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Captifs et captivité dans le monde romain. Discours littéraire et iconographique (IIIe siècle av. J.
Gueye Mariama ; Clavel-Lévêque Monique
L'HARMATTAN
35,50 €
Épuisé
EAN :9782343013602
Pour les Anciens, la perte de la liberté est la conséquence immédiate et directe de la captivité, que mettent en avant tous les auteurs, pour qui le captif est "l'esclave de l'ennemi". Dès lors, tout traitement infligé aux prisonniers de guerre semble normal en dépit des règles établies par le jus gentium. Mais ce droit minimal reconnu entre les "nations" qui définit la condition du captif ne le protège pas. La confrontation des textes et des images livre ici un catalogue éloquent des mille et une façons dont les Romains vainqueurs ont pu, abolissant toute considération d'humanité, humilier, exploiter, torturer les masses de vaincus réduits en esclavage ou les révoltés de l'intérieur. La dureté de la répression répondant dans les provinces soumises à la crainte de voir ébranler la domination de Rome. Et les échos critiques sont rares des condamnations de captifs aux combats et aux bêtes de l'amphithéâtre comme célébration symbolique de la toute puissance de l'Urbs.
Présenter, fût-ce de manière non exhaustive, le droit positif qui, dans le domaine de la bioéthique, fait autorité en Afrique : tel est l'objet de cet ouvrage qui propose des analyses de nature comparative et internationale. L'approche comparative permet de présenter les normes de droit national qui s'affirment progressivement dans l'ordre juridique interne des Etats africains. A cet égard, l'étude des normes, énoncées dans les actes constitutionnels et infra-constitutionnels des Etats africains, permet de mettre en exergue des règles communes, notamment le principe du respect de la dignité humaine et le principe de l'inviolabilité de la personne humaine. Au-delà, s'agissant de la formation des normes, l'influence exercée par le facteur religieux (place de l'islam, de la chrétienté et du judaïsme) et le poids tenu par les traditions africaines sont plus particulièrement soulignés. L'approche internationale invite le lecteur à entrer dans l'univers d'une organisation internationale ("L'Organisation de l'unité africaine") qui, à travers la déclaration de Yaoundé adoptée en 1996, sut s'emparer des thématiques bioéthiques alors naissantes. Mais cette déclaration ne saurait masquer l'importance tenue par la production conventionnelle relative aux droits de la personne humaine en Afrique et qui concerne la bioéthique, sans la prendre pour objet. A cc sujet, les instruments régionaux sont étudiés à l'aune des textes universels (émanant de l'UNESCO et de l'OMS) que les Etats d'Afrique ont cautionnés. En soulignant la force, mais aussi les faiblesses, de la Déclaration sur la bioéthique de 1996, ce livre appelle à la formation d'une convention africaine sur la bioéthique et les droits de la personne humaine. Sous ce rapport, il est le vecteur d'une réflexion qui, s'inscrivant dans la ligne tracée par d'autres auteurs, s'efforce de promouvoir le droit continental de la bioéthique.
Le Choix qui s'impose pour le Sénégal est un essai philosophique sur l'avenir du Sénégal et des sénégalais. Il part d'une démarche méthodologique fondée sur le Coran qui commande aux peuples de changer ce qu'il y a en eux-mêmes avant d'aspirer à un quelconque changement autour d'eux."Be the change, you want to see around you" est un slogan américain très pertinent du fait que non seulement il renvoie à l'individu la responsabilité personnelle d'être un agent du changement qu'il appelle de ses voeux pieux mais aussi le leadership et l'esprit d'initiative qui vont avec. Cela, du point de vue de l'auteur, passe immanquablement par un diagnostic sans complaisance des individus, de leurs valeurs et comportements mais aussi du système dans son ensemble.
Voilà que l'humanité se retrouve, en grande partie, piégée dans les mailles de la grande ignorance, de la vanité, du travestissement et plus, de la mésintelligence. A mon sens, il est question de réforme de soi afin de préserver rondement la valeur de l'intégrité humaine. C'est dans ce sillage que s'inscrit ce modeste Viatique qui a l'intention de présenter et de rappeler à l'Homme sa nature véritable, originelle. Aussi, c'est une tentative d'épluchage substantiel de nos états d'âme, en toute sincérité.
Immobile face à sa femme, il attend les premières séries de l'après-midi. Six mois qu'elle est partie. Elle n'a jamais donné de nouvelles et lui, comme un con, il garde sa photo sur la télé. II s'entend lui chuchoter "ils m'ont viré, tu te rends compte, ces salauds", et il est sûr d'apercevoir aux commissures de ses lèvres l'ébauche désolée d'un sourire. Ici, on voudrait s'aimer et on ne sait pas bien comment ; on parle sans toujours trouver les mots ; on s'accroche au quotidien comme on peut. Au fil des quinze histoires qui composent ce recueil, on croise des individus qui donnent parfois l'impression de marcher à côté de leur propre existence. Le propos est grave, souvent drôle, toujours tendre.
Dans un contexte économique caractérisé par la mondialisation où les fusions, délocalisations et liquidations d'entreprises sont autant de risques pour les managers, la ressource principale de l'entreprise reste la connaissance. Véritable capital technique, social et culturel, il convient de la préserver, de l'enrichir et de la transmettre. Le capital mémoire de l'entreprise ouvre la voie au management des savoirs, à la gestion des connaissances et à l'ingénierie de la mémoire organisationnelle qui, chacun dans son domaine, cartographient les compétences et les savoirs que recèle l'entreprise et en définissent les enjeux stratégiques. Loin d'être un tout homogène, la mémoire de l'entreprise emprunte à de multiples sources, individuelles ou collectives, se pourrit de cultures conflictuelles et se fixe sur des supports composites - simples récits d'anecdotes, documents de presse ou institutionnels (affiche, film d'entreprise, banque de données...). Par-delà les clivages culturels, les querelles de territoires, les tactiques du secret, les justifications plus ou moins excusables de l'oubli, cet ouvrage montre en quoi la mémoire constitue, pour l'anticipation stratégique et la construction identitaire des collectifs de travail, un facteur-clef dé la communication d'entreprise. L'exemple des Chantiers de l'Atlantique de Saint-Nazaire illustre toute là complexité et la richesse du capital mémoire d'une grande organisation.
Le 1er août 1909, François Faber remporte la septième édition du Tour de France cycliste. Le " Géant de Colombes ", ancien docker sur le port de Courbevoie, entre dans la légende, mais bien plus qu'un parcours sportif exemplaire son itinéraire est un condensé de la France de la Belle époque. L'histoire d'un gamin de banlieue au physique hors du commun et à l'appétit féroce, grandi entre maraîchages et usines, puis saisi par le démon d'une petite reine qui fera sa fortune. Un enfant de son siècle, qui croise aussi en chemin la terrible crue de la Seine en janvier 1910, le grand Jaurès quelques jours avant son assassinat, puis fauché en pleine gloire en mai 1915, lors de l'une des plus formidables offensives de la Grande Guerre... En s'appuyant sur la presse d'époque et sur de nombreux documents inédits, ce livre retrace le destin romanesque de ce champion attachant, l'un des plus populaires de son temps, né et grandi en France, devenu luxembourgeois à sa majorité sans jamais quitter sa ville de Colombes, puis engagé volontaire dans la Légion étrangère pour défendre sa patrie d'adoption.
Perrat Benoît ; Pitte Jean-Robert ; Guillot Pierre
Résumé : Grand chef cuisinier aux côtés des Escoffier, des Rambert et des frères Rouzier notamment, le Bressan Benoît Perrat (1873-1957) exerça son art dans les restaurants de tout premier ordre (Lyon, Genève, Paris, York, Berlin, Dresde) puis dans les cours princières et royales d'Europe centrale de la Belle Epoque (Saxe, Bavière, Roumanie, Hongrie). Contraint par la Grande Guerre à quitter ceux qu'il avait somptueusement servis, il retrouve ses terres natales et s'installe quelque temps après à Vonnas (Ain), la "Mecque de gueule", où il tiendra jusqu'à la Seconde Guerre mondiale toujours avec panache et distinction, jusqu'au raffinement ultime, la table et le Grand Hôtel Moderne. Il y rédigera sa célèbre "rhapsodie culinaire et gastronomique", Cornus en Bresse (1932) ? rééditée en 2002 ? et en 1938 sa Hongrie gourmande, restée inédite et publiée ici pour la première fois. Ce recueil surprenant assemble une centaine de ses recettes magyares récolées au gré de ses rencontres, de ses pérégrinations, de ses affectations et de ses enchantements. Récolées... ! C'est peu dire. Benoît Perrat y atteste surtout le "véritable esprit de la gastronomie qui est un patrimoine vivant, en évolution constante, ouvert à toutes les influences extérieures qui sont découvertes, apprivoisées, domestiquées, puis intégrées". C'est donc à une savoureuse déclinaison des riches spécialités danubiennes, parfois "métissées de Bresse", que Benoît Perrat convoque ses lecteurs, au premier rang desquelles le fameux gulash, et bien sûr le paprika, piment-roi de la cuisine magyare. Il les invite surtout à mettre avec lui la main au fourneau puis la serviette au cou.