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La morale revisitée. Vers la vie heureuse
Guilbert Pierre
NOUVELLE CITE
22,45 €
Épuisé
EAN :9782853135351
Parler de morale est aujourd'hui ringard... On assiste comme à un enterrement joyeux de la morale traditionnelle. Les limites, les interdits deviennent insupportables. Et les sociétés s'enferment dans la répression, car il faut bien quand même que soient punis les délits, les crimes, voire les incivilités. Beaucoup se réfugient derrière l'éthique, comme s'il s'agissait d'autre chose que de morale. Mais est-ce la vraie morale qui est ainsi disqualifiée ? Une société où les personnes humaines doivent vivre ensemble est bien obligée de réguler les mœurs : telle est exactement la définition de la morale, de la vraie, celle qui peut assurer une vie tranquille dans la sécurité. Car la vraie morale est en vérité un chemin de bonheur : dans le respect mutuel, dans la vraie liberté. Pierre Guilbert n'a pas d'autre intention dans cet ouvrage. Vers la vie heureuse, dit le sous-titre. Ce n'est pas une incantation, c'est une expérience de bonheur offerte à chacun.
Rheiner Walter ; Deshusses Pierre ; Guilbert Cécil
Résumé : Ouvre unique publiée du vivant de l'auteur, Walter Rheiner, Cocaïne (1918) retrace l'errance à travers Berlin d'un homme en proie aux affres du manque de drogue. Les images de la nuit dans la grande ville alternent avec des hallucinations d'une formidable puissance évocatoire. Peu de gens connaissent pourtant cet auteur expressionniste talentueux qui plongea dans la drogue pour éviter de participer à la guerre de 14-18, qui fut quand même envoyé sur le front russe et qui mit fin à ses jours en 1925 d'une overdose de morphine. Précédée du poème "La mort des pauvres" de Baudelaire.
Zanghí Giuseppe Maria ; Guilbert Pierre ; Teyssier
Pourquoi notre Europe a-t-elle, dans les derniers siècles, donné vie à une culture (qu'elle exporte) qui a fait de Dieu non plus un mystère, mais un problème? Et un problème insoluble? Et, par ricochet, elle a fait de l'homme un problème qui complique gravement son rapport avec soi-même, avec les autres, avec le cosmos, avec un Absolu. D'où la question à laquelle je reviens sans cesse: moi, croyant, puis-je chercher à comprendre ce phénomène dramatique et inquiétant de l'Europe contemporaine - et qui en est l'une des principales caractéristiques - qui prend le visage d'un athéisme de fait pour toute une culture? Phénomène qui me touche profondément moi-même. Comprendre donc, non par souci académique, mais pour me rendre capable de dialogue justement avec cette culture. Un dialogue qui puisse éclairer même moi à moi-même, un dialogue qui tienne compte lucidement du négatif spécifique de cette culture, mais aussi - et nécessairement, parce que je crois en Dieu Amour, Seigneur de l'histoire - du positif ineffaçable qu'elle recèle, aujourd'hui dans une gestation douloureuse, mais non moins vrai et tendu vers de nouveaux accomplissements. Biographie: Giuseppe Maria Zanghi dirige la revue culturelle italienne Nuova Umanità. Il anime depuis de nombreuses années le centre d'études international né du mouvement des Focolari. À ce titre, il est en lien constant avec des spécialistes de nombreuses disciplines et de divers pays, qu'il s'agisse de penseurs et chercheurs confirmés ou de jeunes universitaires en début de parcours. Philosophe de formation, il est aussi très engagé dans le dialogue interreligieux. Il fait partie du premier groupe de celles et ceux qui ont accompagné Chiara Lubich dans son cheminement spirituel et humain.
Jean-Pierre Guilbert, Professeur Associé à l'Université d'Artois et intervenant en milieu universitaire, au CNAM et à la Faculté Catholique de Lille, est depuis 17 ans Consultant Entreprises. Il intervient essentiellement dans des missions d'audit et dans le management international.
Le Christianisme a commencé en Terre Sainte, et on sait qu'il s'est répandu très rapidement. Mais, sait-on qu'il fut très tôt présent dans le monde syro-palestinien qui recouvre les pays qui vont d'Israël et de la Jordanie jusqu'à la Turquie et à l'Iran actuels. Ainsi une Communauté chrétienne existe à Damas dès les années 35-36 : c'est elle qui accueille Paul lors de sa conversion. Il y a aussi Antioche où les croyants reçoivent pour la première fois le nom de chrétiens (Ac 11, 26). Le monde syro-palestinien a donc été très tôt gagné par la foi au Christ. Mais il possède également une autre caractéristique très importante. En effet, dans ces contrées les gens sont en général de langue araméenne. C'est une langue de cette famille que parlaient Jésus et ses disciples. L'araméen est davantage un ensemble de dialectes plutôt qu'une langue unique et uniforme. Toujours est-il que c'est dans cette culture araméenne, et donc sémite, que se fait dès les débuts du christianisme l'évangélisation des contrées du Proche-Orient. Ainsi dès le début il y eut des Eglises de culture araméenne qui parlent cette langue et célèbrent leur foi avec elle. Ephrem est un Père du IVe siècle appartenant à l'une de ces Eglises. C'est par lui que nous avons choisi de vous présenter les Eglises de langue araméenne. Peut-être le connaissez-vous déjà ou avez-vous entendu parler de lui. Ce numéro lui est consacré et commence par une introduction à la culture araméenne, avant de présenter Ephrem et son oeuvre.
Nous vénérons tous des représentations du Christ, de la Vierge et des saints : peintures, statues, etc. Le culte rendu à ces images fut très débattu après le concile Vatican II. Il s'agissait de savoir quelle place elles ont ou doivent avoir dans la vie des chrétiens, et aussi où elles peuvent ou doivent être installées, tout particulièrement dans les églises. Cela aboutit ici à l'enlèvement pur et simple des statues et autres tableaux, là au statu quo , ailleurs encore à leur remplacement par des icônes. Dans tous les cas cela traduisait un malaise. Mais nous sommes tous concernés et nous savons à quel point nous sommes vifs à réagir à ce sujet. Cela est sain, car à y regarder de plus près, on s'aperçoit que ce débat n'est pas nouveau, loin de là, et l'Eglise a connu d'autres périodes agitées à ce sujet. Ainsi la Réforme a rejeté l'usage et le culte des images. Mais bien auparavant, au temps des Pères, la question de la légitimité de cet usage et de ce culte avait déjà été posée. Pendant plus de deux siècles, partisans et opposants s'affrontèrent. A cette occasion un concile oecuménique s'est tenu à Nicée en 787. Ce concile reconnut et définit la légitimité et de l'usage et du culte des images. A vrai dire, il ne fut reçu que lentement et d'une manière différente par les Orientaux et les Occidentaux. Son anniversaire est célébré cette année. A cette occasion, nous vous présentons, à partir de ce concile et des débats de cette époque, la question du culte des images du Christ et des saints. Car si, à ce sujet, il y a tant de passion dans l'attitude des chrétiens, c'est que la foi est en jeu. Le culte des images repose entièrement sur la foi en l'Incarnation de Jésus, le Fils du Père. Telle est la réponse donnée par Nicée II. Certains trouveront peut-être ce numéro d'un abord plus difficile que d'ordinaire. Il met en jeu, en effet, toute une argumentation scripturaire, théologique et pastorale. Ce n'est pas l'habitude de la revue et, de ce fait, ce numéro est exceptionnel. Ceux qui suivent retrouveront leur aspect habituel. Mais, vu l'intérêt de la question, nous avons décidé de réaliser ce numéro un peu spécial. Une introduction historique et un glossaire vous faciliteront la lecture des articles, où vous verrez les arguments développés par les Pères pour et contre le culte des images. Vous découvrirez aussi comment le Concile fut reçu en Occident. J. FANTINO, o. p.
Chaque année, nous consacrons un numéro de Connaissance des Pères à un lieu géographique : une ville, une région, une province... Montrer le monde dans lequel ils vivaient aide à mieux comprendre les Pères et leurs écrits. L'an dernier nous vous présentions Alexandrie et l'Egypte (n °33) , cette année nous avons choisi la Syrie. Province dont la capitale est Antioche, la Syrie est un pays à double culture comme souvent dans le monde méditerranéen. La côte est plutôt de langue et de culture grecques, tandis que l'intérieur est davantage de langue et de culture syriaques. Mais le fond sémitique l'emporte, comme nous l'avions vu dans le numéro consacré à saint Ephrem (n°26). Il y a beaucoup à dire sur le monde syrien. Deux aspects marquant la vie des communautés chrétiennes aux IVe et V° siècles ont été retenus. Ils constituent les deux volets de ce numéro. L'un présente la liturgie syrienne, notamment l'Eucharistie. L'autre traite de la tradition ascétique et du monachisme qui sont inséparables. J. FANTINO, o. p.
On parle souvent des premiers siècles de l'Eglise comme du temps des Pères. Pour la plupart ce sont des pasteurs, des moines, exceptionnellement des laïcs. Mais tous sont des hommes. Que dire alors des femmes, des chrétiennes de l'époque ? Il est d'ailleurs caractéristique de remarquer le très petit nombre d'écrits laissés par elles. II est vrai que ce phénomène est général dans l'Antiquité. Au premier regard donc les femmes ne semblent pas avoir eu une place importante en ce temps-là. Pourtant, en y regardant de plus près, on s'aperçoit qu'elles eurent un rôle fondamental dans la vie de l'Eglise tant dans le développement d'une vie familiale authentiquement chrétienne que dans le monachisme. Ce numéro ne prétend pas traiter la question des femmes au temps des Pères. Mais, pour faire découvrir la variété des vies chrétiennes menées par ces femmes, il en présente quelques exemples au quatrième siècle. Il y a tout d'abord la vie familiale avec Macrine soeur aînée de Basile de Césarée et de Grégoire de Nysse. Il y a aussi la vie des premières moniales. Mais peut-être plus original encore est ce cercle de femmes du monde à Rome qui s'est constitué autour de Jérôme. Deux traits différencient ce groupe des autres patriciennes : une vie chaste et austère jointe à l'étude non seulement des Ecritures mais aussi d'ouvrages théologiques. Une véritable révolution par rapport à la société environnante. Tous ces exemples n'épuisent pas le sujet. Mais ils témoignent d'une réelle diversité de vie qui pourtant dans son fond vise le même but, vivre en communion les uns avec les autres. C'est ce qu'illustre encore l'amitié entre Basile et Grégoire de Nazianze dans un article qui fait le lien avec le numéro précédent. J. FANTINO, o. p.