Ce livre nous fait découvrir un Roi-Soleil en tant que simple patient, avec ses fragilités, ses souffrances, soumis s'il en fut et opposant parfois à ses médecins, chirurgiens, dentistes, déployant sous nos yeux le monde médical de la cour, autre acteur du théâtre de Versailles. Il s'appuie sur le Journal de Santé du roi, oeuvre des trois premiers médecins de Louis XIV : Antoine Vallot, Antoine Daquin et Guy-Cressent Fagon, qui couvre la période du règne (1647 à 1711) et constitue le témoignage des différentes pathologies dont a souffert le roi (variole, urétrite, fièvre typhoïde, rougeole, troubles digestifs, fistules naso-palatine et anale, goutte, maux de tête et vertiges, calculs urinaires et coliques néphrétiques, etc.). Le diabète de type II va être démasqué, malgré l'absence de biologie, au fil de ce Journal, qui est aussi une bonne façon de se familiariser avec les théories médicales du XVIIe siècle, les conceptions physiopathologiques et les principes thérapeutiques, souvent tournés en dérision, qui n'empêcheront pas le roi Louis XIV de vivre jusqu'à l'âge honorable de 77 ans. La mort de Louis XIV en 1715 nous est racontée au jour le jour par le Journal des frères Anthoine, non-médecins mais subtils observateurs : la gangrène diabétique est sous nos yeux. Le docteur Françoise Guillon-Metz, endocrinologue-diabétologue, s'est tournée vers l'histoire de la médecine. Elle a déjà publié Les grands diabétiques de l'histoire et Chirurgien de campagne sous le Roi-Soleil- Traité des Playes de teste 1674.
Nous sommes aujourd'hui plus de six milliards, deux fois plus nombreux qu'au début des années soixante. Cette croissance exceptionnelle s'est ralentie à la fin du XXe siècle, et ce ralentissement s'accentue aujourd'hui avec l'affirmation de la baisse de la fécondité, mais aussi l'apparition de phénomènes sanitaires alarmants (Sida, nouveaux virus). Tous les spécialistes s'accordent pour dire que le XXIe siècle sera celui d'une stabilisation inéluctable du nombre des hommes, celui aussi du rapide vieillissement de la population. La croissance a concerné tour à tour l'Europe, l'Amérique, l'Asie et l'Afrique, mais avec des chronologies, des rythmes et des intensités variées. Cette variété contribue, associée à la mobilité, à la permanente évolution de la distribution des hommes sur la terre. Au niveau national et international, transports et échanges permettent des flux migratoires de plus en plus diversifiés auxquels s'ajoutent les massifs mouvements de réfugiés liés aux conflits de l'après-guerre froide. Les aspects démographiques ne sauraient être isolés des autres caractéristiques de la population. Traiter des structures démographiques par exemple conduit inéluctablement au problème des inégalités de statut entre hommes et femmes. Quels sont les mécanismes à l'origine de la complexité des situations actuelles? Comment vont évoluer les fortes inégalités spatiales, démographiques, sanitaires, socio-économiques, juridiques, qui caractérisent la population mondiale d'aujourd'hui? Comment les sociétés vont-elles gérer les évolutions de plus en plus rapides des structures démographiques? La rapidité des transformations justifie l'importance des remaniements de cet ouvrage pour sa troisième édition.
Le 14 mars 1952, le truand Abel Danos, dit "le Mammouth", tombait sous les balles d'un peloton d'exécution dans les fossés du Fort de Montrouge en criant "Vive la France!". Un cri inattendu, puisque Danos avait été condamné à mort pour trahison. Avec cette condamnation, la France tournait une des pages les plus noires de sonhistoire: celle de la "Gestapo française de la rue Lauriston", dont le chef, Henri Lafont, avait lui-même été fusillé en compagnie de l'ex-policier Bonny quelques années plus tôt. Le condamné avait contre lui un dossier des plus épais: outre ses trop nombreuses condamnations, ses évasions et sa participation au sanglant "premier hold-up de l'Occupation", il avait accumulé un lourd passif au sein de la "Carlingue": opérations contre le maquis, pillage, meurtres. Les juges l'avaient condamné sans état d'âme en accordant toutefois "des circonstances atténuantes". Derrière le "tortionnaire", le "tueur à gages de la Gestapo" que la police, relayée par la presse, s'était acharnée à dépeindre, existait-il quelques éléments qui auraient pu faire pencher l'autre plateau de labalance? Certains témoignages, en particulier celui de son ancienne maîtresse Hélène Maltat, affirmaient en effet que Danos s'était engagé, dès 1941, aux côtés du commissaire Blémant du contre-espionnage français, et qu'il avait appartenu au réseau Marco-Polo en 1944. L'affaire Danos n'était-elle pas aussi simple? Après quatre ans de minutieuses recherches, Eric Guillon rouvre le dossier. A travers l'histoire de Mammouth défile une galerie de personnages parmi les plus grands du banditisme français: Pierre Loutrel, dit "Pierrot le Fou", le "Grand" Jo Attia et Georges Boucheseiche, qui forment avec Danos l'ossature du redoutable "gang des tractions avant"; le "Chauve" Jean Sartore, gestapiste décoré pour faits de Résistance, Raymond Naudy, l'ancien maquisard et tueur de gendarmes, Roger Lentz, l'associé de toutes ses cavales, mais aussi "Mimile" Buisson, l'ami et le complice de la rue de la Victoire, qui le livra au commissaire Chenevier... Ou encore Auguste Ricord, Joseph Rocca Serra, André Jolivot, Jean Rossi, Charles Cazauba, AlexVillaplana et des dizaines d'autres figures d'un Milieu disparu. Biographie de l'auteur Eric Guillon, spécialiste de la justice militaire et de l'histoire du Milieu français, est journaliste. En charge de la rubrique Culture de Tatouage Magazine, il est coauteur, avec Jérôme Pierrat, de plusieurs ouvrages sur le thème du tatouage.
2009. « On m?a demandé de vous calmer », lâche lors d?une entrevue à Stéphane Guillon Jean-Paul Cluzel, prédécesseur de Jean-Luc Hees à la présidence de Radio France. La fin de la récré semble avoir sonné pour l?humoriste. Pourtant, n?épargnant ni le ouvernement ni l?opposition, le trublion des ondes ne se calme pas et continue, du lundi au mercredi, à 7h55, de captiver 2 millions d?auditeurs.23 juin 2010. Aux alentours de 8 heures, il y a ces mots qui résonnent aux 4 millions d?oreilles des fidèles de la matinale de France Inter: « Merci à tous, du fond du coeur, vous allez me manquer. » Suivis d?une salve d?applaudissements en studio. « France Inter. Fini de rire », titre en une dès le lendemain le quotidien Libération: Stéphane Guillon et Didier Porte, deux des animateurs phare de la station, ont été remerciés. D?abord par l?élégante voix de la presse, puis par un recommandé signé de la main de Philippe Val.« France Inter: une radio de gauche qui licencie comme la pire des entreprises de droite », lance Guillon.Comment expliquer, si ce n?est en invoquant le spectre gouvernemental, l?éviction d?un homme qui, à lui seul, a fédéré deux ans durant plus de 2 millions d?auditeurs chaque jour? La France est outrée et ses acteurs politiques (François Bayrou et Martine Aubry, pour ne citer qu?eux) s?insurgent et dénoncent une volonté de briser le débat démocratique, une atteinte violente à la liberté d?expression.Dans ce second volume réunissant les chroniques de Stéphane Guillon diffusées entre septembre 2009 et juin 2010, on retrouve l?écriture affûtée et ce brillant sens de la formule par lesquels Stéphane Guillon s?est fait connaître, haïr et célébrer. Sur le ton de l?animateur de supermarché, il criera à la cantonade, en prélude à son ultime chronique, « Tout doit disparaître! », « Liquidation totale des humoristes! ». On sait pourtant à quel point, plus que jamais, l?époque et la nation ne se passeront plus du génie doublé d?humour qu?il incarne.
Au matin du 22 mars 2016, en se rendant à son bureau, Caroline Choplin monte dans le dernier wagon de la rame de métro qui s'arrêtera brusquement à la station Maelbeek. Elle ne le sait pas encore, mais ce choix involontaire lui sauvera la vie. Trois ans après le double attentat qui a frappé la capitale belge, elle revient sur les émotions ressenties ce matin-là et celles des jours et des mois qui ont suivi le choc.
Cette recherche part d'un intérêt pour la schizophrénie et des processus évolutifs qui peuvent être repérés. C G Jung a consacré sa vie à la description de ces dynamiques psychiques transformatrices. Ces potentiels s'animent lors de processus de crise psychique, de métamorphoses, ou lors d'épisodes psychopathologiques. Cette vision est de plus en plus partagée parmi les chercheurs en psychologie, en psychanalyse, en neurobiologie et dans les sciences du chaos.
Ce livre constitue un inédit dans le domaine du music-hall. Les cinquante années envisagées s'étalent de la fin du XIXe siècle à la décennie cinquante. Les chercheurs et curieux y trouveront les noms d'artistes de talent qui eurent du succès en leur temps mais ne figurent dans aucun ouvrage, même spécialisé. Ce travail a demandé des recherches considérables mais n'a guère la prétention d'être exhaustif. Un des objectifs consiste également à réparer des injustices et susciter peut-être des rééditions d'enregistrements rares et précieux.
?Quels sont les secrets d'une vocation ? Par quels chemins mystérieux voyage-t-elle ? Devenir galeriste, est-ce un appel, un destin, ou le résultat des hasards successifs ? A priori, être galeriste c'est vivre entre l'économie et l'esthétique, c'est être partagé entre les échanges et le coeur. Quel impératif l'emporte et comment passer du numéraire à l'esprit, du matériel au spirituel ? A travers quelques anecdotes et faits saillants d'une carrière de vingt ans, l'auteur tente de répondre à ces questions.