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La Licorne N° 119/2016 : Penser la prose dans le monde gréco-romain
Guez Jean-Philippe ; Kasprzyk Dimitri
PU RENNES
18,00 €
Épuisé
EAN :9782753547834
A quoi sert la prose ? Quelle est la tâche spécifique qui lui incombe ? Quel pouvoir neuf se donne le langage, quand il se détourne du vers ? Dans quelle mesure l?opposition entre langage versifié et non-versifié est-elle encore pertinente alors même que nombre de prosateurs reprennent des thèmes poétiques ou des procédés stylistiques qui semblent rendre caduque cette distinction ? Comment les Anciens définissent-ils la Prose, ou leur prose, entre simplicité et grandeur ? Telles sont les questions abordées dans ce volume, à travers certaines des réponses que leur ont données les auteurs anciens, sur un plan à la fois théorique, métaphorique et pratique. Les travaux ici réunis, fruit de deux Journées d?études organisées par les universités de Poitiers et de Brest, se focalisent en particulier sur un moment précis de l?histoire antique : la fin de l?époque hellénistique et l?Empire romain ; la prose, en effet, accède alors dans le paysage culturel à une position dominante qui rend justement problématiques sa fidélité à elle-même et son identité, en particulier lorsque, sous la plume d?Hermogène le rhéteur, la poésie devient une simple division de l?épidictique, cette prose d?apparat qui se confond dès lors avec la littérature.
1949 : Josef Mengele débarque à Buenos Aires. Caché sous divers pseudonymes, l'ancien médecin tortionnaire à Auschwitz croit pouvoir s'inventer une nouvelle vie. L'Argentine de Perón est bienveillante, le monde entier veut oublier les crimes nazis. Mais la traque reprend et il doit s'enfuir au Paraguay puis au Brésil. Son errance ne connaîtra plus de répit... jusqu'à sa mort mystérieuse sur une plage en 1979. Comment le médecin SS a-t-il pu passer entre les mailles du filet trente années durant ? Une plongée inouïe au coeur des ténèbres : voici l'odyssée dantesque de Josef Mengele en Amérique du Sud. Le roman-vrai de sa cavale après-guerre. Un roman fantastiquement nouveau. Frédéric Beigbeder, Le Figaro magazine. Fascinant. Christophe Ono-dit-Biot, Le Point. Le lecteur est happé par cette cavale glaçante. Hubert Prolongeau, Marianne. D'une écriture vive, aux confins du journalisme et de la littérature, Olivier Guez achève ce que la communauté internationale a échoué à faire : traquer Josef Mengele jusqu'à son dernier souffle. Ariane Singer, Transfuge. Prix Renaudot 2017.
Traité posthume de Guez de Balzac, Aristippe ou de la cour (1658), expose, en sept discours fictifs, les portraits satiriques de conseillers incompétents. Largement traduit et diffusé en Europe aux XVIIe et XVIIIe siècles, il marque l'aboutissement d'une réflexion politique sur la prudence et d'une méditation historiographique sur le "tacitisme" .
Résumé : Depuis 1958 et l'édition de Pierre Grimal dans la Pléiade, les romans antiques, grecs et latins, n'avaient pas fait l'objet d'une édition intégrale et d'une traduction réactualisée. Ces oeuvres ont connu des fortunes durables, quoique inégales, depuis l'époque byzantine jusqu'au XIXe siècle. Si les romans picaresques de Pétrone (le Satiricon) et d'Apulée (Les Métamorphoses) ont fait la joie de certains amateurs de littérature latine scandaleuse et "décadente", à l'image du Des Esseintes de Huysmans ou d'un cinéaste averti comme Federico Fellini, les romans grecs, qui ont pourtant étourdi et charmé Rabelais ou Cervantès, n'ont jamais égalé la réputation de leurs parents latins. Alors même que le genre romanesque est devenu hégémonique aujourd'hui, cette part de l'héritage antique demeure encore méconnue. Le but de cet ouvrage est donc de rendre leur place à des oeuvres dont l'étrangeté et la modernité éclateront aux yeux du lecteur, en privilégiant dans la traduction l'originalité de style et de voix de chaque auteur. Dans Callirhoé de Chariton, le lecteur pourra se délecter de la subtile peinture des sentiments qui évoque La Princesse de Clèves, avec Leucippé et Clitophon d'Achille Tatius, reconnaître la subversion des codes romanesques annonciatrice de Diderot ou Laurence Sterne. Il pourra aussi admirer la démesure hollywoodienne des Ethiopiques, le roman fleuve d'Héliodore, qui ferait un blockbuster digne de Gladiator ou de Troie.
Le Bon Marché, les Galeries Lafayette, le Printemps, Le Bazar de l'Hôtel de Ville : ces enseignes aux noms évocateurs désignent des grands magasins. Temples de la consommation et symboles d'une société qu'ils ont contribué à produire, ils attirent depuis la fin du XIXe siècle des clients à la recherche d'affaires, parfois, et de distinction, souvent. Mais les grands magasins sont aussi des lieux de travail. Or, de ses travailleuses, on connaît peu le quotidien, sauf à se contenter des observations faites il y a plus de cent trente ans par Emile Zola dans Au Bonheur des Dames. A partir d'une longue enquête de terrain par entretiens et observation participante, cet ouvrage invite le lecteur dans les rayons d'un grand magasin prestigieux, que l'on appellera le Bazar de l'Opéra, afin d'y découvrir le travail de la vente (ses techniques, ses contraintes, mais aussi ses réjouissances) et les trajectoires de celles qui l'effectuent. Son objectif est de contribuer à la compréhension d'un travail, celui de la vente, et d'un ensemble de la société française, celui des employés de commerce.
Le secteur culturel vit une période de profondes remises en cause. Les politiques culturelles doivent se réinventer, notamment dans leurs liens aux publics. Dès lors, il ne s'agit plus de considérer les publics comme tels, mais comme des personnes qui portent et produisent leur propre culture. Cette posture, défendue par le référentiel des droits culturels, interroge les contributions des différentes parties prenantes de l'écosystème concerné. Ainsi, de la création aux enjeux de diffusion, d'appropriation et de participation, toutes les fonctions de la chaîne de valeurs artistiques sont interrogées : qui est créateur (légitime), diffuseur, prescripteur ? Sans oublier le numérique, nouvel espace médiatique, qui contribue également à redistribuer les rôles. Cet ouvrage, par une approche pluridisciplinaire renouvelée, présente plusieurs analyses tant conceptuelles qu'empiriques de ce nouveau contexte. Il permet d'en éclairer les différents enjeux : comment passer de la notion de publics (voire de non-publics) à celle de personne ? Comment passer d'enjeux transactionnels (partages ponctuels) à des enjeux relationnels (logiques apprenantes longitudinales) ? Comment les différents acteurs se saisissent du numérique dans ces nouveaux processus ?
La guerre et l'occupation de 1914-1918 ont-elles vraiment été une catastrophe économique pour le Nord ?A travers l'étude de la région lilloise, l'auteur soumet à la critique historique la mémoire victimaire qui, depuis cent ans, oppose les territoires "envahis" et "sinistrés" à une France "libre" et enrichie par la guerre. En centrant l'analyse sur la place et non plus sur le territoire, il montre la dualité de patrons à la fois victimes et profiteurs de guerre.Ce livre interroge le rapport des capitaux au territoire. Revisitant l'occupation et dépassant la dichotomie collaboration/résistance, il montre la résilience de la place à travers le maintien d'une activité économique et l'incessante concertation des industriels, des banquiers et des négociants. En même temps, le repli d'une bonne partie des capitaux en "France libre" et le dédoublement de la place à Paris permettent de participer activement, avec les multinationales implantées à l'étranger, à la mobilisation économique et aux bénéfices de guerre.A plus long terme, la relocalisation très partielle montre que la guerre a été l'occasion d'une expansion durable. Ce livre montre aussi les bénéfices de la rhétorique victimaire assénée à l'Etat par un dense réseau d'organisations patronales et de puissantes associations de "sinistrés" : le "statut des sinistrés" est financièrement très favorable, et la "reconstitution" industrielle rapide ; la place reste puissante.Certes, tous n'ont pas également bénéficié de la guerre, mais dans le concert victimaire, les voix dissonantes sont inaudibles.Avec une préface de Jean-Pierre Hirsch4e de couverture : La guerre et l'occupation de 1914-1918 ont-elles vraiment été une catastrophe économique pour le Nord ?A travers l'étude de la région lilloise, l'auteur soumet à la critique historique la mémoire victimaire qui, depuis cent ans, oppose les territoires "envahis" et "sinistrés" à une France "libre" et enrichie par la guerre. En centrant l'analyse sur la place et non plus sur le territoire, il montre la dualité de patrons à la fois victimes et profiteurs de guerre.Ce livre interroge le rapport des capitaux au territoire. Revisitant l'occupation et dépassant la dichotomie collaboration/résistance, il montre la résilience de la place à travers le maintien d'une activité économique et l'incessante concertation des industriels, des banquiers et des négociants. En même temps, le repli d'une bonne partie des capitaux en "France libre" et le dédoublement de la place à Paris permettent de participer activement, avec les multinationales implantées à l'étranger, à la mobilisation économique et aux bénéfices de guerre.A plus long terme, la relocalisation très partielle montre que la guerre a été l'occasion d'une expansion durable. Ce livre montre aussi les bénéfices de la rhétorique victimaire assénée à l'Etat par un dense réseau d'organisations patronales et de puissantes associations de "sinistrés" : le "statut des sinistrés" est financièrement très favorable, et la "reconstitution" industrielle rapide ; la place reste puissante.Certes, tous n'ont pas également bénéficié de la guerre, mais dans le concert victimaire, les voix dissonantes sont inaudibles.Avec une préface de Jean-Pierre HirschNotes Biographiques : Jean-Luc Mastin est maître de conférences en histoire économique et sociale contemporaine à l'université Paris 8.
Entre le XVIe et le XVIIIe siècle, la liberté de conscience a été conçue, en latin et dans une poignée de langues européennes, comme une possibilité de croire, de changer de croyance ou de ne pas en avoir. Elle a ainsi reçu une acception distincte de celle de la liberté religieuse ou de la liberté de religion. Lors de son inscription dans la Déclaration Universelle des Droits de l'Homme, adoptée sans vote négatif par l'assemblée générale des Nations Unies en décembre 1948, ce droit individuel a néanmoins suscité des réserves ou oppositions qui ont empêché sa déclinaison constitutionnelle par des Etats membres. Une génération plus tard, la contestation de la liberté de conscience s'est trouvée renforcée au nom de la reconnaissance de sensibilités culturelles différenciées, au nom d'une lutte contre l'apostasie - parfois associée au blasphème ou à l'insulte contre des religions - ou au nom de la défense de l'unité d'un corps. Cette enquête historique s'inscrit dans le temps long des sociétés humaines. Etablie sur des sources linguistiques diverses, elle vise à saisir l'émergence d'une notion au sein de communautés spécifiques, du Bassin méditerranéen à la Chine et à l'Amérique, à comprendre les motifs d'adhésion et de rejet formulés par plusieurs centaines d'auteurs, à déterminer les modalités d'expansion de cette liberté, de sa traduction dans des langues qui n'en avaient pas dessiné les contours, ainsi qu'à appréhender les ressorts des remises en question contemporaines. Explorant, entre autres, les registres de la philosophie, de la théologie et du droit, cette recherche met en exergue la force et la fragilité d'une des libertés fondatrices de la modernité, historiquement située, louée ou décriée. Préface de Yadh Ben Achour