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Possibles futurs
GUILLEVIC EUGENE
GALLIMARD
8,40 €
Épuisé
EAN :9782070345779
Guillevic est né à Carnac (Morbihan) le 5 août 1907. Son père, alors marin, se fit gendarme et l'emmena à Jeumont (Nord) en 1909, à Saint-Jean-Brévelay (Morbihan) en 1912, à Ferrette (Haut-Rhin) en 1919. N'a pas appris le breton, qu'on lui interdisait de parler, mais l'alsacien et l'allemand. A fréquenté, de 1920 à 1925, le collège d'Altkirch (Haut-Rhin); a fait la classe de Mathématiques élémentaires. Entre au concours de 1926 dans l'administration de l'Enregistrement: Alsace, Ardennes, puis le ministère des Finances et des Affaires économiques en février 1935. Vit alors à Paris. Prend, en 1967, sa retraite d'inspecteur de l'Economie nationale. S'est occupé notamment de contentieux fiscal, de reconstruction, d'économie nord-africaine, de conjoncture, d'aménagement du territoire. Catholique pratiquant jusque vers trente ans, devient sympathisant communiste lors de la guerre d'Espagne, adhère au Parti communiste français en 1942, reste fidèle à cet engagement jusqu'en 1980. Meurt à Paris le 19 mars 1997. Son premier livre: Terraqué, date de 1942, suivi en 1947 par Exécutoire. Autres recueils publiés aux Éditions Gallimard: Gagner (1949), Carnac (1961), Sphère (1963), Avec (1966), Euclidiennes (1967), Fille (1969), Paroi (1970), Inclus (1973), Du domaine (1977), Étier (1979), Autres (1980), Trouées (1981), Requis (1983), Motifs (1987), Creusement (1987), Art poétique (1989), Le Chant (1990), Maintenant (1993), Possibles futurs (1996); Quotidiennes (2002); Présent (2004); Relier (2007); aux Éditions Seghers: Terre à bonheur (1952, 1985); aux Éditeurs français réunis: Encoches (1970). Nombreuses publications (à tirage limité) en collaboration avec des peintres. Grand Prix National de Poésie en 1984. La poésie de Guillevic est traduite dans plus de quarante langues et de soixante pays. Il a également une importante ?uvre de traducteur.
Biographie de l'auteur Eugène Guillevic (1907-1997) a grandi en Bretagne, puis en Alsace, où il a fait ses études et découvert la poésie. Inspecteur au ministère des Finances, à Paris, il a vécu la guerre en tant que résistant. Sa poésie, d'abord orientée par son activité militante, a peu à peu trouvée sa vraie forme, marquée par l'influence de Cézanne qu'il admirait. Auteur de quelque vingt recueils, il a reçu le grand prix de poésie de l'Académie française en 1976 et le grand prix national de poésie en 1984. Il est décédé en mars 1997.
Eugène Guillevic (1907-1997) a grandi en Bretagne, puis en Alsace, où il a fait ses études et découvert la poésie. Inspecteur au ministère des Finances, à Paris, il a vécu la guerre en tant que résistant. Sa poésie, d'abord orientée par son activité militante, a peu à peu trouvée sa vraie forme, marquée par l'influence de Cézanne qu'il admirait. Auteur de quelque vingt recueils, il a reçu le grand prix de poésie de l'Académie française en 1976 et le grand prix national de poésie en 1984. Il est décédé en mars 1997.
Depuis Terraqué, qui fut écrit à l'âge surréaliste, la poésie de Guillevic n'a cessé de se dépouiller de tout lyrisme purement verbal, de se dénuder et de tendre à un classicisme rigoureux, non point dans la forme, mais dans l'inspiration. Gagner, recueil de 152 poèmes en général très courts, très sobres, dont beaucoup sont des poèmes politiques - mais est-il possible aujourd'hui de concevoir une réalité qui ne soit pas politique ? - et où l'on trouve aussi nombre de "chansons" alertes et simples, exprime bien ce nouveau classicisme : "Sur les thèmes traditionnels de la poésie française et sur ceux qu'on voulait lui interdire, Guillevic force le réel et gagne partout du terrain. Tout est la matière de son oeuvre, car il n'y a pas de poésie engagée, il n'y a que des poètes plus lucides que d'autres. Cette lucidité militante, et ce terrain gagné, voilà sans doute qui définira demain le nouveau réalisme et qui marque déjà le nouveau livre de Guillevic, plutôt que tel domaine de l'inspiration où prétendent nous reléguer par la terreur les joueurs de flûte". (R. Lacôte). Bulletin de la NRF, juin 1949.
Après Avec, voici Inclus. Ne plus être dehors, à côté, mais dedans. Lutte contre l'espace ? Union avec l'espace ? Etre soi-même l'espace ? Autant qu'il se peut. Comment y parvenir ? Par le poème, par l'écriture. Inclus est en somme un art poétique (polémique ? pas dans le ton, en tout cas). Ou une suite alternée de poèmes inspirés par la plaine de Beauce et le commentaire, en poème, de ces poèmes, chaque texte étant un essai pour mieux comprendre, pour voir plus profond, pour voir plus clair dans les rapports, disons : du réel et du langage. Des poèmes (212) qui forment un seul poème - comme Carnac, Ville, Paroi. Et bien sûr, pas d'art poétique sans les fondations d'ordre métaphysique, éthique... De bien grands mots pour des poèmes très simples qui peut-être disent : joie, malgré tout . Ou l'impliquent". Guillevic.
Résumé : "Il n'est peut-être pas le plus grand, mais l'un des plus grands. Il peut encore défendre son titre de champion du monde, et je ne vois personne, dans la génération actuelle, qui puisse le lui ravir. Il est notre Byron, le héros couvert de gloire, couvert de femmes, couvert d'argent... Nous ne sommes pas les derniers, en France, à l'avoir aimé. Nous avions des raisons pour cela. Au lendemain de la Première Guerre mondiale, nous avions accueilli un jeune Américain pauvre et déjà père de famille, qui se promenait dans nos rues et le long de notre fleuve, s'arrêtait dans nos bistrots pour y boire notre vin et écrivait dans des cahiers d'écolier des histoires de soldats et de chasseurs. Il allait au Musée du Luxembourg pour apprendre de nos peintres, M. Cézanne et M. Degas, à dire "la chose vraie". A Paris, Hemingway a vécu, aimé, écrit. Il n'a pas oublié sa dette envers notre ville et il lui a élevé un temple dédié au souvenir et au bonheur enfui : Paris est une fête. On trouvera ce texte dans le premier volume des Ouvres complètes de Hemingway. On y trouvera aussi Le Soleil se lève aussi, d'un accent si neuf, si souvent imité depuis, et L'Adieu aux armes qui demeure, comme l'a dit Malraux, le plus beau roman d'amour de la littérature moderne. La qualité des traductions de ces textes, dues à M. E. Coindreau, n'est plus à louer. On trouvera enfin, avec les nouvelles charmantes du cycle de Nick Adams qui nous donnent un portrait de l'auteur à dix-huit ans, quand il chassait et pêchait dans les forêts du Michigan, paradis perdu de son enfance, un texte jusqu'alors inédit en français : Torrents de printemps, amusante satire de certains maîtres que l'écrivain avait admirés et qu'il pastichait : ainsi un jeune homme qui pressent son génie signifie à ceux à qui il doit le plus son désir d'émancipation : c'est Barrès devant Renan, Montherlant devant Barrès, Hemingway devant Sherwood Anderson... Hemingway est le premier écrivain étranger contemporain à figurer dans le Panthéon de la Pléiade. Un jour, il faudra qu'une plaque soit apposée au coin de l'une de ces petites rues de la Montagne Sainte-Geneviève qu'Ernest Hemingway, romancier américain, 1899-1961, a si souvent parcourues. En attendant cet hommage municipal, voici un petit monument fait de papier bible, d'encre, de cuir et de colle, auquel les meilleurs esprits et les meilleurs ouvriers ont collaboré - le plus beau monument qu'un écrivain puisse souhaiter." Michel Mohrt, 1966.
«La Poésie est comparable à ce génie des Nuits Arabes qui, traqué, prend tour à tour les apparences les plus diverses afin d'éluder la prise, tantôt flamme et tantôt murmure ; tantôt poisson, tantôt oiseau ; et qui se réfugie enfin dans l'insaisissable grain de grenade que voudrait picorer le coq.La Poésie est comparable également à cet exemplaire morceau de cire des philosophes qui consiste on ne sait plus en quoi, du moment qu'il cède l'un après l'autre chacun de ses attributs, forme, dureté, couleur, parfum, qui le rendaient méconnaissable à nos sens. Ainsi voyons-nous aujourd'hui certains poètes, et des meilleurs, refuser à leurs poèmes, rime et mesure et césure (tout le "sine qua non" des vers, eût-on cru), les rejeter comme des attributs postiches sur quoi la Muse prenait appui ; et de même : émotion et pensée, de sorte que plus rien n'y subsiste, semble-t-il, que précisément cette chose indéfinissable et cherchée : la Poésie, grain de grenade où se resserre le génie. Et que tout le reste, auprès, paraisse impur ; tâtonnements pour en arriver là. C'est de ces tâtonnements toutefois qu'est faite l'histoire de notre littérature lyrique.»André Gide.
Ce volume contient les oeuvres suivantes: Les Souffrances du jeune Werther - Les Affinités électives - Wilhelm Meister: 1° Les années d'apprentissage - 2° Les années de voyage ou les renonçants. Traduit de l'allemand par Bernard Groethuysen, Pierre du Colombier et Blaise Briod, introduction de Bernard Groethuysen. Notes des traducteurs.