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Conflits de l'oreille et de l'oeil dans l'oeuvre musicale. L'écoute intériorisée
Guillot Matthieu
PU PROVENCE
7,00 €
Épuisé
EAN :9791032003053
Ecouter la musique jouée devant soi va de pair avec le fait inévitable de porter son regard sur ses interprètes. Mais cette évidence, qu'impose la nature même de notre corps récepteur, et que rien a priori ne remettrait en cause, ne nous coupe-t-elle pas progressivement de l'essence profonde de la musique ? Celle-ci relève-t-elle (aussi) de l'ordre du visible ? L'auditeur a-t-il donc besoin de ses deux faces, apparente et inapparente, pour comprendre pleinement l'oeuvre ? A-t-il besoin, par conséquent, de se faire aussi (et autant) spectateur ? Oui s'il faut en croire I. Stravinsky, compositeur obstiné pour qui la vision s'impose comme soutien de l'écoute. Non s'il faut en croire à l'opposé E. Varèse, créateur radical de matière sonore inouïe. Entre ces deux avis tranchés, il faut donc explorer et tracer une troisième voie vers l'intériorité de l'écoute. Il s'agit pour finir de savoir dans quelle mesure la musique ne relèverait pas de ce radical "bonheur d'aveugles" défendu par Ernst Bloch, philosophe et mélomane averti. Est analysée ici la nature de cette interdépendance, de cette interpénétration oreille/oeil, de cette distorsion entre eux. In fine, leurs luttes d'influence montrent qu'en dépit de toute sa matérialité visible, la musique ne saurait se réduire d ce conflit sensoriel. Car elle s'épanouit surtout comme intériorité, intériorisation, sous les auspices desquelles l'auditeur prend connaissance de l'oeuvre au plus intime, au plus haut point.
Qu'est-ce que la beauté? Comment arrive-t-on se sentir beau quand on n'a jamais eu l'impression de l'être ? Ou alors, quand on pense avoir laissé s'échapper, trop vite, un éphémère cadeau que nous aurait fait la vie ? Un questionnement, une réflexion qui prend la forme d'une balade un peu forcée, d'un malentendu douloureux, d'une rencontre surprenante et d'une conversation inattendue. Ecrit par Mathieu BolomeyIllustré par Cyril LétourneauRelu et révisé par Claire Gillot
Concerts dans les jardins de Schönbrunn, cafés viennois et bars au bord du Danube, expos dans une boulangerie industrielle réhabilitée, dégustation de vins locaux, opéras et clubs logés sous les arches du métro, balade musicale, au fil de l'eau ou Art Nouveau...
Résumé : Jeremy Bentham entend dépasser les théories du contrat social et développer une philosophie politique fondée exclusivement sur le principe d'utilité. Il considère en effet que le contrat social est une fiction et que " la saison de la fiction est désormais terminée ". Pourtant, le détour par la fiction est nécessaire pour introduire l'unité dans la multitude et instituer un peuple. Bentham affirme que les individus qui composent la multitude atteignent leur plus grande unité lorsqu'ils s'assemblent en un "tribunal de l'opinion publique ". Et, même si ses effets sont réels, ce tribunal est bel et bien une "entité fictive ". L'attitude de Bentham à l'égard des fictions est donc ambiguë. Elle nécessite de les définir rigoureusement et de déterminer leurs conditions de recevabilité. De ce point de vue, l'utilitarisme benthamien se réalise comme théorie des fictions. Il s'agit d'opposer au contrat social des fictions fondées sur le réel et qui permettent de l'organiser, en vue de promouvoir la fin fixée par le principe d'utilité: le plus grand bonheur du plus grand nombre.