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Danse traditionnelle et anciens milieux ruraux français. Tradition, Histoire, Société
Guilcher Jean-Michel
L'HARMATTAN
34,50 €
Épuisé
EAN :9782296082588
Au terme d'une recherche étendue sur un peu plus d'un demi-siècle, l'auteur communique à son lecteur l'image d'ensemble qu'il retire des danses populaires traditionnelles en domaine français. L'enquête de terrain associée au dépouillement d'archives a jeté un jour inattendu sur le visage de cultures paysannes près de s'éteindre. Tout au long de ce XIXe siècle où le monde rural n'a pas cessé de se transformer, la danse qui comptait parmi ses moyens privilégiés d'expression, a elle-même connu des renouvellements d'une ampleur sans précédent. La tradition à son terme possède avec un impressionnant pouvoir de conserver, un pouvoir non moins déconcertant d'élaborer des formes et des oeuvres inédites. Le répertoire des campagnes acquiert des traits nouveaux, conséquences d'emprunts assortis de refonte et de refaçonnements progressifs d'héritages inégalement lointains. Les danses que nous appelons "folkloriques" sont le produit final de cette évolution. Jean-Michel Guilcher présente dans cet ouvrage ce que nous savons aujourd'hui de la provenance et de l'histoire de ces danses. Il met en évidence les mécanismes impliqués dans leur genèse. et les tendances durables qui ont orienté leur cours. Ce faisant il apporte un éclairage nouveau sur la vie de relation, les mentalités et leur évolution tardive au sein de l'ancienne civilisation paysanne.
Actrices majeures de la seconde moitié du XXe siècle, Simone Signoret et Brigitte Bardot n'ont que treize années d'écart. Pas même une génération. Pourtant, tout semble opposer l'intellectuelle Signoret à la sensuelle-sexuelle Bardot. La femme de gauche et la pasionaria des animaux, l'épouse d'un seul homme, Yves Montand et la Don Juane, amoureuse de l'amour, la comédienne de composition - qui plus est oscarisée - et l'actrice figée dans un seul personnage, le sien... Des étiquettes qui ne résistent pas à l'analyse. Beaucoup de choses rassemblent en réalité les deux femmes, qui ont, chacune dans leur style, imprimé de leur présence singulière la pellicule des plus grands films français des années 1950 et 1960. Des actrices instinctives et naturelles qui ont changé les règles du jeu, exporté leur talent hors des frontières nationales et sont sorties du cadre étroit du cinéma pour investir la société tout entière. Deux stars, anti-stars, qui ont refusé d'être prisonnières de leur statut de mythe ou de monstre sacré pour être des actrices de leur vie. Grâce à des documents et des témoignages inédits, des anonymes aux plus célèbres, Emmanuelle Guilcher dresse avec Simone et Brigitte, un portrait parallèle troublant à l'encontre des clichés de l'héroïne mythique de Casque d'or et de celle de Et Dieu créa la femme. Un regard personnel sur deux icônes résolument françaises.
La contredanse a profondément renouvelé l'idée qu'on se faisait de la danse, du Moyen Âge aux Temps modernes. Jean-Michel Guilcher en retrace ici l'histoire. Il montre comment, en combinant des formes importées d'Angleterre au XVIIe siècle avec un héritage français (branles, belles Danses), la cour de Versailles élabore la contredanse française sur plan carré. Il en évoque la faveur croissante, puis le succès irrésistible dans les cours et les villes d'Europe. Il met en lumière les transformations qui affectent la danse à mesure qu'elle se propage, et montre en quoi elles sont révélatrices des attentes d'époques successives et de milieux distincts, jusqu'à infléchir à terme les pratiques paysannes au cours du XIXe siècle. L'auteur nous révèle ainsi combien l'étude de la danse récréative peut enrichir celle des mentalités sociales. Près de quarante ans après sa première publication en 1969, ce livre, relu et augmenté dans sa présente édition, paraît plus actuel que jamais. Son érudition, son argumentation étayée et convaincante, sa rédaction claire et toujours soucieuse du concret, la riche bibliographie qu'il propose en ont fait un ouvrage de référence. Épuisé, il était introuvable depuis de nombreuses années ; sa réédition devrait combler, au-delà des historiens de la danse, tout lecteur curieux de l'évolution de la société française.
Cette jeune femme qui ne peut cesser de dialoguer avec son bébé mort (Tu sais, un joui ; j'ai eu deux coeurs)... Azura qui a perdu la moitié de son visage dans un attentat : elle vit depuis lors derrière un masque (Ce qui a été emporté ne reviendra pas)... Et puis la précarité affective de l'immigré toujours en marge des regards et des existences ; l'incompréhension de l'aïeule qu'un fils aimé pousse vers la maison de retraite ; l'attente et le désarroi de l'enfant dont la mère a quitté le foyer sans un mot... mais aussi, deux êtres qui entrevoient la plénitude amoureuse... En lisière de conscience, là où les émotions naissent, le vacillement envoûtant de la voix de Rozenn Guilcher dénude mot à mot ces régions mentales si vulnérables où s'assemblent ? ou bien se délitent ? les liens qui nous unissent. Se rejoignant autant par leur ton que par leurs thèmes, ces nouvelles impressionnistes rappellent combien nos vies sont incertaines et combien le "vivre ensemble" est à la fois prodigieux et fragile.
Au matin du 22 mars 2016, en se rendant à son bureau, Caroline Choplin monte dans le dernier wagon de la rame de métro qui s'arrêtera brusquement à la station Maelbeek. Elle ne le sait pas encore, mais ce choix involontaire lui sauvera la vie. Trois ans après le double attentat qui a frappé la capitale belge, elle revient sur les émotions ressenties ce matin-là et celles des jours et des mois qui ont suivi le choc.
Comme à son habitude, Marie est la première à se proposer pour venir faire les courses avec moi, deux autres jeunes du groupe nous accompagnent. C'est un soir du mois de novembre, il fait froid, nous parlons du temps, va-t-il neiger ou non? L'ambiance est détendue, je raconte une anecdote personnelle Marie, assise à côté de moi se tourne brusquement et me lance froidement "On n'en a rien à faire de ta vie!" Sur le coup je me tais, je ne comprends pas l'agressivité de ses paroles, je passe à autre chose mais au fond de moi je suis blessée. Que s'est-il passé? Pourquoi de telles attitudes, la sienne, la mienne? Pour quelles raisons cela me touche-t-il autant?.
Mukendji Mbandakulu Martin Fortuné ; Lianza Zalonk
L'ouvrage s'attèle à montrer le rapport dialectique entre la guerre et la paix. La guerre semble être le lot des hommes. Les causes, les sources de la guerre sont relevées ici. Les théories sur les guerres traditionnelles et modernes y sont développées. Il n'y a pas de paix sans guerre. Bien que celle-ci ait des germes de destruction de celle-là, elle en est aussi génératrice. Les relations entre les états sont sujettes à cette ambivalence. On fait la guerre pour avoir la paix. La guerre ne peut cesser que si les causes des conflits entre les nations, entre les hommes peuvent être extirpées. La paix est préférable mais elle reste à conquérir. Cette étude corrige l'opinion selon laquelle les relations internationales et la philosophie ne peuvent faire bon ménage. La polémologie et l'irénologie sont donc inséparablement liées aux réflexions philosophiques.
Perrat Benoît ; Pitte Jean-Robert ; Guillot Pierre
Résumé : Grand chef cuisinier aux côtés des Escoffier, des Rambert et des frères Rouzier notamment, le Bressan Benoît Perrat (1873-1957) exerça son art dans les restaurants de tout premier ordre (Lyon, Genève, Paris, York, Berlin, Dresde) puis dans les cours princières et royales d'Europe centrale de la Belle Epoque (Saxe, Bavière, Roumanie, Hongrie). Contraint par la Grande Guerre à quitter ceux qu'il avait somptueusement servis, il retrouve ses terres natales et s'installe quelque temps après à Vonnas (Ain), la "Mecque de gueule", où il tiendra jusqu'à la Seconde Guerre mondiale toujours avec panache et distinction, jusqu'au raffinement ultime, la table et le Grand Hôtel Moderne. Il y rédigera sa célèbre "rhapsodie culinaire et gastronomique", Cornus en Bresse (1932) ? rééditée en 2002 ? et en 1938 sa Hongrie gourmande, restée inédite et publiée ici pour la première fois. Ce recueil surprenant assemble une centaine de ses recettes magyares récolées au gré de ses rencontres, de ses pérégrinations, de ses affectations et de ses enchantements. Récolées... ! C'est peu dire. Benoît Perrat y atteste surtout le "véritable esprit de la gastronomie qui est un patrimoine vivant, en évolution constante, ouvert à toutes les influences extérieures qui sont découvertes, apprivoisées, domestiquées, puis intégrées". C'est donc à une savoureuse déclinaison des riches spécialités danubiennes, parfois "métissées de Bresse", que Benoît Perrat convoque ses lecteurs, au premier rang desquelles le fameux gulash, et bien sûr le paprika, piment-roi de la cuisine magyare. Il les invite surtout à mettre avec lui la main au fourneau puis la serviette au cou.