Le texte de ces Sonnets a été établi à partir de documents couvrant pour l'essentiel la période 1953-1958, que Guillevic nomme ses "basses eaux poétiques". Même s'il a, par la suite, considéré comme une erreur son recours au sonnet, le poète a toujours plaidé la cohérence et l'adéquation : "Ce n'est pas ma poésie à moi, ce n'est pas ma voix, mais c'est quand même un certain moi ; je ne le renie pas". Ce volume se veut donc avant tout témoignage - de ce "certain moi" bien sûr, mais aussi de la complexité et des contradictions de son oeuvre poétique. Se trouvent rassemblés ici pour la première fois les recueils 31 sonnets (Gallimard, 1954) et L'Age mûr (Editions Cercle d'art, 1955), ainsi que l'Epître à Jean Tortel (Europe, mars 1955) et une centaine de sonnets, pour la plupart inédits.
Biographie de l'auteur Eugène Guillevic (1907-1997) a grandi en Bretagne, puis en Alsace, où il a fait ses études et découvert la poésie. Inspecteur au ministère des Finances, à Paris, il a vécu la guerre en tant que résistant. Sa poésie, d'abord orientée par son activité militante, a peu à peu trouvée sa vraie forme, marquée par l'influence de Cézanne qu'il admirait. Auteur de quelque vingt recueils, il a reçu le grand prix de poésie de l'Académie française en 1976 et le grand prix national de poésie en 1984. Il est décédé en mars 1997.
Eugène Guillevic (1907-1997) a grandi en Bretagne, puis en Alsace, où il a fait ses études et découvert la poésie. Inspecteur au ministère des Finances, à Paris, il a vécu la guerre en tant que résistant. Sa poésie, d'abord orientée par son activité militante, a peu à peu trouvée sa vraie forme, marquée par l'influence de Cézanne qu'il admirait. Auteur de quelque vingt recueils, il a reçu le grand prix de poésie de l'Académie française en 1976 et le grand prix national de poésie en 1984. Il est décédé en mars 1997.
Né à Carnac en 1907, le « poète breton d'expression française », comme il se définissait lui-même, a publié son premier recueil, Requiem, en 1938. Son deuxième recueil, Terraqué lui apporta la consécration dès 1942. Auteur de quelque vingt recueils, il a reçu le grand prix de poésie de l'Académie française en 1976 et le grand prix national de poésie en 1984. Il est décédé en mars 1997.
Eugène Guillevic (1907-1997) a grandi en Bretagne, puis en Alsace, où il a fait ses études et découvert la poésie. Inspecteur au ministère des Finances, à Paris, il a vécu la guerre en tant que résistant. Sa poésie, d'abord orientée par son activité militante, a peu à peu trouvée sa vraie forme, marquée par l'influence de Cézanne qu'il admirait. Auteur de quelque vingt recueils, il a reçu le grand prix de poésie de l'Académie française en 1976 et le grand prix national de poésie en 1984. Il est décédé en mars 1997.
Résumé : "Balloté par les drames familiaux et les convulsions d'une Europe révolutionnée, Benjamin Constant (1767-1830), d'origine suisse, a passé sa vie à la recherche d'une stabilité. La perfection toute classique d'Adolphe ne doit faire oublier ni la lente exploration, lucide et désespérée, de ses journaux intimes, ni la vaste entreprise de réflexion théorique pour fonder le libéralisme moderne et pour cerner la nature du phénomène religieux", Michel Delon.
«La Poésie est comparable à ce génie des Nuits Arabes qui, traqué, prend tour à tour les apparences les plus diverses afin d'éluder la prise, tantôt flamme et tantôt murmure ; tantôt poisson, tantôt oiseau ; et qui se réfugie enfin dans l'insaisissable grain de grenade que voudrait picorer le coq.La Poésie est comparable également à cet exemplaire morceau de cire des philosophes qui consiste on ne sait plus en quoi, du moment qu'il cède l'un après l'autre chacun de ses attributs, forme, dureté, couleur, parfum, qui le rendaient méconnaissable à nos sens. Ainsi voyons-nous aujourd'hui certains poètes, et des meilleurs, refuser à leurs poèmes, rime et mesure et césure (tout le "sine qua non" des vers, eût-on cru), les rejeter comme des attributs postiches sur quoi la Muse prenait appui ; et de même : émotion et pensée, de sorte que plus rien n'y subsiste, semble-t-il, que précisément cette chose indéfinissable et cherchée : la Poésie, grain de grenade où se resserre le génie. Et que tout le reste, auprès, paraisse impur ; tâtonnements pour en arriver là. C'est de ces tâtonnements toutefois qu'est faite l'histoire de notre littérature lyrique.»André Gide.