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Crise financière et capital fictif
Guigou Jacques ; Wajnsztejn Jacques
L'HARMATTAN
11,00 €
Épuisé
EAN :9782296077201
Notre analyse n'est pas une étude sur la "crise financière". Elle essaie d'inscrire les ébranlements actuels dans les transformations du capital. Il nous importe donc peu de savoir s'il s'agit d'une "crise finale", mais de comprendre qu'il s'agit bien d'une crise de reproduction de l'ensemble du capitalisme. Le capital fictif est une forme qui cherche à s'autonomiser de tout travail vivant. La financiarisation de l'économie est aujourd'hui son mode normal de fonctionnement, comme l'inflation l'a été dans la phase précédente. Ce qui relie la période actuel-le à la précédente, c'est le développement du capital fictif. Il n'y a donc pas de déconnexion entre économie réelle et économie financière, mais unité des deux dans l'équivalence de tous les capitaux. C'est l'erreur politique des gauches que de vouloir sauver l'Eden de la première de l'enfer de la seconde. Pour nous, l'essentiel, c'est de ne pas subir "la crise" comme une fatalité. C'est parce que nous nous situons résolument du côté de la critique de la valeur que nos luttes pourraient viser ce qui apparaît comme son résultat: le prix. En effet, celui-ci s'impose dans tout son arbitraire puisque le travail vivant qu'il contient encore est devenu minime et que le prix du travail, le prix du crédit, le prix du pétrole, le prix de l'immobilier, le prix des services et des transports, tous sont des prix politiques. Porter l'attaque du côté du prix, c'est ainsi lier lutte contre la marchandise et lutte contre l'Etat.
Publié aux éditions de l'impliqué en 1987, ce livre, pour l'essentiel, n'a pas été réfuté par l'histoire de ces vingt dernières années. Au contraire, les processus de particularisation des rapports sociaux qu'il mettait en évidence pour les années 1970-80 se sont accélérés et intensifiés. La critique des bureaucraties et les luttes révolutionnaires d'avant 1968 ont été englobées dans la gestion des particularismes. J. Guigou caractérise ce retournement historique de l'autogestion d'avant 68 dans les autogestions et les autonomies des décennies suivantes comme étant celui de l'egogestion. Sous couvert d'autonomie et d'affirmation d'identités particulières, c'est une toujours plus grande dépendance des individus aux méga-réseaux du système qui domine. Plus que jamais nous sommes englués dans cette Cité des ego dans laquelle tous les individus sont assignés à s'autonomiser sans cesse davantage des anciennes institutions, pour toujours plus dépendre de la capitalisation de leurs activités. Alternant analyses théoriques, mises en perspectives historiques et interventions critiques dans les milieux de la recherche, du social, de la psychanalyse, des associations, du quotidien, ce livre esquisse en creux une voie pour un devenir- autre des individus et de la communauté humaine.
A chacun de ses versets issus des plus grands fonds la mer vient elle vient méconnaissable elle vient précédant le temps elle vient (...)" Toujours étrangère à la littérature, arc-boutée contre les images, sans objet ni sujet, la poésie peut-elle advenir par les fonds soulevés ?
D'emblée là nimbé D'emblée là vibré D'emblée Ce golfe aux regards de l'arrière D'emblée Cet appel à grands jours à venir D'emblée Cet air au plus-que-parfait D'emblée Ce golfe cet air Qui portent tempêtes et promesses D'emblée Ce golfe cet air Qui contrarient ce qui vient de travers Présence sensible au monde et aux rythmes de la vie, la poésie les dit par sa voix immédiate.
Au matin du 22 mars 2016, en se rendant à son bureau, Caroline Choplin monte dans le dernier wagon de la rame de métro qui s'arrêtera brusquement à la station Maelbeek. Elle ne le sait pas encore, mais ce choix involontaire lui sauvera la vie. Trois ans après le double attentat qui a frappé la capitale belge, elle revient sur les émotions ressenties ce matin-là et celles des jours et des mois qui ont suivi le choc.
Mukendji Mbandakulu Martin Fortuné ; Lianza Zalonk
L'ouvrage s'attèle à montrer le rapport dialectique entre la guerre et la paix. La guerre semble être le lot des hommes. Les causes, les sources de la guerre sont relevées ici. Les théories sur les guerres traditionnelles et modernes y sont développées. Il n'y a pas de paix sans guerre. Bien que celle-ci ait des germes de destruction de celle-là, elle en est aussi génératrice. Les relations entre les états sont sujettes à cette ambivalence. On fait la guerre pour avoir la paix. La guerre ne peut cesser que si les causes des conflits entre les nations, entre les hommes peuvent être extirpées. La paix est préférable mais elle reste à conquérir. Cette étude corrige l'opinion selon laquelle les relations internationales et la philosophie ne peuvent faire bon ménage. La polémologie et l'irénologie sont donc inséparablement liées aux réflexions philosophiques.
Dans un contexte économique caractérisé par la mondialisation où les fusions, délocalisations et liquidations d'entreprises sont autant de risques pour les managers, la ressource principale de l'entreprise reste la connaissance. Véritable capital technique, social et culturel, il convient de la préserver, de l'enrichir et de la transmettre. Le capital mémoire de l'entreprise ouvre la voie au management des savoirs, à la gestion des connaissances et à l'ingénierie de la mémoire organisationnelle qui, chacun dans son domaine, cartographient les compétences et les savoirs que recèle l'entreprise et en définissent les enjeux stratégiques. Loin d'être un tout homogène, la mémoire de l'entreprise emprunte à de multiples sources, individuelles ou collectives, se pourrit de cultures conflictuelles et se fixe sur des supports composites - simples récits d'anecdotes, documents de presse ou institutionnels (affiche, film d'entreprise, banque de données...). Par-delà les clivages culturels, les querelles de territoires, les tactiques du secret, les justifications plus ou moins excusables de l'oubli, cet ouvrage montre en quoi la mémoire constitue, pour l'anticipation stratégique et la construction identitaire des collectifs de travail, un facteur-clef dé la communication d'entreprise. L'exemple des Chantiers de l'Atlantique de Saint-Nazaire illustre toute là complexité et la richesse du capital mémoire d'une grande organisation.
Ce livre constitue un inédit dans le domaine du music-hall. Les cinquante années envisagées s'étalent de la fin du XIXe siècle à la décennie cinquante. Les chercheurs et curieux y trouveront les noms d'artistes de talent qui eurent du succès en leur temps mais ne figurent dans aucun ouvrage, même spécialisé. Ce travail a demandé des recherches considérables mais n'a guère la prétention d'être exhaustif. Un des objectifs consiste également à réparer des injustices et susciter peut-être des rééditions d'enregistrements rares et précieux.