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Sauver, laisser mourir, faire mourir
Guienne Véronique
PU RENNES
10,00 €
Épuisé
EAN :9782753510289
Absents de nos récits imaginaires, les grands ordonnateurs de la mort contemporaine sont de fait les médecins hospitaliers. Ceux qui accompagnent la mort au quotidien sont les personnes qui travaillent à l'hôpital, organisant à leurs côtés la présence de la famille et des amis de celui qui est devenu "un patient", et en l'occurrence "un patient en fin de vie". Comment se prennent ces décisions médicales? Comment ce lieu fait pour guérir, l'hôpital, arrive-t-il à être en même temps le lieu de nos derniers moments? Quelles normes et valeurs structurent les choix qui sont faits là? Jusqu'où les lois récentes sur le consentement éclairé font-elles du "patient" le décideur de sa mort et non les médecins? Et décideur jusqu'où? L'intention d'en finir de celui qui n'en peut plus est-elle une demande légitime? Ceux dont le rôle est structuré par le fait de sauver, de soigner, peuvent-ils ainsi être adaptables jusqu'à la position inverse d'être ceux qui tuent? Dans quelle mesure la société ne se décharge-t-elle pas un peu vite des débats qui la concernent sur ces médecins, voire sur la "conscience" de ces médecins?
Le cours complet pour comprendre toutes les notions. Des rubriques originales pour une approche facile et concrète de la philosophie (Une histoire pour commencer, Expérience de pensée, La philo au quotidien). Des cartes mentales pour retenir efficacement. Des quiz pour se tester. Des méthodes pas à pas pour progresser. Des exercices et des sujets guidés pour s'entraîner. Des conseils pratiques pour bien se préparer à l'épreuve. + Inclus : Ton kit de survie pour le Bac avec SchoolMouv Des fiches de révision avec des focus sur des points de cours. Des vidéos pour mieux comprendre et s'en souvenir à coup sûr. Un tchat avec un prof particulier pour poser toutes les questions gratuitement pendant 7 jours.
En lisant le témoignage de Grégoire Philonenko, je me suis rendu compte que derrière l'univers positif et chatoyant des grands supermarchés, celui que l'on voit du côté des rayonnages, il y a un système d'exploitation impitoyable. L'écrasement des prix s'effectue par une pression tout aussi radicale que sur ceux qui y travaillent. C'est cette réalité que l'on découvre dans cet ouvrage. Il nous livre l'histoire d'un jeune homme honnête, sérieux, entreprenant, qui a envie de réussir et qui cherche à bien faire. Il trouve un emploi qui lui semble intéressant. Il se retrouve pris dans un système qui va le conduire à sacrifier sa vie, sa famille et sa santé. Il nous explique parfaitement ce processus de servitude volontaire [... ]. Peut-on parler d'exploitation pour rendre compte de ce phénomène ? [... ] Il y a là un mystère. Comment peut-on accepter d'aller si loin dans le sacrifice pour la réussite de son entreprise ? Je laisse aux lecteurs découvrir les différentes facettes de ce mystère. " tes de ce mystère. "
Bénéfique, économique pour certains, irresponsable ou dangereuse pour d'autres, l'automédication, largement pratiquée en France, suscite des opinions contraires. Acheter des produits en pharmacie sans ordonnance relève en fait d'un bricolage complexe qui intéresse tant les rapports à son médecin, à son pharmacien, que les pratiques d'autosoin en plein essor. Menant l'enquête dans l'ouest de la France, les auteurs ont analysé l'automédication pendant plusieurs années en s'intéressant aux pratiques médicamenteuses et non médicamenteuses. L'équipe de recherche, composée de médecins, géographes sociaux et sociologues, a associé des enquêtes quantitatives sur de très grands échantillons et des enquêtes qualitatives innovantes, comme les journaux de santé. A dessein, cet ouvrage présente à la fois les méthodes et les résultats, augmentés d'une bibliographie de référence. Et, si les résultats ont un caractère finalement assez trivial, celui d'une "combinaison" de prescriptions médicales et d'automédication, cette recherche révèle surtout la diversité et les différenciations des "bricolages" selon les territoires et les catégories sociales, ainsi qu'une valorisation massive du "naturel", caractéristique de notre époque mais inscrite dans des schémas de soin qui perdurent depuis des siècles.
Connac Sylvain ; Demaugé-Bost Bruce ; Guienne Bern
Résumé : Ce livre présente la pédagogie Freinet - son historique, sa théorie et sa mise en pratique - clairement et simplement. Unique en son genre, cette pédagogie active, coopérative et non autoritaire favorise la confiance en soi et l'autonomie, en remettant l'enfant au centre de l'école. Les techniques Freinet sont fondées sur l'expression libre : texte, dessin, correspondance interscolaire, imprimerie et journal étudiant, etc. Elles visent l'acquisition rapide des connaissances, la réduction des lacunes, l'ouverture et l'épanouissement. Riche de nombreux témoignages, cet ouvrage propose un répertoire de bonnes pratiques à mettre en oeuvre avec les enfants.
Une histoire du peuple de Bretagne, de la Préhistoire à nos jours. Les histoires de Bretagne ne manquent pas... Mais celle-ci adopte un point de vue inédit : celui des paysans, des ouvriers, des marins, celui des hommes et des femmes sans histoire, sans papiers. Elle porte attention aux plus humbles, pas seulement aux puissants ; s'intéresse à la vie concrète et aux rêves qui s'y enracinent, pas seulement aux couronnements et aux batailles ; risque d'autres chronologies ; ruine quelques évidences... La crise économique de l'âge du fer, l'arrivée des Bretons en Armorique, la condition paysanne pendant la féodalité, la révolte des Bonnets rouges, la traite négrière, la Révolution et la Chouannerie, le développement du chemin de fer, l'émigration bretonne, la Grande Guerre, la Résistance, la crise du modèle agricole breton, Notre-Dame-des-Landes... Autant de moments de notre histoire examinés d'un oeil neuf. Emergent ainsi de nouvelles figures, émouvantes ou pittoresques, jusque-là noyées dans l'anonymat des siècles. Et de nouveaux sujets : manger à sa faim, lutter pour sa dignité, découvrir de nouveaux horizons, accéder au savoir, devenir citoyen... Pas de jargon, un rythme de lecture facile : cette histoire a été rédigée avec le souci de s'adresser au plus grand nombre tout en obéissant à la rigueur du métier d'historien. Ce livre a été rédigé par trois historiens et un journaliste : Alain Croix, Thierry Guidet, Gwenaël Guillaume et Didier Guyvarc'h. Ils sont les auteurs de nombreux autres ouvrages dont, chez le même éditeur, l'Histoire populaire de Nantes.
Entre le XVIe et le XVIIIe siècle, la liberté de conscience a été conçue, en latin et dans une poignée de langues européennes, comme une possibilité de croire, de changer de croyance ou de ne pas en avoir. Elle a ainsi reçu une acception distincte de celle de la liberté religieuse ou de la liberté de religion. Lors de son inscription dans la Déclaration Universelle des Droits de l'Homme, adoptée sans vote négatif par l'assemblée générale des Nations Unies en décembre 1948, ce droit individuel a néanmoins suscité des réserves ou oppositions qui ont empêché sa déclinaison constitutionnelle par des Etats membres. Une génération plus tard, la contestation de la liberté de conscience s'est trouvée renforcée au nom de la reconnaissance de sensibilités culturelles différenciées, au nom d'une lutte contre l'apostasie - parfois associée au blasphème ou à l'insulte contre des religions - ou au nom de la défense de l'unité d'un corps. Cette enquête historique s'inscrit dans le temps long des sociétés humaines. Etablie sur des sources linguistiques diverses, elle vise à saisir l'émergence d'une notion au sein de communautés spécifiques, du Bassin méditerranéen à la Chine et à l'Amérique, à comprendre les motifs d'adhésion et de rejet formulés par plusieurs centaines d'auteurs, à déterminer les modalités d'expansion de cette liberté, de sa traduction dans des langues qui n'en avaient pas dessiné les contours, ainsi qu'à appréhender les ressorts des remises en question contemporaines. Explorant, entre autres, les registres de la philosophie, de la théologie et du droit, cette recherche met en exergue la force et la fragilité d'une des libertés fondatrices de la modernité, historiquement située, louée ou décriée. Préface de Yadh Ben Achour
Epiphénomènes d'une mutation sociétale, fruit de l'économie numérique, les tiers-lieux interpellent les décideurs publics territoriaux sur l'attitude à adopter, de l'intérêt bienveillant à une tutelle complète. L'ouvrage réunissant une équipe pluridisciplinaire de chercheurs présente un matériau empirique original sur cette réalité émergente, encore mal connue : celle de la multiplication des tiers-lieux dans les villes et hors des centres métropolitains. Il pose de nouvelles questions, encore peu traitées dans la littérature, en s'intéressant à la trajectoire sociale des fondateurs d'espaces de coworking, aux nouvelles manières des jeunes générations de travailleurs du numérique de conjuguer leurs aspirations de liberté et d'épanouissement dans les domaines professionnel et privé, ainsi qu'à leurs nouveaux rapports à la collaboration, au travail, au territoire, à la mobilité et aux questions écologiques.
La guerre et l'occupation de 1914-1918 ont-elles vraiment été une catastrophe économique pour le Nord ?A travers l'étude de la région lilloise, l'auteur soumet à la critique historique la mémoire victimaire qui, depuis cent ans, oppose les territoires "envahis" et "sinistrés" à une France "libre" et enrichie par la guerre. En centrant l'analyse sur la place et non plus sur le territoire, il montre la dualité de patrons à la fois victimes et profiteurs de guerre.Ce livre interroge le rapport des capitaux au territoire. Revisitant l'occupation et dépassant la dichotomie collaboration/résistance, il montre la résilience de la place à travers le maintien d'une activité économique et l'incessante concertation des industriels, des banquiers et des négociants. En même temps, le repli d'une bonne partie des capitaux en "France libre" et le dédoublement de la place à Paris permettent de participer activement, avec les multinationales implantées à l'étranger, à la mobilisation économique et aux bénéfices de guerre.A plus long terme, la relocalisation très partielle montre que la guerre a été l'occasion d'une expansion durable. Ce livre montre aussi les bénéfices de la rhétorique victimaire assénée à l'Etat par un dense réseau d'organisations patronales et de puissantes associations de "sinistrés" : le "statut des sinistrés" est financièrement très favorable, et la "reconstitution" industrielle rapide ; la place reste puissante.Certes, tous n'ont pas également bénéficié de la guerre, mais dans le concert victimaire, les voix dissonantes sont inaudibles.Avec une préface de Jean-Pierre Hirsch4e de couverture : La guerre et l'occupation de 1914-1918 ont-elles vraiment été une catastrophe économique pour le Nord ?A travers l'étude de la région lilloise, l'auteur soumet à la critique historique la mémoire victimaire qui, depuis cent ans, oppose les territoires "envahis" et "sinistrés" à une France "libre" et enrichie par la guerre. En centrant l'analyse sur la place et non plus sur le territoire, il montre la dualité de patrons à la fois victimes et profiteurs de guerre.Ce livre interroge le rapport des capitaux au territoire. Revisitant l'occupation et dépassant la dichotomie collaboration/résistance, il montre la résilience de la place à travers le maintien d'une activité économique et l'incessante concertation des industriels, des banquiers et des négociants. En même temps, le repli d'une bonne partie des capitaux en "France libre" et le dédoublement de la place à Paris permettent de participer activement, avec les multinationales implantées à l'étranger, à la mobilisation économique et aux bénéfices de guerre.A plus long terme, la relocalisation très partielle montre que la guerre a été l'occasion d'une expansion durable. Ce livre montre aussi les bénéfices de la rhétorique victimaire assénée à l'Etat par un dense réseau d'organisations patronales et de puissantes associations de "sinistrés" : le "statut des sinistrés" est financièrement très favorable, et la "reconstitution" industrielle rapide ; la place reste puissante.Certes, tous n'ont pas également bénéficié de la guerre, mais dans le concert victimaire, les voix dissonantes sont inaudibles.Avec une préface de Jean-Pierre HirschNotes Biographiques : Jean-Luc Mastin est maître de conférences en histoire économique et sociale contemporaine à l'université Paris 8.