina. Trop pure, ou trop cruelle pour lui, elle ne jouera plus Tchekhov. Les témoins se succèdent à la barre. Pour retrouver Alex, le juger ou le perdre. Entendre Ses adieux à la vie, à ce père qui n'a pas su l'aimer. Deux autres longues nouvelles, Volley-ball et Trafics, explorent le même thème. À l'heure de perdre son père, Thomas comprend enfin qu'il l'avait mal jugé: ce qu'il avait pris pour de la lâcheté n'était que le courage dont il manque lui-même aujourd'hui. Abandonné à sa naissance, Simon part à la rencontre du frère qu'il n'a pas connu. Comment vivre lorsqu'on ne sait pas aimer?
Georges Charachidzé poursuit ici un dialogue entrepris il y a plus de trente ans avec Georges Dumézil et son oeuvre. Spécialiste du Caucase et comparatiste, l'auteur s'attaque à des problèmes que Dumézil qualifiait d'"étranges" et de "redoutables''. Le système trifonctionnel - la religion, la guerre, l'économie -, propre à l'univers indo-européen, peut-il être utilisé par des groupes étrangers aux langues indo-européennes ? Etendant son enquête au-delà des oeuvres littéraires étudiées par Dumézil, l'auteur analyse les religions du Caucase et fait cette découverte surprenante : pour comprendre et manier le dispositif mental des trois fonctions, il n'est nul besoin de l'avoir hérité de ses ancêtres. En effet, les indigènes caucasiens ont su préserver le système mieux que les Indo-européens auxquels ils l'avaient emprunté. Chemin faisant, on rencontre des figures singulières : Sainte-Marie, qui veille à la régulation des naissances ; Kviria, un dieu féministe au royaume de la misogynie ; l'étrange génie de la Petite-Vérole qui est, selon les cultes, mâle ou femelle, chrétien ou musulman. Enfin, dans ce livre qui renouvelle les études sur le Caucase, Georges Charachidzé ressuscite les Alains, ces bandes barbares qui terrorisèrent l'Empire romain et dont on croyait la religion perdue.
De 1840 à 1940, l'Eglise a multiplié les efforts pour conquérir, ou reconquérir, un milieu social qui lui échappait. Pierre Pierrard montre pourquoi en partant d'une série d'interrogations fondamentales. De quelle Eglise s'agit-il ? De quels ouvriers ? Pour quelle société? Il part d'une constatation : l'indifférence envers la religion du monde ouvrier. Pour y pallier, les politiques les plus contradictoires se succéderont, de l'amorce d'un socialisme chrétien aux patronages contre-révolutionnaires, de l'Ordre moral à l'encyclique Rerum Novarum. Ce siècle, marqué par une formidable mutation technologique et sociologique et secoué par deux guerres mondiales, suscite une nouvelle réflexion des chrétiens sur les problèmes économiques, sociaux et missionnaires. Avec lucidité et scrupule, Pierre Pierrard en décrit, pour la première fois, la genèse.
Bégaudeau François ; Sebban Michaël ; Paviot Chris
Remix est un rendez-vous régulier de "combats d'écrivains": les nouvelles des uns y sont "remixées" par les autres, comme des morceaux de hip-hop ou de musique électronique. Chacune des cinq nouvelles originales est remixéee deux fois, par deux écrivains différents. Le résultat: quinze textes inédits où les romanciers contemporains se volent leurs histoires, leurs ambiances ou leurs styles. Et finalement, nous parlent d'eux comme jamais. Affrontements générationnels, stylistiques, idéologiques... Remix est un petit laboratoire de littérature contemporaine et bien plus que cela: une aventure humaine.