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Géopolitique
Guetta Bernard
OLIVIER
20,10 €
Épuisé
EAN :9782879290898
A la radio, on s'adresse directement, et non plus par rotatives, camions et kiosques interposés, à ces citoyens qui vous paient en temps et redevance pour travailler, solitaire, le soir, à tenter d'extraire de la brutalité des nouvelles un sens, une action, des lignes directrices, un motif de vouloir appréhender le monde. (...) Le journalisme, c'est aussi faire voir que le chaos est un chantier, qu'il y a une paix derrière toute guerre, un peuple à nourrir derrière toute famine, qu'il n'y a pas de situation sans issue, mais, toujours, une volonté à opposer à l'accablement, une raison à la déraison. Le journalisme, ce n'est pas informer pour cultiver la résignation, apprendre pour enseigner le renoncement, ce n'est pas faire plier les nuques sous les malheurs du monde. Le journalisme, c'est chercher, toujours chercher, chercher à savoir, à coomprendre, à espérer - donc, à vouloir.
Biographie de l'auteur Bernard Guetta est chroniqueur de politique internationale à France Inter et Libération. Après avoir couvert, comme correspondant du Monde, la naissance de Solidarité en Pologne, l'essor du libéralisme dans l'Amérique de Reagan et l'effondrement communiste dans l'URSS de Gorbatchev, il a dirigé les rédactions de L'Expansion et du Nouvel Observateur. Bernard Guetta est lauréat de cinq prix de journalisme, dont le prix Albert Londres et le Grand Prix de la presse internationale.
C est une rupture historique, aussi forte, décisive et inattendue que la Révolution française et l écroulement soviétique.Le monde arabe n était, il y a un an encore, que dictatures immuables et illuminés sanguinaires. Avant qu un marchand de légumes tunisien ne le soulève en s immolant par le feu, il semblait si bien se résumer à ce face à face entre le potentat et le fanatique que l incompatibilité entre islam et démocratie avait fini par paraître indiscutable à beaucoup.C était il y a un an mais l embrasement général des pays arabes est venu démontrer que rien n était plus universel que l aspiration à la liberté.Sous les décombres de l ordre ancien, émergent des sociétés en mouvement, une jeunesse urbaine formée par internet et desconservateurs pétris de traditionalisme une gauche, une droite, des laïcs divisés et des islamistes qui ne le sont pas moins.Comme à la France d après 1789 et à la Russie d après 1989, il faudra du temps au monde arabe pour s enraciner dans la démocratie mais il s est éveillé, jeune, vibrant et, déjà, pluraliste. Le spectre de la guerre des civilisations s est éloigné. Une longue histoire a commencé en 2011. Elle sera chaotique et incertaine car totalement nouvelle.C est l An I de cette épopée que racontent les chroniques de Bernard Guetta en éclairant, au jour le jour, les prémisses turques et iraniennes, les conséquences internationales et les infinies contradictions.
L'un a vécu et couvert la décolonisation, l'autre la fin du communisme. Témoins et, souvent acteurs des deux fractures de l'histoire qui ont fait les temps présents, Jean Lacouture et Bernard Guetta confrontent, ici, leurs espoirs et leurs mémoires, leurs ferveurs et leurs déceptions. De Hanoi à Alger, de Varsovie à Moscou, en accord ou en désaccord, ils font revivre les grands moments de l'après-guerre avant d'analyser le présent, ce paysage après la bataille. Avec eux nous rencontrons Nasser et Jaruzelski, Hô Chi Minh et Reagan, Gorbatchev et Mitterrand, Kuron et Ben Bella, les dissidents et les Fedayins
L'un de gauche, l'autre de droite, les deux anciens Premiers ministres français débattent sans démagogie et sans tabou. De convictions radicalement différentes, ils s'écoutent aborder les grands problèmes de la France, de l'Europe et du monde. Si fidèles à leurs familles de pensée qu'ils n'envisageraient pas une seconde de gouverner ensemble, mais ils savent, l'un et l'autre, fustiger les faiblesses de leurs camps respectifs. Admettant de profondes convergences entre gaullisme et social-démocratie, ce qui les unit avant tout c'est un amour commun et profond pour la France. Un débat clair et vif, mené par Bernard Guetta, éditorialiste à France Inter et à Libération. Alain Juppé et Michel Rocard répondent ici à des questions fondamentales et tentent d'insuffler une nouvelle jeunesse au débat. C'est la politique telle qu'elle devrait être et meurt de ne pas être.
Dublin, de nos jours. Frances et Bobbi, deux anciennes amantes devenues amies intimes, se produisent dans la jeune scène artistique irlandaise comme poètes-performeuses. Un soir, lors d'une lecture, elles rencontrent Melissa, une photographe plus âgée qu'elles, mariée à Nick, un acteur. Ensemble, ils discutent, refont le monde, critiquent le capitalisme comme les personnages de Joyce pouvaient, en leur temps, critiquer la religion. Ils font des photographies, ils écrivent, ils vivent. C'est le début d'une histoire d'amitié, d'une histoire de séduction menant à un " mariage à quatre " où la confusion des sentiments fait rage : quand Frances tombe follement amoureuse de Nick et vit avec lui une liaison torride, elle menace soudainement l'équilibre global de leur amitié.Mais Conversations entre amis n'est pas qu'une banale histoire d'adultère : c'est avant tout le portrait attachant, empathique, des jeunes gens contemporains, ces millenials qui ne parviennent pas à trouver leur place dans le monde que leur ont laissé leurs aînés. La voix de Frances, poétique, désinvolte, parfois naïve, d'une extraordinaire fraîcheur est, par de multiples aspects, celle de sa génération.
Je n'ai qu'une certitude dans la vie. En vivant assez longtemps on se met à perdre des choses. On finit par se les faire voler : d'abord on perd sa jeunesse, et puis ses parents, et puis on perd ses amis, et puis finalement on se perd soi-même. "Ainsi s'ouvre Le Livre de Sarah, ou le roman de Scott. Car Scott McClanahan est le personnage principal et le narrateur de cette chronique d'un naufrage. Celui de son mariage avec Sarah, la mère de ses deux enfants, mais aussi de l'homme lui-même, alcoolique notoire, autodestructeur et paranoïaque sur les bords.Situé au c?ur d'une petite ville déshéritée des Appalaches qui laisse peu de place au rêve, ce récit d'une sincérité bouleversante au style syncopé est sans doute le plus beau chant d'amour qu'on ait lu depuis longtemps. Le plus beau, le plus triste... et aussi le plus drôle.Traduit de l'anglais (États-Unis) par Théophile Sersiron
Résumé : Décembre 1930, vacances de Noël. Gibbsville, petite bourgade tranquille de Pennsylvanie, est en pleine effervescence. On y danse et on y boit, dans les bars louches comme dans le milieu très fermé de l'élite locale. Parmi les membres de cette élite se trouvent Julian et Caroline English. En pleine réception, Julian lance le contenu de son verre à la figure de Harry Reilly, sans raison apparente... simplement par agacement. Sans qu'il le sache, ce geste impulsif vient de précipiter Julian English dans une spirale autodestructrice qui va durer quarante-huit heures : après avoir cherché secours dans l'amour de sa femme et de ses amis, dans l'alcool, dans la fuite, il aura finalement à se rendre à ce " rendez-vous à Samarra ", qui est un rendez-vous avec la mort.
Résumé : C'est l'histoire d'une famille. Un père, une mère, deux enfants nés d'unions précédentes. Le père et la mère sont écrivains. Ils se sont rencontrés lors d'un projet où ils enregistraient les sons de New York, de toutes les langues parlées dans cette ville. C'est l'histoire d'un voyage : la famille prend la route, direction le sud des Etats-Unis. Le père entreprend un travail sur les Apaches et veut se rendre sur place. La mère, elle, veut voir de ses yeux la réalité de ce qu'on appelle à tort la " crise migratoire " touchant les enfants sud-américains. A l'intérieur de la voiture, le bruit du monde leur parvient via la radio. Dans le coffre, des cartons, des livres. C'est l'histoire d'un pays, d'un continent. De ces " enfants perdus " voyageant sur les toits des trains, des numéros de téléphone brodés sur leurs vêtements. Des paysages traversés et des territoires marqués par la chronologie, les guerres, les conquêtes. C'est l'histoire, enfin, d'une tentative : comment garder la trace des fantômes qui ont traversé le monde ? Comment documenter la vie, que peut-on retenir d'une existence ? Et enfin : comment parler de notre présent ? Avec Archives des enfants perdus, Valeria Luiselli écrit le grand roman du présent américain. Mélangeant les voix de ses personnages, l'image et les jeux romanesques, elle nous livre un texte où le propos politique s'entremêle au lyrisme.