Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
Malou dit Vrai
Guilyn Gwen
PANSEUR
16,50 €
Épuisé
EAN :9782490834044
Sur la place de marché, On raconte que la ville fut bâtie sur des strates d'histoires, et les rues tracées par des géants. On raconte aussi qu'Ivraie est née sur un tas d'ordures lors d'une nuit d'orage ; qu'il fut un temps lointain où Malou la sorcière était Reine. On murmure à qui veut le croire que dans la Salle Ouverte aux Quatre Vents, le Vieux Roi a quitté son trône et marche vers sa mort, et qu'un jeune prétendant naîtra de la mer pour faire advenir un nouveau cycle. Entre ombre et lumière, comme un jeu de piste à travers les pages, Malou dit Vrai est une immersion dans les "On-dit" et les "non-dits" pour mieux comprendre leurs mensonges et leurs vérités. Plongez dans le dédale pour percer les secrets de famille qui empoisonnent Ivraie et l'entravent dans ces histoires qui constituent son héritage. Découvrez l'univers fantastique de Gwen Guilyn qui nous livre, ici, son premier roman.
Poèmes choisis et traduits par Antoine Viredaz Illustrations de Guy Lee Guily. Parmi la centaine d'épigrammes que l'Anthologie grecque attribue à Léonidas de Tarente (4e-3e s. av. J. -C.), plusieurs pièces mettent en scène une persona de poète itinérant. On le voit ainsi résider à la cour d'Epire avant d'être entraîné par les vicissitudes de son époque vers la Grèce puis l'Asie. Le présent choix de poèmes entend illustrer quelques étapes de la biographie imaginaire de ce personnage, archétype du poète vagabond cher aux romantiques, à qui l'on pourrait faire dire comme Wilhelm Müllerâ : "âIch kann zu meiner Reisen nicht wählen mit der Zeitâ" . Suivez-le dans ses errances antiques, illustrées en fluo par un spécialiste de l'âge hellénistique.
A la fin du XIXe siècle, alors que l'Europe assiste au retour triomphal de la métaphysique dont Henri Bergson est une figure de proue, sur le positivisme, l'Espagne de la Restauration bourbonienne fait figure de résistante. La répartition bipolaire de l'intellectualité espagnole, entre les conservateurs néo-thomistes et les réformateurs de plus en plus attirés par la psychologie scientifique notamment, rend le dialogue primordialement impossible avec le bergsonisme. Seul Leopoldo Alas, dit Clarin, tente alors de faire entendre la "philosophie nouvelle", dans son pays. Après que le bergsonisme a été boudé durant ces premières décennies d'existence par l'Espagne, la crise théologique moderniste de 1907 précipite son entrée dans la péninsule. Les premiers acteurs "philosophiques" du bergsonisme sont anti-bergsoniens et catholiques. Cet anti-bergsonisme religieux se double d'un rejet politique, pendant la Grande Guerre, principalement lors de la visite diplomatique de Bergson à Madrid, en mai 1916. Parallèlement, les réformateurs, férus de pédagogie, qui ont créé en 1876 la Institucion Libre de Ensenanza, découvrent la conceptualité bergsonienne qu'ils intègrent progressivement, entre 1900 et 1930, dans leur nouvelle science psychopédagogique. Toutefois, les grands acteurs espagnols de la régénération métaphysique sont les littéraires, les poètes symbolistes, appelés "modernistes" dans ce pays, puis les avant-gardes esthétiques. Ce sont eux qui métabolisent le bergsonisme en une (méta-)physique intime et organique. Ce n'est que dans un second temps, dans les années 1910, et non sans obstacles, que les spécialistes espagnols de philosophie intègrent et diffusent le bergsonisme.
Résumé : Sur la place du marché, On vend des histoires qu'il rafistole, réécrit, coupe et recoud au gré de ses clients. On dit qu'il fut un temps où la sorcière était Reine, qu'elle a fui le destin funeste de son Roi ; que le Vieux Roi s'est enfin levé pour l'accomplir et avance vers sa mort, vers le Jeune Prétendant venu du fond de l'océan pour le remplacer. On raconte aussi qu'il connaît le secret de la naissance d'Ivraie, celui que Malou dit Vrai lui a dissimulé. Mais Ivraie aussi cache quelque chose, qui pourrait bien tout changer... Avec Malou dit Vrai, Gwen Guilyn questionne la façon dont les histoires nous façonnent autant que nous les fabriquons. Tissées de On-dit et de non-dits, de mensonges et de vérités, elles portent en elles le pouvoir de nous libérer aussi bien que celui de nous entraver.
De quoi se compose l'ossature d'une famille ? De membres essentiels ? D'une construction invisible qui les soutient tous ? Ossature, le mot implique la globalité et une sélection, l'acceptation et l'exclusion. Qui est superflu ? Qui ne fait pas partie de l'ossature Raba ? Raba. Le nom transmis par son père, Anwar, qui fuit ses origines. Le nom de Léa, sa mère, qui ne sera jamais invitée pour l'Aïd. Raba, leur nom à eux : Hakim, Farah, Imane, Salim, Noria et Amira, sa cousine, qu'il tentera de saisir pour unifier l'irréconciliable et comprendre la dissémination familiale. Enchâssés, les événements surgissent et les souvenirs se déplient, le vécu s'entremêle aux paroles et aux gestes rapportés, reconstruits, inventés, pour raconter les Raba afin que leur histoire ne soit plus un cadavre à transporter de génération en génération.
Orné d'une cicatrice qui le balafre, L'Ouïe est reconnaissable entre tous. Bon soldat, il déambule dans les rues, il veille à ce que les enfants jouent en sécurité, que chacun ait sa place dans la communauté et que le pouvoir de Mohamed soit respecté. Mais la guerre fait rage. Subversifs, les Poètes soufflent leurs vers et détruisent dans de terribles explosions toute forme d'autorité. L'Ordre est menacé. Les Poètes sont traqués, réduits au silence, jusqu'au jour où L'Ouïe écoute l'un d'entre eux et le sauve au lieu de le tuer. Après L'homme qui n'aimait plus les chats, Isabelle Aupy signe un second roman en rupture des genres littéraires pour une expérience unique : vivre un texte plus que le lire, car les mots sont vivants !
Sans crier gare, Felis est partie rejoindre une forêt menacée de destruction. Elle porte une cagoule pour faire comme les autres et se protéger du froid. Suspendue aux branches, du haut de sa cabane, ou les pieds sur terre, elle contribue à la vie collective et commence à se sentir mieux. Mais Felis ignore que c'est sa sÅur qui la fait exister - ou bien est-ce le contraire ? Entre les quatre murs d'un appartement glacial, chambre d'écho de conversations familiales et de souvenirs, une jeune femme tire des fils pour se rapprocher de Felis - sa sÅur, sa chimère. Progressivement, la forêt s'étend, elle envahit ses pensées et intègre le maillage confus de sa propre existence. Sans doute y a-t-il là une place pour le chat sauvage qui est en elle. Premier roman d'Anouk Lejczyk, Felis Silvestris nous plonge, le temps d'un hiver, dans une histoire intime et sensible, explorant notre imaginaire et nos inquiétudes face à des choix de vie qui nous effraient autant qu'ils nous fascinent.
Résumé : Rentrée des classes, Anouk Lejczyk nous invite à la suivre en forêt pour une curieuse expérience : comment devenir bûcheronne ! Quatre saisons d'apprentissage où se cotoient odeur d'essence et effluves végétales, sueur des corps et sang du gibier, adversité et camaraderie. Quatre régions de France pour découvrir la diversité des milieux qui se cachent derrière un mot unique : forêt. Durant ces mois où elle a façonné son corps au froid de l'hiver et aux chaleurs d'été, aux vibrations des machines comme aux courbatures, Anouk a pris note de chaque instant, soigneusement retranscrit ici, dans ces carnets, véritable herbier d'une jeune autrice qui jongle entre la délicatesse de sa plume et une tronçonneuseâ!