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BATIR LA VILLE
GUILLERME ANDRE
CHAMP VALLON
45,00 €
Épuisé
EAN :9782876732032
Les visages de la ville industrielle apparaissent dès la Restauration grâce à la mise en ?uvre de nouveaux matériaux - chaux hydraulique, ciment artificiel, mâchefer, zinc, bitume, goudron - et aux performances nouvelles exigées des matériaux courants - bois, pierre, fer, plâtre, brique -, grâce à de nouvelles techniques plus mécanisées - éclairage au gaz -, plus rationnelles - alimentation en eau -, plus technologiques, plus exigeantes quant à l'emploi de la main-d'?uvre et qui bouleversent le savoir et l'organisation des métiers traditionnels. L'élaboration de ces matériaux est en France principalement l'?uvre des ingénieurs militaires - le Génie - et civils - les Ponts et Chaussées -, ceux qui gèrent le domaine de l'Etat et qui entretiennent entre eux rivalité de corps et émulation. Mais architectes, entrepreneurs, voire médecins contribuent aussi à diffuser ces nouveaux produits dans les secteurs para-public, privé ou industriel. Souvent moins coûteux, ces matériaux innovants sont utilisés dans les nouvelles voies de communications, les fortifications, les monuments représentatifs de la puissance publique : casernes, hôpitaux, prisons, arsenaux, églises, hôtels de ville, lycées. Ils permettent insensiblement de stabiliser les fondations d'ouvrage - gage de pérennité -, d'alléger les structures, d'augmenter la portance des murs et du sol, de résister aux aléas des saisons, de combattre l'humidité et d'appliquer l'hygiénisme. Un nouvel écosystème urbain se met ainsi en place. Cette histoire des mutations successives de la construction entre 1760 et 1840 remet en cause la primauté de la Grande-Bretagne dans la première révolution industrielle : simultanément mais sous des formes différentes, elle s'impose en France, sous l'impulsion du ministère de la Guerre, à travers l'aménagement du territoire frontalier et la gestion du domaine public, plus riche et investi de la puissance de l'Etat. Ce livre pose aussi des questions d'ordre archéologique - la mise en valeur et la conservation du patrimoine industriel, la pérennité des ouvrages, des monuments - et épistémique - les modes d'acquisition et de transmission des nouveaux savoirs techniques, les rapports entre science, technologie et technique. Il veut aussi contribuer à une meilleure connaissance de cette spécificité française qu'est l'aménagement du territoire.
Héritière des grandes cités marchandes, Londres a acquis la suprématie mondiale au XVIIIe siècle. Au XIXe siècle, elle a transformé cette suprématie en hégémonie. Aujourd'hui, la City de Londres a cédé à New York et Tokyo les deux premières places dans le monde, mais consolide sa première place en Europe.
Les cantonniers des routes sont apparus au milieu du XVIIIe siècle et remplacèrent les serfs et paysans auparavant contraints d'assurer cette corvée. Leur rôle est de maintenir en bon état les routes en cassant notamment des cailloux à mettre sous le passage des roues. Souvent brimés et moqués, parfois aidés, ils prennent la parole au début du XXe siècle à travers les journaux professionnels à grand tirage et s'émancipent progressivement.
Résumé : Dans le monde entier, citoyens, militants et experts cherchent aujourd'hui à repenser nos sociétés et leur rapport à la nature à l'aune d'un usage et d'un gouvernement en commun des environnements et des ressources. Forêts et pâturages, terres et marais, lacs et rivières, pêcheries, systèmes d'irrigation : partout on redécouvre, expérimente, promeut leur gestion collective, avec l'espoir d'un avenir plus soutenable et plus démocratique. Ce monde des communs est à inventer, mais il hérite aussi d'une longue histoire que ce volume voudrait éclairer. Quelle place ceux-ci ont-ils occupée, en France et dans son Empire, sur la longue durée depuis le XVIIe siècle ? Comment les communs ont-ils évolué en lien avec les mutations de l'Etat et des marchés ? Quelles ont été leurs trajectoires dans le contexte des territoires colonisés par la France ? Et comment restituer toute la complexité des formes de gouvernement collectif des environnements, au-delà d'une conception parfois trop idéalisée des communs ? Une équipe d'historiens présente ici leurs résultats d'enquête sur tout ce pan encore trop méconnu de l'histoire sociale, écologique et politique de nos sociétés.
En janvier 1589, alors que la France subit sa huitième guerre de Religion entre catholiques et protestants, Jacques de La Guesle, procureur général au parlement de Paris, dénonce les effets désastreux de la division religieuse aux représentants des trois états réunis au château de Blois. Elle n'a apporté que désordres, confusions, démolitions d'églises. Pour le haut magistrat, la dissension religieuse est un glaive à deux tranchants qui pénètre jusque dans la moelle des os. Les années de la fin du règne de Henri II voient s'accélérer la rupture reli- gieuse entre catholiques et protestants. En témoignent les arrêts criminels rendus par le parlement de Paris, cour souveraine qui rend la justice au nom du roi. Ils sont un observatoire privilégié, sorte de caisse de résonance de leur époque. Ils offrent la possibilité de suivre presque au jour le jour les violences et les affrontements toujours plus intenses entre catholiques et réformés. L'enquête débute en 1555, pour s'achever sur la paix d'Amboise en mars 1563, soit les huit années qui précèdent la première guerre de Religion et qui l'englobent aussi. Se distinguent trois phases différentes : une politique de répression menée par Henri II jusqu'à sa mort accidentelle en 1559, la recherche de conciliation menée en 1560 et 1561, puis l'éclatement de la guerre en mars 1562 et ses effets. L'activité criminelle de la plus haute cour de justice du royaume montre qu'en matière de religion la politique royale est souvent hésitante, parfois volontariste, et qu'elle finit par se heurter à l'opposition des sujets, laquelle entraîne l'inapplication des lois et le développement de la violence. Quant à la justice du roi, son légalisme pétri de modération tente de conjurer une réalité qui ne veut pas s'encombrer de scrupules juridiques. Cette étude révèle à quel point la Réforme protestante a ébranlé la France ainsi que la monarchie. Elle aide à nous convaincre de l'importance du danger que constitue la résurgence de la violence au nom de la religion.
Résumé : L'histoire de la clandestinité intrigue, tant sont nombreuses les zones d'ombre, parfois artificiellement entretenues, et les pages méconnues, tandis qu'une poignée de clandestins a su polariser la curiosité du public et des historiens. Mais cette histoire est-elle seulement possible ? Chaque chapitre de ce livre, à sa manière, répond par l'affirmative, en retraçant la trajectoire d'un groupe politique, d'un mouvement structuré, avec une fortune variable, dans la dissimulation et par la pratique de l'illégalité. Contrairement à une impression première, les sources les plus diverses permettent d'en brosser une histoire incarnée, une histoire de l'intérieur, sans négliger pour autant le domaine des fantasmes que la lutte clandestine suscite immanquablement. Il s'agit là d'une conviction partagée par les auteurs, la compréhension de la clandestinité en politique se doit d'articuler, d'une part, les représentations propres aux mondes clandestins, qui, malgré leur diversité, peuvent être rassemblées dans l'expérience de cette lutte radicale et secrète, avec, d'autre part, les images de la lutte clandestine qui circulent à l'extérieur des groupes, que ce soit celles diffusées par le pouvoir ou les médias ou bien celles qui se développent au sein de la société et des différents mouvements sociaux. A travers l'exploration de la clandestinité comme modalité d'action politique, cet ouvrage expérimente une comparaison entre différents mouvements politiques dont les spécialistes dialoguent d'ordinaire trop peu ? anarchismes, résistances, mouvements révolutionnaires ou anticoloniaux ? en montrant l'existence de problématiques communes malgré les différents contextes. Il ambitionne également de fournir des clés pour comprendre la persistance de la menace clandestine, toujours actuelle, mais qui plonge ses racines dans une histoire longue et multiforme.