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PREMIERS PAYSANS DU MONDE NAISSANCE DES AGRICULTURES
GUILAINE JEAN
ERRANCE
30,50 €
Épuisé
EAN :9782877721875
Où, quand, comment sont apparues les premières sociétés agricoles de la planète ? Quelles étapes, lisibles dans le champ de l'archéologie, ont conduit à l'émergence de styles de vie " néolithiques " ? Les principaux berceaux de l'horticulture et/ou de l'agriculture - Proche et Moyen Orient, Chine du Nord et du Sud, Amérique andine et ses marges, Amérique moyenne, Océanie, Afrique saharienne et sa lisière - sont ici passés en revue et leur dynamique analysée, cas par cas. A la variété des environnements écologiques qui ont constitué le décor de la mutation conduisant à la production végétale répond la diversité des milieux culturels et des populations qui ont assumé cette profonde métamorphose. C'est dire que chaque " néolithisation " a laissé une empreinte spécifique. Cette pluralité des processus se confond avec l'histoire des sociétés et la capacité de chacune d'elles à modifier son environnement naturel et culturel, c'est-à-dire à s'auto-transformer. Cette histoire plurielle est abordée par d'excellents spécialistes, tous directement impliqués dans la recherche, théorique ou de terrain, des aires concernées.
Il y a environ 10 000 ans, l'homme prend un nouveau départ et modifie radicalement sa façon de vivre. Il fonde alors les premiers villages, impose sa domination sur son environnement, "invente" l'agriculture et l'élevage. Une transformation sans retour, qui fait de lui le maître unique de la nature. Jean Guilaine s'attache aussi dans ce livre aux comportements individuels et collectifs, insistant notamment sur la précocité de la violence, les origines de la guerre, le meurtre d'Ötzi, figure emblématique de nos ancêtres. Il souligne le poids de l'imaginaire, des symboles et des rites dans le fonctionnement de ces communautés anciennes. Les temps néolithique sont posé les bases des sociétés qui sont aujourd'hui les nôtres. L'Histoire, dès lors, est en marche.
Dans son enseignement au Collège de France comme dans ses recherches ou dans son ?uvre écrite, Jean Guilaine a imposé le Néolithique et l'Age du bronze comme les périodes fondatrices du monde historique. Il analyse ici brillamment la longue évolution qui a conduit de l'émergence des communautés villageoises au Proche-Orient aux sociétés complexes, urbaines, puis étatiques. A l'écart de cette région motrice, l'Europe construira très tôt une identité qui ne cessera de s'affirmer face aux modèles orientaux. Une grande fresque de Protohistoire couvrant plusieurs millénaires, bâtie à partir des plus récentes données de l'archéologie.
Au Proche-Orient, il y a 10 000 ans, l?homme devint agriculteur et éleveur. A travers le récit de vie du jeune Cando, Jean Guilaine raconte les bouleversements majeurs de cette période du Néolithique, qui entraînèrent le conflit permanent entre tradition et progrès. Un hommage à Pourquoi j?ai mangé mon père de Roy Lewis.
Clairay Philippe ; Etienne Emmanuel ; Moureau Emma
Etirer, laminer, rétreindre, ciseler, planer, couler, ce ne sont que quelques exemples de la richesse de notre langue pour désigner le travail du métal que l'artisan travaille à froid et/ou à chaud. Depuis la nuit des temps, l'homme et le métal sont intimement liés. L'âge du bronze, l'âge du fer et l'aspiration à l'âge d'or sont là pour en témoigner. Les expositions sur l'orfèvrerie, et les catalogues qui y sont corrélés, tel celui sur Les Trésors des cathédrales, aussi prestigieux et remarquables soient-ils, n'abordent qu'une facette de ce vaste domaine qui en compone tant et que cet ouvrage souhaite appréhender. Si l'orfèvrerie y a sa place, elle reste modeste en comparaison des autres sujets qui y sont explorés. Ainsi, les métaux tels le cuivre, le fer, la fonte de fer, le bronze ou encore le zinc gagnent-ils leurs lettres de noblesse au regard des techniques étudiées, des moyens mis en oeuvre afin de répondre au mieux aux besoins des commanditaires et aux aspirations d'une époque. Et que dire de ce XIXe siècle malmené car trop vite embrassé au travers du filtre déprécié de l'industrialisation ? On y décèle des productions de qualité qui, si elles puisent dans le creuset de l'Histoire, n'en sont pas moins particulièrement inventives tant sur le plan technique qu'esthétique. Il y est aussi question de ces statues rescapées de la flèche de Notre-Dame de Paris qui, sous le coup de projecteur de l'actualité, prennent un sens nouveau où l'émotion a sa part. Du Moyen Age au XXe siècle, ces regards croisés entre des conservateurs des antiquités et objets d'art, des conservateurs des monuments historiques, des chercheurs à l'Inventaire général et des historiens de l'art nous livrent un champ d'exploration qui fournira une base de réflexion sur l'évolution des protections au titre des monuments historiques. Actes du colloque de l'Association des conservateurs des antiquités et objets d'art de France, tenu à Granville (Manche), du 30 septembre au 2 octobre 2021.
Si l'archéologie protohistorique française a longtemps fonctionné sur la trilogie césarienne, aedificium, vicus, oppidum, les fouilles de ces dernières décennies ont mis en évidence, que même si cette terminologie est d'un usage commode, elle s'avère beaucoup trop schématique et ne correspond que lointainement aux réalités archéologiques.
La Méditerranée a été le trait d'union de la civilisation antique. Par elle ont transité les produits, les hommes, les idées, les modèles économiques, sociaux et politiques. Mais la mer n'est pas un milieu simple. Elle change avec les saisons, avec les aléas climatiques, et avec les savoirs des hommes, qui la rendent alternativement repoussante ou attirante, en font une auxiliaire ou une ennemie, une porte ouverte ou une barrière. Les routes, qui n'y sont ni tracées, ni balisées, sont le produit d'une alchimie complexe où se mêlent conditions naturelles, technologie, savoirs empiriques et règles commerciales.Déterminer les itinéraires précis qu'empruntaient les navigateurs, leurs variations saisonnières, et les temps nécessaires à leurs parcours, sont le fruit de la géographie historique. Ces rythmes du commerce, qui ont constitué la trame de l'économie méditerranéenne antique, ont fondé la représentation du monde des Anciens. Un voyage à travers l'espace-temps de la navigation antique donne les mesures de la mer transmises aux géographes anciens par l'expérience des marins.