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Changer de peau. Tatouages, piercing et scarifications, d'hier à aujourd'hui
Guisy Maryan
VENDEMIAIRE
22,10 €
Épuisé
EAN :9782363583987
Une ancre noire sur l'épaule d'un marin, des bras ornés d'un épervier chez un soldat de l'antique Carthage, une fleur de lys appliquée au fer rouge flétrissant un repris de justice, des scarifications rituelles striant les joues d'enfants tchadiens, le visage du président Poincaré sur le torse d'un Poilu, des formules sacrées gravées sur le dos des adeptes du bouddhisme, des têtes de mort tatouées chez les Hells Angels ou des épingles piquées à même la chair pour les punks... Du fond des grottes paléolithiques aux studios de tatouage new-yorkais du XXIe siècle, des îles Marquises au Japon en passant par les pays d'Afrique centrale, la marque corporelle est depuis l'aube des temps l'un des principaux modes d'expression de l'humanité... Pourtant, mal perçue jusqu'à une période récente dans le monde occidental, elle exige un engagement absolu : souvent douloureuse, parfois risquée, elle exclut en général tout retour en arrière. Alors, pourquoi se tatoue-t-on ? Pourquoi se marque-t-on, se perce t-on, se scarifie-t-on ? C'est à ces questions, au moment où le tatouage connaît un succès sans précédent, que Maryan Guisy s'attache à répondre en déchiffrant le sens profond d'un comportement aussi universel qu'énigmatique. Maryan Guisy, docteur ès lettres, spécialiste de la littérature du XIXe siècle, est l'auteur de Panorama de nos moeurs politiques (Vendémiaire, 2020).
Provence, an de grâce 1154. Frère Guilhem, templier à la commanderie de Sainte-Eulalie, recueille un jeune garçon dans un village martyrisé par des routiers. Celui-ci, traumatisé par le massacre de sa famille, a oublié son nom de baptême. Le templier le nommera Amaury. En grandissant, le jeune homme se révèle être un combattant hors du commun et, malgré sa condition de fils de paysan, deviendra chevalier. Une épidémie du Mal des Ardents brisera ses projets de mariage lorsque sa promise succombera à la maladie. Comme toutes les victimes de ce fléau, la damnation éternelle attend la jeune fille. Cette calamité est considérée par l'Eglise comme une damnation. Afin de la sauver des enfers, Amaury fera don de sa vie à Dieu en devenant templier. Comme tout chevalier du Temple, il prendra le chemin de la Terre sainte pour protéger les Lieux saints et lutter contre les Turcs.
Dans l'antichambre des élections démocratiques siègent les mathématiques. Ce que le citoyen électeur voit, entend, pratique, s'agissant des votes, des types de scrutins, des modes d'élections, des choix, du processus électoral, etc., repose sur les mathématiques. Ce livre n'est pas un cours de mathématiques appliquées aux élections démocratiques. Il montre simplement que le langage électoral repose sur les mathématiques, qu'elles sont à la base des élections démocratiques pour les éclairer, les évaluer, les modifier, les adapter aux situations rencontrées. Deux exemples : Etant donné que le suffrage exprimé est le "vote comptant dans le résultat d'une élection, à la différence des votes blancs et des votes nuls". Mathématiquement, si nous désignons par E le nombre de suffrages exprimés, par N le nombre de votants, par n le nombre de bulletins nuls, par b le nombre de bulletins blancs, on a l'égalité E = N-n - b Prenons les notions de majorité absolue, majorité relative, majorité qualifiée. Si nous désignons par M le nombre de la majorité absolue, par N le nombre de votants, par E le nombre des suffrages exprimés, alors la majorité absolue est M = E 12 (E divisé par 2). Donc pour être élu ou adopté à la majorité absolue, il faut obtenir au moins M suffrages exprimés. Cet ouvrage est une contribution fondamentale à la campagne d'éducation civique et électorale en Afrique, par la vulgarisation du vocabulaire électoral, du vote et des processus électoraux des temps modernes, afin qu'émerge une démocratie électorale avec "zéro mort". Il s'agit de participer à la promotion d'un électeur citoyen nouveau, doté de connaissances et d'outils d'appréciation dont le langage électoral et les mécanismes du jeu électoral.
Qu'est-ce qu'une mini-habitude ? Il s'agit d'un très petit comportement positif que l'on se contraint à reproduire chaque jour. Pour effectuer des changements durables, vous devez cesser de lutter contre votre cerveau et en respecter les règles de fonctionnement, comme vous l'enseignent les mini-habitudes. Les changements durables n'en seront que plus faciles. Vous désirez transformer votre vie ? En adoptant des mini-habitudes, vous y réussirez mieux que 99% des gens de ce monde. D'ailleurs, ces derniers se reprochent souvent leur incapacité à apporter des changements durables dans leur vie, alors qu'ils devraient imputer leur défaite à leur stratégie. Vous pouvez accomplir de grandes choses sans connaître la culpabilité, l'intimidation et l'échec à répétition associés aux stratégies axées sur la motivation ou des résolutions, même celles qui préconisent qu'il "suffit de passer à l'action". Pour effectuer des changements durables, vous devez cesser de lutter contre votre cerveau et en respecter les règles de fonctionnement, comme vous l'enseignent les mini-habitudes. Les changements durables n'en seront que plus faciles.
Résumé : Plus précieux que l'or et le diamant, il est un minéral auquel l'Empire britannique a dû son hégémonie : c'est le charbon. Moteur de l'industrie et combustible domestique assurant jusqu'à 95 % des besoins énergétiques du pays en 1900, il est, à partir du règne de Victoria et jusqu'à la veille de la Seconde Guerre mondiale, indispensable au bien être du citoyen anglais. Grâce à lui, on cuisine, on se chauffe, on s'éclaire, ce qui induit des gestes particuliers, des savoir-faire singuliers, souvent pris en charge par les femmes. Objet du quotidien et source de rêverie, on compose des poèmes à sa gloire, les enfants apprennent à l'école qu'il est issu de la forêt antédiluvienne en fouie dans les "entrailles sombres de la terre" - on lui attribue même des vertus thérapeutiques. Mais le "roi Charbon" est un maître cruel : salissant, dégageant une fumée à l'odeur âcre, il noie les villes sous la poussière et le brouillard et tue à foison par maladies respiratoires. Il façonne aussi les paysages à son image - chevalements, terrils, mines... Et sa tyrannie s'exprime au grand jour lors de terribles pénuries, qui rappellent au consommateur angoissé que les réserves de cette roche sédimentaire ne sont pas inépuisables. L'histoire de la première civilisation dépendante d'une énergie fossile, consciente des chaînes dans lesquelles elle s'emprisonnait, incapable pourtant de s'en défaire. Un avertissement et un enseignement à tirer pour nos sociétés, au mode de vie lié à des ressources destructrices pour l'environnement, dont le charbon fait toujours partie... Charles-François Mathis est professeur d'histoire contemporaine à l'Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne. Spécialiste d'histoire environnementale et britannique, il est notamment l'auteur de In Nature We Trust. Les paysages anglais à l'ère industrielle (PUPS, 2010) et a codirigé, avec Geneviève Massard-Guilbaud, Sous le soleil. Systèmes et transitions énergétiques du Moyen Age à nos jours (Editions de la Sorbonne, 2019).
Leurs noms - aujourd'hui bien oubliés ? Waleran de Wavrin, Jean de Béthencourt, Gadifer de La Salle... Leur projet ? Porter la bannière du Christ aux marges des royaumes européens, puisque les Etats latins de Terre sainte avaient disparu sous les coups de Saladin, puis des Mamelouks. Ils se sont donc illustrés, dans les dernières décennies du Moyen Age, au cours de croisades qui n'avaient plus pour but le Levant mais des contrées aussi exotiques, pour l'époque, que les îles Canaries ou les pays baltes, peuplées de "sauvages" qui n'avaient pas renoncé au paganisme... Autant d'étonnants itinéraires individuels que l'on suivra ici pas à pas, à travers documents diplomatiques, chroniques et récits de voyage, des rives du Danube à celles du Guadalquivir, des "grandes forêts de Prusse" aux montagnes des Balkans. On y découvrira des aventuriers peut-être soucieux de leur salut, mais surtout prêts à tout affronter dans leur quête éperdue de la gloire, de merveilleux, et de cette camaraderie chevaleresque qui les conduisit si fréquemment à fraterniser avec leurs adversaires... Bien loin d'un prétendu "choc des civilisations" , un moment fondateur de l'Europe moderne, qui allait préparer l'Occident à sa rencontre avec le vaste monde. Docteur en histoire médiévale, Loïc Chollet a soutenu à l'Université de Neuchâtel une thèse sur les représentations de la croisade balte dans les textes littéraires de France et d'Angleterre (2017). Un livre en a été tiré, sous le titre Les Sarrasins du Nord. Une histoire de la croisade balte par la littérature, XIIe-XVe siècles (Alphil, 2019). Il est actuellement chargé de cours à l'Université de Fribourg.
Résumé : Accueillant avec optimisme la mobilisation d'août 1914, des nobles de tout âge s'engagent sous les drapeaux, en particulier dans la cavalerie, l'infanterie et l'aviation. Dès les premiers mois du conflit, un immense décalage se fait jour entre leurs idéaux guerriers, hérités d'une prestigieuse tradition militaire, et la réalité brutale de combats où les avancées technologiques, l'attente et l'inaction cristallisent la hantise d'une mort sans gloire. Issues d'un monde où l'exploit individuel, le sacrifice et le dépassement de soi sont particulièrement valorisés, les noblesses françaises connaissent une désillusion amère et restent le plus souvent en marge de la camaraderie des tranchées. Au fil des années, toutefois, ces combattants de tous grades découvrent, entre incompréhension, condescendance et bienveillance, des compatriotes qu'ils connaissent mal. Cette expérience d'altérité, qui ébranle les hiérarchies d'avant-guerre, est d'autant plus déstabilisante qu'entre 1914 et 1916, ce sont près d'un quart des 5 870 aristocrates mobilisés qui perdent la vie : une hécatombe, frappant une catégorie sociale déjà fragilisée. A travers les correspondances, récits et souvenirs de ces combattants, qui ont laissé d'innombrables archives et témoignages restés dans l'ombre jusqu'à aujourd'hui, ce livre est une contribution inédite à l'histoire sociale et culturelle de la Première Guerre mondiale.
Résumé : Dès les premiers mois de la Libération, sur l'ensemble du territoire français, plusieurs dizaines de milliers de personnes soupçonnées de collusion avec l'occupant sont arrêtées puis incarcérées dans les camps d'internement. Dans la région de Marseille vont se côtoyer de véritables collaborateurs, de simples suspects, des civils italiens et allemands, une poignée de prisonniers de guerre, mais aussi des femmes et des enfants en bas âge. Les directeurs de ces établissements sont confrontés chaque jour à des prisons surpeuplées, où les conditions d'hygiène sont déplorables, risquant à tout instant de propager des épidémies de rougeole ou de fièvre typhoïde, tandis que les denrées alimentaires et le matériel de base manquent cruellement. Comment, en effet, financer ces lieux ouverts à la hâte, comment recruter et rémunérer le personnel, comment assurer la surveillance et la protection des internés ? Soixante-dix ans après la fin de la Seconde Guerre mondiale, en exploitant des archives jusque-là inédites, un historien consacre pour la première fois un livre au parcours de ces internés et nous fait découvrir la gestion quotidienne de l'épuration officielle.