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Rousseau l'animal et l'homme. L'animalité dans l'horizon anthropologique des Lumières
Guichet Jean-Luc
CERF
55,00 €
Épuisé
EAN :9782204080262
Dès qu'ils parlent des bêtes, les hommes s'opposent et souvent s'échauffent comme s'il s'agissait d'eux-mêmes, même ceux qui, pourtant, leur refusent presque tout. Aux XVIIe et XVIIIe siècles, stimulé par le défi cartésien de l'animal-machine, le thème prend une importance accrue. L'animal fait figure de drapeau que philosophes et savants des Lumières tentent de s'arracher pour l'annexer à leurs préoccupations diverses. Ce faisant, ils renouvellent les données d'un débat ancestral dans des termes dont nous héritons aujourd'hui et qu'il nous faut pour cette raison comprendre. Rousseau, avec davantage de distance, reconnaît une âme aux bêtes, sur la base de l'expérience décisive de la pitié, sa perspective se distinguant et intégrant à la fois celles plus unilatérales de Diderot, d'Helvétius, de Condillac et de Buffon largement inspiré de Descartes. Son originalité essentielle apparaît au croisement avec l'anthropologie sous l'idée majeure que l'homme ne peut se définir simplement en opposition à l'animal, mais aussi en assumant de façon réflexive leur part commune, ce qui éclaire non seulement son origine, mais son humanité même. Très logiquement, la refondation rousseauiste du droit et des valeurs non plus exclusivement sur la raison, mais également sur la sensibilité, prendra encore appui sur les bêtes. Investi par la passion d'apprivoisement habitant Rousseau depuis toujours, l'animal est ainsi l'instrument et la fin d'une réflexion philosophique majeure. Celle-ci intéresse notre monde qui, sur le mode d'une évidence dramatique, parfois traumatique, découvre que cette question de l'animal, si ancienne pour l'homme, est désormais " la question animale de l'homme ", celle que la nature tout entière nous adresse par le truchement des bêtes et qui met en jeu l'humain lui-même à travers l'animal. Ce que l'homme fait de l'animal révèle ce qu'il fait de lui-même.
En 2016, Fred Guichen imagine que des impasses de la toute-puissance naîtra le pouvoir de la fragilité. An 103 après La Catastrophe. Quelque part sur les côtes bretonnes. D'abord, il y a Le Secteur, un petit coin tranquille, bien protégé par une enceinte de terre, de roches et de béton haute de 20 mètres ; derrière, trois villages coupés du monde extérieur et administrés par une trentaine d'individus solidaires, doux comme des agneaux et rongés par les mutations mais tellement heureux de (sur)vivre. Il y a Patinette, un bon gars au pied bot et aux bras trop courts, sa soeur Hermeline, frappée de progeria mais tellement adorable, et Canard, le cousin, dont la tumeur galopante au cerveau n'entame pas la joie de vivre. Et puis, il a Pigeon, le maire de la communauté, fragilisé par sa taille de géant mais toujours présent pour ses amis, Globule, Jacotte, Moignons, La Bouquin et les autres. Seul lien avec l'état, le Contremaître supervise l'activité de tout ce petit monde, car ils ont l'insigne honneur de s'occuper, d'entretenir, de dorloter le réacteur numéro 2 de La Centrale, responsable de La Catastrophe du 18 mai 1970, il y a un siècle de cela. Mais la nouvelle est tombée : le gouvernement a décidé d'arrêter les frais ; cette cour des miracles n'est plus rentable et on dit qu'une guerre couve, alors... Alors, que vont devenir Pigeon, Canard, Patinette et les autres ? Quel est ce formidable lien qui les unit tous ? Quel avenir pour ces enfants de l'atome dans un monde qu'ils ne connaissent pas ? Et s'ils étaient le salut de l'Humanité ?
Ce manuel de droit constitutionnel a été conçu pour fournir aux étudiants de DEUG (Droit, AES) et des IEP l'essentiel des connaissances exigées aux examens et indispensables à la préparation des travaux dirigés. Il a aussi l'ambition de constituer pour eux une base de réflexion dans l'apprentissage d'une branche du droit qui, au fil des ans, est devenue particulièrement complexe et aussi plus difficile à étudier et à comprendre. Cet ouvrage à l'avantage d'exposer de façon synthétique le droit constitutionnel de la France et de présenter les caractères fondamentaux des régimes politiques de plusieurs grands pays. En outre, il comprend le texte intégral de la Constitution du 4 octobre 1958, à jour de la révision du 22 février 1996, de la Déclaration des droits de 1789 et du Préambule de la Constitution de 1946. Il est composé de quatre parties : la première est consacrée à la théorie générale (Etat, Constitution, Systèmes de partis et Modes de scrutin), la deuxième traite l'histoire constitutionnelle de la France depuis 1789 jusqu'à la IVe République, la troisième partie est constituée par l'étude des Institutions de la Ve République et la quatrième décrit les systèmes politiques de six pays : Allemagne, Espagne, Etats-Unis, Grande-Bretagne, Italie, Russie.
Interroger l'une par l'autre douleur animale et douleur humaine brouille les distinctions ordinaires, animal et homme trouvant en cette épreuve partagée la marque sans doute la plus probante d'une proximité fondamentale. L'expérience montre par ailleurs qu'il est fort difficile pour l'homme livré à lui-même de comprendre un état dont, à nos dépens, nous éprouvons si souvent à la fois la puissance et l'opacité. Certes, l'animal, faute de langage comparable au nôtre, ne peut nous déclarer et nous expliciter sa douleur - différence qu'il ne faut pas sous-estimer -, mais son comportement est cependant loin d'être silencieux à cet égard et nous en donne un témoignage précisément peut-être plus direct que celui, si contourné, des mots. Dans cet ouvrage, des chercheurs de disciplines très diverses - biologistes, praticiens hospitaliers, éthologistes, vétérinaires, historiens, philosophes - s'appliquent, sur la base des données scientifiques, à faire le point sur la question de la douleur et des états associés chez l'animal et l'homme. Ressaisir cette question proprement vitale dans une perspective qui dépasse l'horizon strictement humain opère ainsi un rapprochement dont l'homme a tout à gagner, comme si le détour par l'animal lui permettait de diminuer la distance avec sa propre douleur en l'objectivant. En retour, pour le scientifique, l'éleveur, le citoyen, pour tout homme simplement, la reconnaissance de la douleur animale contribue à clarifier les bases éthiques d'un débat de plus en plus actuel et pressant qui ne peut être indéfiniment différé.
La collection Philo-œuvres n'a d'autre but que d'aider à la lecture des grandes œuvres philosophiques. Cette lecture ne suppose pas seulement une vue synoptique : elle exige que l'on se mesure au texte, dans sa littéralité même. C'est la raison pour laquelle chaque volume de la collection Philo-œuvres comprend trois parties : une présentation de l'œuvre dans sa dimension proprement systématique, des textes commentés, un vocabulaire enfin qui s'applique à clarifier les termes de chaque œuvre. Cette collection s'adresse à tous ceux qui ont le souci de lire les philosophes. Le Traite des animaux (1755) consacre la montée en puissance de l'animal dans le champ de la pensée européenne au XVIIIe siècle. Le lire, c'est entrer dans une aventure philosophique certes liée à des circonstances polémiques, mais ouvrant la porte aux bêtes en les rapprochant de façon étonnante de l'homme. Loin d'un simple doute ou provocation visant la vanité humaine dans la tradition sceptique, la nouveauté du geste est d'interroger par ce biais la manière dont l'homme moderne se pense lui-même, dans son origine, sa destination et son sens. L'animal acquiert ainsi un rôle dans l'anthropologie que confirmeront les développements les plus récents en philosophie, éthologie, sciences cognitives, renouant, après les réticences des XIXe et XXIe siècles. avec les audaces des Lumières. Condillac apporte ici une contribution majeure au devenir de l'animal dans la pensée comme forme contemporaine de la question que l'homme représente pour lui-même. Et c'est à ce prix seulement de risquer de se perdre que ce dernier peut espérer véritablement se trouver.
Si je pouvais faire en sorte que tout le monde eût de nouvelles raisons pour aimer ses devoirs, son prince, sa patrie, ses lois ; qu'on pût mieux sentir son bonheur dans chaque pays, dans chaque gouvernement, dans chaque poste où l'on se trouve ; je me croirais le plus heureux des mortels. Si je pouvais faire en sorte que ceux qui commandent augmentassent leurs connaissances sur ce qu'ils doivent prescrire, et que ceux qui obéissent trouvassent un nouveau plaisir à obéir, je me croirais le plus heureux des mortels, si je pouvais faire que les hommes pussent se guérir de leurs préjugés. J'appelle ici préjugés, non pas ce qui fait qu'on ignore de certaines choses, mais ce qui fait qu'on s'ignore soi-même. C'est en cherchant à instruire les hommes, que l'on peut pratiquer cette vertu générale qui comprend l'amour de tous. L'homme, cet être flexible, se pliant dans la société aux pensées et aux impressions des autres, est également capable de connaître sa propre nature lorsqu'on la lui montre, et d'en perdre jusqu'au sentiment lorsqu'on la lui dérobe.
TOME I : Confessions - Dialogues - Rêveries du Promeneur solitaire - Fragments autobiographiques et documents biographiques. Édition publiée sous la direction de Bernard Gagnebin et Marcel Raymond avec la collaboration de Robert Osmont.
«Je me suis moins proposé de t'instruire que de t'exercer.» L'aveu liminaire des Pensées sur l'interprétation de la nature dévoile en partie le projet philosophique de Diderot, en même temps que sa relation au lecteur. Son propos n'est pas d'ordonner le monde, mais d'en refléter le caractère ondoyant, insaisissable. Si le réel, «cet immense océan de matière» où les formes apparaissent et se défont sans cesse, échappe à l'emprise de la raison, alors il faut, pour l'approcher au plus près, inventer une écriture capable de saisir la diversité de l'être. Diderot écarte l'idée même d'un savoir achevé, qui impliquerait l'existence d'un entendement divin. Il récuse tour à tour l'abstraction métaphysique et la philosophie rationnelle, qui méconnaît la sensation. Sa démarche est fondée sur l'observation des faits et l'enchaînement des conjectures. Vouée à l'incertitude, elle n'en poursuit pas moins sa quête interminable : elle «ne sait ni ce qui lui viendra, ni ce qui ne lui viendra pas de son travail ; mais elle travaille sans relâche». Le sens se dérobe sous «la multitude infinie des phénomènes de la nature». Comprendre, c'est encore interpréter. Le sujet lui-même se démultiplie - «naître, vivre et penser, c'est changer de forme» -, au point de disparaître - «Je suis transparent», déclare le Philosophe à la Maréchale - sous la superposition des discours : traductions, lettres, essais, dialogues, réfutations... Pas plus que Diderot ne se reconnaît dans son portrait par Van Loo, les
Ce volume contient les oeuvres suivantes: Les Derniers Écrits: Les Écrits de 1792-1793 - Des réflexions sur «La Fin de toutes choses» à l'examen d'«Un prétendu droit de mentir par humanité» - Le Métaphysique des moeurs et le conflit des facultés - Anthropologie et pédagogie - Oeuvres inachevées. Traduction de l'allemand par Ferdinand Alquié, Alexandre J.-L. Delamarre, Victor Delbos, Jean Ferrari, Luc Ferry, François de Gandt, Pierre Jalabert, Jean-René Ladmiral, Marc B. de Launay, Bernard Lortholary, François Marty, Joëlle et Olivier Masson, Alexis Philonenko, Alain Renaut, Jacques Rivelaygue, Jean-Marie Vaysse, Heinz Wismann et Sylvain Zac. Édition publiée sous la direction de Ferdinand Alquié. Avec, pour ce volume, la collaboration d'Alexandre J.-L. Delamarre, Luc Ferry, Pierre Jalabert, François Marty, Joëlle et Olivier Masson, Alexis Philonenko, Alain Renaut, Jacques Rivelaygue et Heinz Wismann