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Arts et symboles du Néolithique à la Protohistoire. Séminaire du Collège de France
Guilaine Jean
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34,50 €
Épuisé
EAN :9782877722650
Dans tous les pays, sur tous les continents, à différentes époques, des hommes ont gravé des roches, peint sur des parois, exprimé des idées ou des émotions. Leurs sujets d'inspiration furent variés. Une archéologie des symboles tente aujourd'hui de décoder le sens de diverses productions artistiques, peintures, sculptures et gravures, du Néolithique jusqu'au début de l'Histoire. Des exemples pris au Proche-Orient, au Brésil, en Armorique, au Sahara, en Asie centrale, en France méditerranéenne, en Galice, dans les Alpes constituent autant de phénomènes que l'on tente ici d'analyser. Les cas de figure abordés suscitent des hypothèses interprétatives ou des pistes méthodologiques neuves. Ils témoignent sur un domaine de recherche en plein renouvellement, dont l'objectif consiste à comprendre comment certaines communautés ont conçu et manipulé des expressions symboliques comme ferments de la création mythologique, comme marqueurs de l'identité culturelle, voire comme instruments du fonctionnement social. Séminaire de la chaire des Civilisations de l'Europe au Néolithique et à l'Age du Bronze du Collège de France, dirigé par Jean Guilaine.
Consacré à la Méditerranée entre 7000 et 2000 avant notre ère, ce livre propose une synthèse de nos connaissances sur la préhistoire récente de ce vaste espace culturel. Avant les brillantes civilisations qui se succéderont (égyptienne, mésopotamienne, crétoise, hittite, mycénienne, étrusque, phénicienne et enfin gréco-romaine), la Méditerranée est déjà le théâtre de profondes transformations et d'accomplissements considérables: développement de l'agriculture et de l'élevage, passage des communautés "égalitaires" à des sociétés hiérarchisées, transition des villages aux cités, et, parfois, apparition des premiers Etats... Telles sont les principales innovations à l'?uvre dans cet espace. Des inventions et des réalisations techniques diverses jalonnent ces mutations: terre cuite, métallurgie, véhicules à roues, grande architecture de pierre des bâtiments de prestige. Qu'il étudie les paysans à la conquête de la mer, les sociétés et leurs rythmes collectifs, ou encore le monde des hypogées et les écoles mégalithiques, l'auteur allie à une érudition impressionnante un art du récit qui fait revivre pour nous le berceau des civilisations.
En raison de son extrême diversité dans le temps et l'espace, le mégalithique demeure un sujet inépuisable de théories et de débats. C'est pourquoi les contributions contenues dans cet ouvrage abordent le sujet sous trois angles singuliers ou récemment renouvelés par la recherche. Le premier analyse le dolménisme " vu de l'intérieur ", c'est-à-dire de la zone mortuaire et non plus à partir de son enveloppe externe. Il approche les sociétés mégalithiques d'Occident à travers le contenu anthropologique des tombeaux : que peut-on dire de la démographie, des relations sociales, voire des rapports de parenté ? Quelle était la logique de fonctionnement des sépultures collectives ? Comment gérait-on le contenu des caveaux ? Un autre axe constitue une mise au point sur les tout derniers développements qui permettent de dater plus finement le mégalithisme occidental - de la Galice à l'Armorique et au Bassin parisien - et le dolménisme ouest-méditérranéen - de la Catalogne ibérique à la Provence. Le mégalithisme du Proche-Orient, à la fois vivace et peu connu, trouve ici sa juste place de même que les tombes mégalithiques du Harar (Ethiopie). Enfin menhirs et pierres levées, productions symboliques longtemps négligées de la recherche, sont réhabilités. Ainsi en Armorique où, des monolithes isolés aux alignements de Carnac, les menhirs sont analysés en fonction de leur insertion dans le paysage et des effets visuels qu'ils génèrent. Dans la corne de l'Afrique, les pierres dressées, omniprésentes, sont replacées dans la très longue durée.
Il y a environ 10 000 ans, l'homme prend un nouveau départ et modifie radicalement sa façon de vivre. Il fonde alors les premiers villages, impose sa domination sur son environnement, "invente" l'agriculture et l'élevage. Une transformation sans retour, qui fait de lui le maître unique de la nature. Jean Guilaine s'attache aussi dans ce livre aux comportements individuels et collectifs, insistant notamment sur la précocité de la violence, les origines de la guerre, le meurtre d'Ötzi, figure emblématique de nos ancêtres. Il souligne le poids de l'imaginaire, des symboles et des rites dans le fonctionnement de ces communautés anciennes. Les temps néolithique sont posé les bases des sociétés qui sont aujourd'hui les nôtres. L'Histoire, dès lors, est en marche.
J'ai vécu pour l'archéologie. Je lui ai consacré mon énergie, ma détermination. Je mesure le privilège que j'ai eu de disposer de tout mon temps pour prospecter, fouiller, voyager, rapporter, écrire, enseigner et, bien sûr, appréhender ce basculement fondamental qu'assumèrent nos semblables en devenant agriculteurs". J. G. Débutée dans son Occitanie natale, l'emprise des recherches archéologiques de Jean Guilaine s'est étendue à l'ensemble du Bassin méditerranéen : péninsule Ibérique, Andorre, Italie méridionale, Sicile, Grèce, Chypre. En perspective : les dix millénaires qui ont conduit des ultimes sociétés de chasseurs-cueilleurs jusqu'au monde urbanisé antique. Dix millénaires protohistoriques sont donc ici décrits, tout au long d'une vie scientifique où sont relatés, non sans humour, le cheminement, les péripéties et les principales figures. On y croise notamment Fernand Braudel, Jacques Ruffié, Jacques Le Goff ou encore André Miquel. Ce parcours trouve son aboutissement au Collège de France, où Jean Guilaine a enseigné cette période si essentielle de l'humanité à laquelle il a su donner sa pleine dimension.
Cet ouvrage sur Les Burgondes, Ier-VIe siècles apr. J.-C., contient tout ce que l'on peut actuellement savoir sur ce peuple germanique oriental qui s'est installé dans l'Empire romain au cours du Ve siècle. Il fait le point sur l'apport des sources historiques, et surtout des témoins archéologiques, augmenté par les découvertes réalisées depuis les quinze dernières années. Si les sources historiques permettent de reconstituer l'histoire politique et militaire, les Burgondes semblent avoir apporté quelques traditions culturelles propres : des costumes et parures féminins, plusieurs cas de déformations crâniennes, ou encore divers éléments linguistiques et juridiques.
Si l'archéologie protohistorique française a longtemps fonctionné sur la trilogie césarienne, aedificium, vicus, oppidum, les fouilles de ces dernières décennies ont mis en évidence, que même si cette terminologie est d'un usage commode, elle s'avère beaucoup trop schématique et ne correspond que lointainement aux réalités archéologiques.
Résumé : C?est une histoire perdue dans la nuit des temps, près de 160 siècles avant le nôtre. Une histoire extraordinaire qui voit des hommes et des femmes venus de loin pour s?aventurer dans l?immense labyrinthe de la caverne et y accomplir des rites immémoriaux. Une histoire qui parle d?un temps où les animaux nourrissaient les corps et surtout l?imaginaire des chasseurs. C?est aussi l?histoire d? un petit enfant qui modelait l?argile et qui avait l?audace de poursuivre une ombre?Qui a dit que les chercheurs n?avaient pas le droit de rêver ? Dans cette nouvelle, Gilles Tosello, illustrateur et préhistorien, laisse son imagination courir sur les parois de la grotte ornée, et nous fait revivre ce qu?il croit y deviner mais ne peut exprimer dans les habituels traités scientifiques. La grotte est associée à la mère, à l?utérus et, par-delà, à l?enfance. Allons sous la terre et retrouvons-là.
Clairay Philippe ; Etienne Emmanuel ; Moureau Emma
Etirer, laminer, rétreindre, ciseler, planer, couler, ce ne sont que quelques exemples de la richesse de notre langue pour désigner le travail du métal que l'artisan travaille à froid et/ou à chaud. Depuis la nuit des temps, l'homme et le métal sont intimement liés. L'âge du bronze, l'âge du fer et l'aspiration à l'âge d'or sont là pour en témoigner. Les expositions sur l'orfèvrerie, et les catalogues qui y sont corrélés, tel celui sur Les Trésors des cathédrales, aussi prestigieux et remarquables soient-ils, n'abordent qu'une facette de ce vaste domaine qui en compone tant et que cet ouvrage souhaite appréhender. Si l'orfèvrerie y a sa place, elle reste modeste en comparaison des autres sujets qui y sont explorés. Ainsi, les métaux tels le cuivre, le fer, la fonte de fer, le bronze ou encore le zinc gagnent-ils leurs lettres de noblesse au regard des techniques étudiées, des moyens mis en oeuvre afin de répondre au mieux aux besoins des commanditaires et aux aspirations d'une époque. Et que dire de ce XIXe siècle malmené car trop vite embrassé au travers du filtre déprécié de l'industrialisation ? On y décèle des productions de qualité qui, si elles puisent dans le creuset de l'Histoire, n'en sont pas moins particulièrement inventives tant sur le plan technique qu'esthétique. Il y est aussi question de ces statues rescapées de la flèche de Notre-Dame de Paris qui, sous le coup de projecteur de l'actualité, prennent un sens nouveau où l'émotion a sa part. Du Moyen Age au XXe siècle, ces regards croisés entre des conservateurs des antiquités et objets d'art, des conservateurs des monuments historiques, des chercheurs à l'Inventaire général et des historiens de l'art nous livrent un champ d'exploration qui fournira une base de réflexion sur l'évolution des protections au titre des monuments historiques. Actes du colloque de l'Association des conservateurs des antiquités et objets d'art de France, tenu à Granville (Manche), du 30 septembre au 2 octobre 2021.