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Meghegha'a Temi ou Le tourbillon sans fin
Guimatsia Sa'ah François
L'HARMATTAN
19,50 €
Épuisé
EAN :9782296092938
L'Afrique est le continent de l'urgence permanente, des crises et des mutations kaléidoscopiques. L'Africain peut-il éviter le vertige dans ce tourbillon ? Telle est la trame de fond de ce roman qui survole plus d'un demi-siècle de vie à Mechio, un canton rural de l'Ouest Cameroun. Cette riche saga contemporaine, c'est d'abord le dynamisme de Fokem IV dans les années cinquante, puis le modernisme de Fokem V dès 1960, et enfin l'idéalisme de Fokem VII intronisé en l'an 2000 à l'âge de trente ans. Ce dernier monarque incarne la complexité ontologique de la jeunesse africaine d'aujourd'hui : intellectuel et ouvert au changement, il découvre que développer Mechio, c'est s'attaquer à l'hydre aux multiples têtes, dans un contexte à la fois déprimant et prometteur. Il compte sur le soutien de Bilki Hamadjan son épouse, une nordiste musulmane devenue reine de Mechio avec le titre de Maffo Bilki. Mais c'est ce canton – le symbole d'une Afrique encore couverte des stigmates de la colonisation, empêtrée dans les soubresauts de sa transition vers la modernité et déjà ballottée dans les vagues de la mondialisation – qui est le personnage central de ce récit, qui s'achève avec la mue de certaines coutumes rétrogrades et un immense espoir en l'avenir.
L'unité de l'Afrique, pour enfin booster son développement et donner un contenu palpable à son indépendance déjà cinquantenaire à l'ère de la globalisation, passe par la codification de son multilinguisme. A cet égard, le cheminement linguistique bilingue du Cameroun - avec ses forces et malgré ses faiblesses - ne pourrait-il pas être digne d'intérêt pour le reste du continent ? Toutefois dans ce pays, pourquoi le bilinguisme officiel, en un demi-siècle, n'a-t-il pas encore fait chuter la cloison linguistique entre les Anglophones et les Francophones ? Le pays est-il en train de mieux outiller linguistiquement les générations montantes ? Quel rôle joue l'Etat en tant que défenseur, promoteur et utilisateur du bilinguisme ? Le système éducatif a-t-il lubrifié ou retardé le formatage linguistique des populations ? Que retenir de l'expérience des autres pays en matière de multilinguisme ? Quelle place pour les langues autochtones, qui restent ici le bastion inexpugnable de l'identité culturelle des citoyens au-delà des langues officielles ? Quel devrait être le bagage linguistique idéal de l'Africain aujourd'hui ? Ces questions prégnantes et bien d'autres, qui interpellent en fait chaque pays du continent, sont ici examinées avec lucidité, à la lumière des faits réels, des urgences d'aujourd'hui et des enjeux de demain.
Ici, douze tableaux denses et colorés laissent déferler un kaléidoscope de thèmes poignants : en plus d'être un jeu enthousiasmant, le football a d'autres vertus bien plus précieuses ; le corps d'un haut fonctionnaire est abandonné pendant cinq mois dans une morgue ; dans un crash d'avion disparaît un homme d'affaires à la filiation plutôt ténébreuse ; la vertu féminine triomphe d'un obsédé sexuel puissant et cynique , etc. Bien épicées et romancées, ces réalités africaines d'aujourd'hui constituent un alliage hétéroclite de graînes et de chaînes - donc d'espérances et de souffrances.
Ce livre constitue un inédit dans le domaine du music-hall. Les cinquante années envisagées s'étalent de la fin du XIXe siècle à la décennie cinquante. Les chercheurs et curieux y trouveront les noms d'artistes de talent qui eurent du succès en leur temps mais ne figurent dans aucun ouvrage, même spécialisé. Ce travail a demandé des recherches considérables mais n'a guère la prétention d'être exhaustif. Un des objectifs consiste également à réparer des injustices et susciter peut-être des rééditions d'enregistrements rares et précieux.
Dans un contexte économique caractérisé par la mondialisation où les fusions, délocalisations et liquidations d'entreprises sont autant de risques pour les managers, la ressource principale de l'entreprise reste la connaissance. Véritable capital technique, social et culturel, il convient de la préserver, de l'enrichir et de la transmettre. Le capital mémoire de l'entreprise ouvre la voie au management des savoirs, à la gestion des connaissances et à l'ingénierie de la mémoire organisationnelle qui, chacun dans son domaine, cartographient les compétences et les savoirs que recèle l'entreprise et en définissent les enjeux stratégiques. Loin d'être un tout homogène, la mémoire de l'entreprise emprunte à de multiples sources, individuelles ou collectives, se pourrit de cultures conflictuelles et se fixe sur des supports composites - simples récits d'anecdotes, documents de presse ou institutionnels (affiche, film d'entreprise, banque de données...). Par-delà les clivages culturels, les querelles de territoires, les tactiques du secret, les justifications plus ou moins excusables de l'oubli, cet ouvrage montre en quoi la mémoire constitue, pour l'anticipation stratégique et la construction identitaire des collectifs de travail, un facteur-clef dé la communication d'entreprise. L'exemple des Chantiers de l'Atlantique de Saint-Nazaire illustre toute là complexité et la richesse du capital mémoire d'une grande organisation.
Immobile face à sa femme, il attend les premières séries de l'après-midi. Six mois qu'elle est partie. Elle n'a jamais donné de nouvelles et lui, comme un con, il garde sa photo sur la télé. II s'entend lui chuchoter "ils m'ont viré, tu te rends compte, ces salauds", et il est sûr d'apercevoir aux commissures de ses lèvres l'ébauche désolée d'un sourire. Ici, on voudrait s'aimer et on ne sait pas bien comment ; on parle sans toujours trouver les mots ; on s'accroche au quotidien comme on peut. Au fil des quinze histoires qui composent ce recueil, on croise des individus qui donnent parfois l'impression de marcher à côté de leur propre existence. Le propos est grave, souvent drôle, toujours tendre.
Mukendji Mbandakulu Martin Fortuné ; Lianza Zalonk
L'ouvrage s'attèle à montrer le rapport dialectique entre la guerre et la paix. La guerre semble être le lot des hommes. Les causes, les sources de la guerre sont relevées ici. Les théories sur les guerres traditionnelles et modernes y sont développées. Il n'y a pas de paix sans guerre. Bien que celle-ci ait des germes de destruction de celle-là, elle en est aussi génératrice. Les relations entre les états sont sujettes à cette ambivalence. On fait la guerre pour avoir la paix. La guerre ne peut cesser que si les causes des conflits entre les nations, entre les hommes peuvent être extirpées. La paix est préférable mais elle reste à conquérir. Cette étude corrige l'opinion selon laquelle les relations internationales et la philosophie ne peuvent faire bon ménage. La polémologie et l'irénologie sont donc inséparablement liées aux réflexions philosophiques.