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Dernière caresse [EDITION EN GROS CARACTERES
Guillebaud Catherine
DE LA LOUPE
22,55 €
Épuisé
EAN :9782848682983
Il s'appelle Mastic des Feux mignons. Il descend, par son père, d'Ian du Bec-Etoile et, par sa mère, de Ceenzo Vitoune de la Mutinerie. C'est un setter anglais de sexe mâle, né le 17 avril 1994. Par l'effet d'une tradition familiale, Elle l'a immédiatement rebaptisé à son arrivée dans la maison. Il est devenu Joyce, en mémoire de qui vous savez, patronyme choisi pour son prédécesseur qui était irlandais. Entre Elle et lui, c'est une histoire d'amour. Une histoire de maison, de saisons, de gestes répétés à l'infini, où peu à peu se tisse, dans les replis du quotidien, la trame d'une famille. Un chien sentimental se met à parler et des lignes de vie se croisent, des lieux se précisent. Il y a dans le regard des bêtes une lumière profonde et doucement triste, disait Francis Jammes. C'est de ce regard-là qu'il s'agit. De ce qu'il nous donne à voir des humains.
Il y a, d?un côté, une jeune fille qui erre dans Paris, dort dans les parkings, mange dans les jardins publics, ne se lave plus, ne se soigne plus, ne parle plus à personne. De l?autre, il y a une banque genevoise, la demeure des « Ombraies » au bord du lac, un homme et une femme qui ne savent plus où est leur fille. Ce sont cette opulence feutrée, cet ordre immuablement décent dont sa mère est la gardienne, que Clarisse, sans doute, a fuis. Sa mère le comprendra, mais le prix à payer sera lourd.
Il y eut, au tout début de leur histoire, quelque chose qui l?alerta. Alerter est peut-être un bien grand mot. Ce fut plutôt une impression: celle que son histoire à elle s?arrêterait avec lui. C?était comme si elle regardait sa mort. Elle avait déjà éprouvé ce genre de sentiment avant, mais toujours de manière diffuse. Alors que là, elle avait seulement posé son regard sur lui et elle avait su. C?était en mars. L?hiver s?attardait. Tout était en ordre dans sa vie. Elle n?était ni plus ni moins qu?une petite bonne femme qui avait réussi à faire écrire quelques livres à quelques écrivains plus ou moins connus, qui peinaient pour la suite. Pour eux, elle savait attendre, et écouter. Elle avait même pris le train un soir et était allée à Toulouse pour voler au secours de l?un d?eux, qui avait besoin d?elle. Ou de quelqu?un, ce qui n?est pas la même chose. Éditrice. Elle s?en gargarisait, prenait un air entendu et attendait la suite en mesurant l?effet produit. Combien de fois dans les dîners avait-elle fait durer, écoutant avec un intérêt trop appuyé son voisin de table avant de lui balancer le paquet. Ah bon, vous travaillez dans l?édition? Le ton imperceptiblement changeait. Elle devenait intéressante. On n?imagine pas le nombre de manuscrits qui dorment dans les tiroirs. Ce «travailler dans l?édition » la laissait songeuse mais elle en tirait avantage. Elle avait toujours pensé que cette lucidité la sauvait.
Dans un village de haute montagne, Fontcouverte, voit le jour en 1908 Marie-Alphonsine Samuel. Si ce livre lui est dédié, c'est qu'elle est la grand-mère maternelle de l'auteur. En remontant le temps, Catherine Guillebaud raconte l'enfance d'une petite paysanne qui apprend très tôt la rudesse des travaux où il faut se substituer aux hommes partis à la guerre. Mais Alphonsine a d'autres rêves et regarde plutôt en bas, dans la vallée, vers Saint-Jean-de-Maurienne où elle est convaincue qu'une autre existence lui est promise. Elle y rencontrera Henri, cuisinier d'un restaurant, qui souhaite lui aussi ardemment s'élever à la force du poignet. Après leur mariage, les jeunes gens prennent l'Hôtel des Négociants à Montmélian : Alphonsine y règne sans partage et peut satisfaire là son goût du commandement, de la séduction, des maisons ordonnées et du travail bien fait. "Tu n'étais pas sans tendresse, mais tu n'étais pas tendre", dit Catherine Guillebaud, qui consacre des pages poignantes au lent crépuscule de cette femme forte, la difficulté de se dépouiller des attributs de la puissance, lorsqu'ils ont été les emblèmes de toute une vie.
Une jeune fille erre dans Paris, dort dans les parkings et les gares, mange dans les jardins publics. Elle possède un appartement confortable mais n'y met plus les pieds. Elle se lave de moins en moins souvent, finit, comme à contre-coeur, par aller dans un dispensaire pour SDF quand la douleur de son épaule augmente, mais ne poursuit pas les soins qu'on lui a prescrit.Au début, elle téléphone de temps en temps au fondé de pouvoir de son père, à Genève. Elle demande qu'on lui envoie de l'argent, des petites sommes, juste de quoi ne pas mourir de faim. Puis elle ne téléphone plus, ou plutôt elle téléphone encore une fois. Mais sans parler.Dans le sac qu'elle trimballe il y a son passeport, un passeport suisse. Elle est la fille d'un banquier, une banque ancienne et traditionnelle. Elle a fait ses études dans le collège le plus chic et le plus cher du monde. Sa grand-mère habite dans un de ces hôtels particuliers où la richesse se cache. Ses parents habitent maintenant " les Ombraies ", une villa sur le lac où sa mère fait régner l'ordre genevois le plus strict. Rien ne doit déranger cette décence.
Résumé : En 1871, le jour où les paisibles rues de Niederwihr en Alsace sont envahies par les Prussiens, un malencontreux incident oblige Ulrich Meister et son fils Franz à s'enfuir. Une battue est organisée qui laisse Ulrich pour mort quand Franz, lui, parvient à s'échapper. Terrorisé, le jeune garçon est recueilli par des bohémiens fuyant vers le sud-ouest de la France, là où pousse le jonc nécessaire au paillage des chaises et où l'enfant retrouvera des compatriotes exilés. Si sa curiosité d'esprit, son ingéniosité, sa joie de vivre et sa vivacité seront de précieux atouts pour son installation, Franz désire pourtant savoir : son père est-il vivant ou mort ?
Une tempête a ravagé les sapinaies du domaine des Matricon. Très éprouvés par la guerre - un de leurs fils est porté disparu, deux autres sont morts et leur fille a été chassée du domaine car elle attend un enfant d'un allemand - il ne reste que Violette, la dernière, qui s'occupe de l'atelier familial de passementerie. A contre-coeur, car il faut bien réparer les dégâts de la tempête, Baptiste Matricon recrute des prisonniers pour l'aider à nettoyer la forêt et relancer la scierie. Si certains renâclent, Willie, dont c'est le métier en Allemagne, accepte l'embauche et sera d'une grande aide. Mais Violette et lui s'aiment. L'histoire va-t-elle à nouveau recommencer ?
Dans la campagne de fin de guerre René a beau être tout jeune il n'en est pas moins fin observateur des habitants de son village, et tient son journal pour ne pas oublier... On pourrait croire que Le Pellereau est le parfait exemple d'une France immobile mais, sous la plume de Plodock, voilà que prennent vie la fille de la laitière qui sera recueillie par les parents du garçon ; le jardinier boiteux, méprisé, qui se révèlera un parfait homme d'affaires et sera amoureux d'elle. Et tandis que le certificat d'études se prépare au Pellereau, le nouveau maire déchaîne les passions, il a juré de détruire la vieille église du bourg... Ancien militaire, l'auteur est aujourd'hui à la retraite et vit en Berry au Pellereau, l'un des berceaux de sa famille. Ses univers s'enracinent dans cette région dont il restitue toute la finesse, l'âme et la beauté.
Résumé : "?Un parfum de forêt, à l'automne, à la tombée de la nuit. Le vent qui berçait les arbres faisait bruisser les feuilles. Un parfum de forêt, à l'heure précise où le soleil se couche. A ceci près qu'il n'y avait pas la moindre forêt alentour. Devant mes yeux se dressait un grand piano noir. A côté se tenait un homme. Il m'adressa un regard furtif avant d'enfoncer une touche du clavier. De la forêt dissimulée dans les entrailles de l'instrument s'élevèrent une nouvelle fois ces effluves de vent dans les feuilles. La soirée s'assombrit un peu plus. J'avais dix-sept ans?".