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Le blanc qui s'était fait nègre
Guillot René ; Gnocchi Maria Chiara
L'HARMATTAN
20,50 €
Épuisé
EAN :9782343007991
Un homme blanc pénètre dans la brousse africaine dans l'espoir de rencontrer un autre Blanc, que le " continent mystérieux " a conquis depuis plusieurs années. Dr. Livingstone,I presume ? Non, ce n'est pas II. M. Stanley ; ce n'est pas non plus Marlow chargé de retrouver Kurtz gagné par les ténèbres. C'est un narrateur innommé qui part à la recherche d'un Blanc... qui s'était fait nègre. On connaît l'auteur de Crin blanc et d'autres romans pour la jeunesse. On connaît moins la production de Guillot de l'avant-guerre, et notamment ce roman, paru en 1932 pour la première fois, qui peut être tenu pour l'une des premières re - modulations françaises de la matrice stanleyienne et conradienne. Et si c'est bien un voyage qui nous est raconté, il se déroule moins dans une contrée étrangère que dans les méandres d'une conscience ou qu'à travers une série de références littéraires (Conrad mais aussi Flaubert et Coleridge) qui constituent une première, incontournable forme d'altérité avec laquelle la narration se confronte.
Résumé : Dans l'avion qui le conduit en Afrique, Martin se demande ce qui l'attendra à l'arrivée. Il doit rejoindre son père, qu'il ne connaît pratiquement pas... Celui-ci, responsable d'une plantation en Côte d'Ivoire, vit à Abesso, un village perdu du pays Lobi, la terre des éléphants sauvages. Très vite, Martin se coule dans le rythme et les couleurs de ce pays qui le fascine. Il va à l'école d'un tout petit village avec les enfants noirs, dont l'un des élèves, Fofana Kamara, disparaît un jour sans raison apparente. Aidé d'un camarade, Martin réussit pourtant à le retrouver, en très mauvaise posture. Dès lors, les deux garçons sont liés par un pacte secret, aussi secret que le langage de la forêt, aussi mystérieux que le passage annuel des éléphants sauvages. Un événement auquel Fofana conviera Martin, à ses risques et périls...
Un étrange destin m'a plongé dans un genre de vie pour lequel je n'étais pas fait", disait Nehru. Qui, en effet, aurait pu croire que ce jeune avocat sans grand talent, élevé par un père ami des Anglais, deviendrait le leader de l'indépendance de l'Inde ? Sa fille Indira, qui lui succéda, puis son petit-fils Rajiv, enfin Sonia l'épouse de ce dernier, n'avaient pas plus que lui le goût de la politique dont ils redoutaient les méandres. Ils durent néanmoins prendre en main les rênes de leur pays. Quelle force irrésistible les a propulsés, de génération en génération, dans l'arène politicienne ? Quel formidable destin les a métamorphosés - de Motilal, le fondateur de la dynastie, à Rahul, son ultime héritier - en incarnation du rêve indien et en précurseurs d'une future grande puissance ? Leur saga, à travers les heurs et malheurs d'innombrables luttes intestines et de deux guerres mondiales, les situe à la frontière de l'Histoire et de la légende.
Aharon Appelfeld (1932-2018), né en Roumanie, connut un destin peu commun. Alors que sa mère est assassinée, en 1940, par le régime allié d'Hitler, il subit l'enfermement du ghetto, puis la déportation avec son père. A huit ans, il s'évade seul du camp où il est détenu et se cache dans les forêts pendant trois longues années, vivant en compagnie de fugitifs ou de marginaux. En 1946, grâce à une Association juive, il s'embarque clandestinement pour la Palestine. Son enfance dans les Carpates, le souvenir douloureux de ses parents, l'indicible de la Shoah constituent le coeur de ses romans. Le recours à la fiction, où le vécu le plus tragique se mêle à l'onirisme, le difficile abandon de sa langue maternelle - l'allemand - et le choix de l'hébreu pour la création littéraire lui seront nécessaires pour renaître à la vie. Dans cet ouvrage à plusieurs voix, Renée Adjiman et Valérie Pera Guillot réunissent les contributions de psychanalystes, de cinéastes, de journalistes, et d'universitaires qui reviennent sur leur rencontre décisive avec Aharon Appelfeld. L'enfant naguère condamné par la barbarie nazie est aujourd'hui devenu un immense écrivain, dont l'oeuvre touche à la fois l'intime et l'universel.
Au matin du 22 mars 2016, en se rendant à son bureau, Caroline Choplin monte dans le dernier wagon de la rame de métro qui s'arrêtera brusquement à la station Maelbeek. Elle ne le sait pas encore, mais ce choix involontaire lui sauvera la vie. Trois ans après le double attentat qui a frappé la capitale belge, elle revient sur les émotions ressenties ce matin-là et celles des jours et des mois qui ont suivi le choc.
Immobile face à sa femme, il attend les premières séries de l'après-midi. Six mois qu'elle est partie. Elle n'a jamais donné de nouvelles et lui, comme un con, il garde sa photo sur la télé. II s'entend lui chuchoter "ils m'ont viré, tu te rends compte, ces salauds", et il est sûr d'apercevoir aux commissures de ses lèvres l'ébauche désolée d'un sourire. Ici, on voudrait s'aimer et on ne sait pas bien comment ; on parle sans toujours trouver les mots ; on s'accroche au quotidien comme on peut. Au fil des quinze histoires qui composent ce recueil, on croise des individus qui donnent parfois l'impression de marcher à côté de leur propre existence. Le propos est grave, souvent drôle, toujours tendre.
Le 1er août 1909, François Faber remporte la septième édition du Tour de France cycliste. Le " Géant de Colombes ", ancien docker sur le port de Courbevoie, entre dans la légende, mais bien plus qu'un parcours sportif exemplaire son itinéraire est un condensé de la France de la Belle époque. L'histoire d'un gamin de banlieue au physique hors du commun et à l'appétit féroce, grandi entre maraîchages et usines, puis saisi par le démon d'une petite reine qui fera sa fortune. Un enfant de son siècle, qui croise aussi en chemin la terrible crue de la Seine en janvier 1910, le grand Jaurès quelques jours avant son assassinat, puis fauché en pleine gloire en mai 1915, lors de l'une des plus formidables offensives de la Grande Guerre... En s'appuyant sur la presse d'époque et sur de nombreux documents inédits, ce livre retrace le destin romanesque de ce champion attachant, l'un des plus populaires de son temps, né et grandi en France, devenu luxembourgeois à sa majorité sans jamais quitter sa ville de Colombes, puis engagé volontaire dans la Légion étrangère pour défendre sa patrie d'adoption.
Dans un contexte économique caractérisé par la mondialisation où les fusions, délocalisations et liquidations d'entreprises sont autant de risques pour les managers, la ressource principale de l'entreprise reste la connaissance. Véritable capital technique, social et culturel, il convient de la préserver, de l'enrichir et de la transmettre. Le capital mémoire de l'entreprise ouvre la voie au management des savoirs, à la gestion des connaissances et à l'ingénierie de la mémoire organisationnelle qui, chacun dans son domaine, cartographient les compétences et les savoirs que recèle l'entreprise et en définissent les enjeux stratégiques. Loin d'être un tout homogène, la mémoire de l'entreprise emprunte à de multiples sources, individuelles ou collectives, se pourrit de cultures conflictuelles et se fixe sur des supports composites - simples récits d'anecdotes, documents de presse ou institutionnels (affiche, film d'entreprise, banque de données...). Par-delà les clivages culturels, les querelles de territoires, les tactiques du secret, les justifications plus ou moins excusables de l'oubli, cet ouvrage montre en quoi la mémoire constitue, pour l'anticipation stratégique et la construction identitaire des collectifs de travail, un facteur-clef dé la communication d'entreprise. L'exemple des Chantiers de l'Atlantique de Saint-Nazaire illustre toute là complexité et la richesse du capital mémoire d'une grande organisation.