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La conception des objets, son monde de fictions
Guibert Daniel
L'HARMATTAN
31,50 €
Épuisé
EAN :9782747534970
Peut-on étudier la création sans engager la masse bruyante des rhétoriques convenues du monde de l'Art ? Est-il pensable de présenter cette activité cognitive non par l'exégèse formelle ou le " contenu de vérité " d'objets ou manifestations qui en attestent mais par l'activité même qui les fait être ? Faut-il relever l'interpellation proférée par un philosophe (de l'être) : " Que faites-vous, de vos neurones quand... ? " Est-il alors pensable de rendre lisible la tâche, ses déterminations, intentions et configurations, dès que s'annonce l'attente, le manque déclaré, quand s'affronte l'exigence (de soi ou d'autres) de faire exister dans l'instant, un inexistant, de lui donner formes et raisons d'être ? Si l'on adopte ce point de vue d'un faire-face immédiat au projet, à l'impératif de mettre en œuvre l'inexistant, de créer un artéfact quel qu'il soit et d'où qu'il se fonde, on peut tenter d'argumenter que le terme conception serait plus détonnant, plus dénotant aussi que création. Rien d'étonnant à ce qu'un monde de fictions actives surgisse : fictions du fait de concevoir des choses en toutes leurs dispositions. Là, pour l'essentiel et à tout coup, règne la technofiction, son dispositif métaphysique, son appareil opératif et ses procédures opératoires. D'autres fictions sont-elles pensables ? Moins normatives, plus exotiques celles-là ? Suivant cette logique des possibles, il faut encore essayer, de les dénouer, telle la fiction d'émergence de plasticité, qui renouvelle l'examen de ce par quoi le différent et le divers s'affirment. Tous ces récits et montages pratiques qui tentent d'ordonner l'activité de conception et sa pensée, toutes ces fictions de l'artéfactualité créatrice, y compris " cyber-assistée " ou " augmentée ", qui déforment et forment nos milieux, constituent un régime élargi de conjectures, celui des fictions de concevoir, de concevoir les conditions matérielles de notre devenir.
Fin juillet 1986. Didier Lefèvre quitte Paris pour sa première grande mission photographique : accompagner une équipe de Médecins Sans Frontières au coeur de l'Afghanistan, en pleine guerre entre Soviétiques et Moudjahidin. Cette mission va marquer sa vie comme cette guerre marquera l'histoire contemporaine. Au croisement des destins individuels et de la géopolitique, à l'intersection du dessin et de la photographie, ce livre raconte la longue marche des hommes et des femmes qui tentent de réparer ce que d'autres détruisent.
Huerre Patrice ; Guilbert Danièle ; Le Fourn Jean-
Face au développement supposé de la violence des jeunes et aux réponses caricaturales proposées, un questionnement sur l'autorité s'impose aux éducateurs, parents et professionnels. Qu'est-ce que l'autorité? Qui la détient dans un monde qui a changé aussi bien du côté de la famille que du côté des institutions accueillant et formant les enfants et les adolescents? Quelles sont les idéologies sous-jacentes? Comment articuler l'autorité avec la nécessité, pour les bébés, les enfants et les adolescents, de trouver dans leurs environnements, certes des limites, mais avant tout des contenants? Il a fallu des siècles pour renverser la tyrannie, puis la monarchie de droit divin. Et voilà qu'aujourd'hui on a parfois l'impression d'assister à un curieux renversement de tendance quand les meilleurs esprits se posent la question de savoir comment l'Etat peut retrouver une autorité et comment les institutions peuvent légitimer ce qui reste de la leur C'est que la cohabitation entre démocratie et autorité ne va pas de soi. Les relations dans les familles, les rapports entre les adultes et les enfants subissent forcément les tensions et les soubresauts qui agitent ce couple impossible. Les normes et les consensus ayant disparu, chaque famille mais aussi chaque professeur ou éducateur se trouve devant la terrible liberté d'inventer son autorité.
Fin juillet 1986. Didier Lefèvre quitte Paris pour sa première grande mission photographique: accompagner une équipe de Médecins sans frontières au c?ur de l'Afghanistan, en pleine guerre ente soviétiques et Moujahidin. Cette mission va marquer sa vie comme cette guerre marquera l'histoire contemporaine. Au croisement des destins individuels et de la géopolitique, à l'intersection du dessin et de la photographie, ce livre raconte la longue marche des hommes et des femmes qui tentent de réparer ce que d'autres détruisent.
Ce livre invite à prendre la mesure d'un phénomène de grande ampleur qui change le monde : la centralité du Bassin Pacifique, l'océan et ses deux rives, où se font face les deux Etats qui dominent ce XXIe siècle : les Etats-Unis et la Chine. Il raconte pourquoi les pays qui bordent ce grand bassin maritime ont perçu que leur avenir se jouait chaque jour davantage dans ce nouveau centre du monde et comment ils ont, tour à tour, "pivoté". Les deux hyperpuissances globales, les Etats-Unis et la Chine, entretiennent des relations ambivalentes. Elles échangent et se parlent mais se méfient l'une de l'autre. Le livre analyse ces contradictions et propose une grille de lecture qui permet de mettre en perspective les faits, nombreux, contradictoires et complexes qui nous assaillent. La France, l'Europe, sont-elles condamnées à la marginalisation ? Les auteurs sont des praticiens qui ont tiré de leurs expériences du terrain mondial une vision dégagée des idéologies et des lieux communs.
Cette recherche part d'un intérêt pour la schizophrénie et des processus évolutifs qui peuvent être repérés. C G Jung a consacré sa vie à la description de ces dynamiques psychiques transformatrices. Ces potentiels s'animent lors de processus de crise psychique, de métamorphoses, ou lors d'épisodes psychopathologiques. Cette vision est de plus en plus partagée parmi les chercheurs en psychologie, en psychanalyse, en neurobiologie et dans les sciences du chaos.
Dans un contexte économique caractérisé par la mondialisation où les fusions, délocalisations et liquidations d'entreprises sont autant de risques pour les managers, la ressource principale de l'entreprise reste la connaissance. Véritable capital technique, social et culturel, il convient de la préserver, de l'enrichir et de la transmettre. Le capital mémoire de l'entreprise ouvre la voie au management des savoirs, à la gestion des connaissances et à l'ingénierie de la mémoire organisationnelle qui, chacun dans son domaine, cartographient les compétences et les savoirs que recèle l'entreprise et en définissent les enjeux stratégiques. Loin d'être un tout homogène, la mémoire de l'entreprise emprunte à de multiples sources, individuelles ou collectives, se pourrit de cultures conflictuelles et se fixe sur des supports composites - simples récits d'anecdotes, documents de presse ou institutionnels (affiche, film d'entreprise, banque de données...). Par-delà les clivages culturels, les querelles de territoires, les tactiques du secret, les justifications plus ou moins excusables de l'oubli, cet ouvrage montre en quoi la mémoire constitue, pour l'anticipation stratégique et la construction identitaire des collectifs de travail, un facteur-clef dé la communication d'entreprise. L'exemple des Chantiers de l'Atlantique de Saint-Nazaire illustre toute là complexité et la richesse du capital mémoire d'une grande organisation.
Perrat Benoît ; Pitte Jean-Robert ; Guillot Pierre
Résumé : Grand chef cuisinier aux côtés des Escoffier, des Rambert et des frères Rouzier notamment, le Bressan Benoît Perrat (1873-1957) exerça son art dans les restaurants de tout premier ordre (Lyon, Genève, Paris, York, Berlin, Dresde) puis dans les cours princières et royales d'Europe centrale de la Belle Epoque (Saxe, Bavière, Roumanie, Hongrie). Contraint par la Grande Guerre à quitter ceux qu'il avait somptueusement servis, il retrouve ses terres natales et s'installe quelque temps après à Vonnas (Ain), la "Mecque de gueule", où il tiendra jusqu'à la Seconde Guerre mondiale toujours avec panache et distinction, jusqu'au raffinement ultime, la table et le Grand Hôtel Moderne. Il y rédigera sa célèbre "rhapsodie culinaire et gastronomique", Cornus en Bresse (1932) ? rééditée en 2002 ? et en 1938 sa Hongrie gourmande, restée inédite et publiée ici pour la première fois. Ce recueil surprenant assemble une centaine de ses recettes magyares récolées au gré de ses rencontres, de ses pérégrinations, de ses affectations et de ses enchantements. Récolées... ! C'est peu dire. Benoît Perrat y atteste surtout le "véritable esprit de la gastronomie qui est un patrimoine vivant, en évolution constante, ouvert à toutes les influences extérieures qui sont découvertes, apprivoisées, domestiquées, puis intégrées". C'est donc à une savoureuse déclinaison des riches spécialités danubiennes, parfois "métissées de Bresse", que Benoît Perrat convoque ses lecteurs, au premier rang desquelles le fameux gulash, et bien sûr le paprika, piment-roi de la cuisine magyare. Il les invite surtout à mettre avec lui la main au fourneau puis la serviette au cou.
Immobile face à sa femme, il attend les premières séries de l'après-midi. Six mois qu'elle est partie. Elle n'a jamais donné de nouvelles et lui, comme un con, il garde sa photo sur la télé. II s'entend lui chuchoter "ils m'ont viré, tu te rends compte, ces salauds", et il est sûr d'apercevoir aux commissures de ses lèvres l'ébauche désolée d'un sourire. Ici, on voudrait s'aimer et on ne sait pas bien comment ; on parle sans toujours trouver les mots ; on s'accroche au quotidien comme on peut. Au fil des quinze histoires qui composent ce recueil, on croise des individus qui donnent parfois l'impression de marcher à côté de leur propre existence. Le propos est grave, souvent drôle, toujours tendre.