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La compagnie du fleuve. Mille kilomètres à pied le long de la Loire
Guidet Thierry
JOCA SERIA
17,24 €
Épuisé
EAN :9782848091495
On m'avait souhaité des jours heureux, des chemins pas trop goudronnés, des aubes un peu fraîches, des bons vins, de la mousse et de l'herbe pour m'allonger au soleil, toutes les couleurs de la Loire et aucun chien méchant. Voeux exaucés. Si je n'avais marché que pour comprendre pourquoi je marchais? Allons, on ne prétend ce genre de choses que dans les livres ou les journaux. Non, j'avais mes raisons, incertaines mais surabondantes. J'ai marché en badaud, curieux de la leçon de choses, et d'histoire, et de géographie, et de littérature que me donnerait le fleuve. J'ai marché parce que j'ai lu, adolescent, cette phrase de Giono:"Les hommes, au fond, ça n'a pas été fait pour s'engraisser à l'auge, mais ça a été fait pour maigrir dans les chemins, traverser des arbres et des arbres, sans jamais revoir les mêmes arbres; s'en aller dans sa curiosité, connaître.""
On m'avait souhaité des jours heureux, des chemins pas trop goudronnés, des aubes un peu fraîches, des bons vins, de la mousse et de l'herbe pour m'allonger au soleil, toutes les couleurs de la Loire et aucun chien méchant. V?ux exaucés. Si je n'avais marché que pour comprendre pourquoi je marchais ? Allons, on ne prétend ce genre de choses que dans les livres ou les journaux. Non, j'avais mes raisons, incertaines mais surabondantes. J'ai marché en badaud, curieux de la leçon de choses, et d'histoire, et de géographie, et de littérature que me donnerait le fleuve. J'ai marché parce que j'ai lu, adolescent, cette phrase de Giono : " Les hommes, au fond, ça n'a pas été fait pour s'engraisser à l'auge, mais ça a été fait pour maigrir dans les chemins, traverser des arbres et des arbres, sans jamais revoir les mêmes arbres ; s'en aller dans sa curiosité, connaître. " " T. G.
Maurice Rollinat (Châteauroux, 1847 - Ivry, 1903) était le fils de l'avocat François Rollinat, l'un des grands amis de George Sand. Rapidement il décida de s'adonner à la littérature et de s'installer à Paris en 1871. Il devint l'un des poètes les plus prometteurs de la génération de 1870, fréquentant des salons prestigieux, celui de Nina de Villard, de Barbey d'Aurevilly, d'Alphonse Daudet et de Sarah Bernhardt. En 1883, il publia Les Névroses, ?uvre particulièrement tapageuse qui lui offrit le succès et la gloire. Fatigué par le bruit fait autour de son nom, il se retira à Fresselines, loin de la tourmente parisienne. Là, il continua son ?uvre poétique et musicale. Mais les autres arts ne lui étaient par pour autant étrangers. C'est ce que cet ouvrage entend montrer en présentant tour à tour ses relations avec des peintres et des sculpteurs tels que Monet ou Rodin et la manière inouïe dont Maurice Rollinat et son oeuvre les fascinèrent.
Philippe Cognée est né en 1957. Il vit et travaille à Nantes. De nombreuses expositions de ses ?uvres ont été présentées en France et à l'étranger depuis 1982. Il est en 1990, lauréat de la Villa Médicis à Rome. " Ma première visite de l'atelier de Philippe Cognée date d'il y a tout juste un an. Nous avions, un peu par hasard, fait connaissance quelques semaines plus tôt dans une galerie parisienne où, au fil de la conversation, il m'avait parlé de ses peintures à l'encaustique à l'aspect brouillé si particulier. Nous en avions regardées ensemble quelques unes. Celle représentant un immeuble de Montparnasse situé tout près de la gare et qu'il avait, à plusieurs reprises, filmé en descendant de son TGV. D'autres aussi, au format très allongé, réalisées au retour d'un voyage au Caire. Il avait également évoqué une série de grands portraits sur papier dont les minuscules reproductions qu'il avait sur lui m'avaient fait penser aux caprices de Goya. " Goya, c'est un peintre important pour moi " avait-il simplement déclaré. Dans les jours qui ont suivi, les quelques photographies de ses peintures que Philippe m'avait données ne m'ont pas quitté. En les regardant, je pensais à l'impression que m'avait laissée cette brève rencontre. Ce qui m'avait frappé, c'était ce mélange de simplicité frisant la timidité et d'assurance tranquille qui émanait de sa personne. Cette façon qu'il avait eue de rester en retrait de ses couvres et à distance des commentaires qu'elles suscitaient. De ne pas non plus laisser son regard s'arrêter sur les toiles d'autres peintres (certains de tout premier plan pourtant) qui nous entouraient, non par indifférence bien sûr mais par modestie. Et en même temps d'accueillir nos regards comme des confirmations de son talent, comme autant de raisons de continuer à avancer sur la voie étroite et périlleuse qu'il savait être la bonne. Je n'ai pas mis longtemps à décider de la revoir et, sachant qu'il vivait près de Nantes, n'ai eu aucun mal à retrouver sa trace. " Olivier Weil.