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Pour une politique climatique globale. Blocages et ouvertures
Guesnerie Roger
ULM
7,10 €
Épuisé
EAN :9782728804467
À partir d'une discussion sur le marché européen des droits d'émission de gaz à effet de serre et sur la défunte taxe carbone à la française, cet opuscule examine les questions de politique climatique sous tous leurs aspects. IL revient longuement sur la question cruciale des instruments : taxe ou marché de droits, exemptions pour faciliter une transition douce, ajustements aux frontières. Ce faisant, il souligne les enseignements tirés du savoir économique comme les contraintes posées par l'économie politique (la lucidité limitée dont témoigne le récent avis du Conseil constitutionnel sur la taxe carbone, le lobbying pour la gratuité des quotas...). La conception de l'architecture internationale est, elle, dominée par deux questions essentielles : les effets du dispositif sur les prix des combustibles fossiles ; la nécessaire intégration des pays en développement, qui pour être généreuse doit renoncer à l'angélisme. Car l'accumulation d'initiatives locales ne peut être suffisante pour éviter un dépassement rapide du plafond de CO2 défini par les climatologues, alors que l'échec de Copenhague illustre les obstacles politiques à un accord global efficace. Roger Guesnerie propose des voies pour surmonter ces blocages et concevoir ainsi une Realpolitik climatique globale.
Roger Guesnerie est directeur d études à l École des hautes études en sciences sociales depuis 1978, professeur au Collège de France depuis 2000 et préside l École d économie de Paris depuis sa création.
Biographie de l'auteur Economiste, professeur au Collège de France, Roger Guesnerie est l'auteur d'un rapport commandé par le Conseil d'analyse économique en 2002 et publié dans l'Economie de l'effet de serre
Frocrain Philippe ; Giraud Pierre-Noël ; Guesnerie
Un constat s'impose : l'imbrication de l'industrie et des services est devenue si forte qu'elle rend de moins en moins pertinente la distinction traditionnelle entre les emplois industriels et les emplois tertiaires. À l'heure de la globalisation, il est en revanche très instructif de distinguer les emplois exposés à la concurrence internationale, qui concourent à la production des biens et services échangeables par-delà les frontières, de ceux qui en sont abrités. Cette note dresse, sous cet angle, un portrait de l'emploi en France. Quels sont, en pratique, les emplois exposés et abrités ? Se distinguent-ils en termes de qualifications, salaires, évolutions de la productivité ? Comment sont-ils répartis sur le territoire ? Quelles sont les interdépendances entre ces deux catégories d'emplois ? Comment concilier les impératifs de compétitivité internationale et de justice sociale ? Telles sont les questions auxquelles cette note tente d'apporter un éclairage, à l'aide d'éléments graphiques et cartographiques. Elle met en lumière une série de résultats originaux, présentés de manière simple et pédagogique. En outre, les lecteurs exigeants trouveront en annexes de nombreuses précisions méthodologiques. Elle s'adresse donc à un large public (étudiants et chercheurs, journalistes, dirigeants d'entreprises et décideurs publics?) désireux de bénéficier d'un éclairage nouveau sur l'évolution de la structure de l'économie française.
Résumé : Le point de vue des économistes dans le débat sur ta santé est réducteur. Mais tout réducteur qu'il soit, ce point de vue est aussi inévitable. En matière de santé comme ailleurs, nos sociétés ont à faire des choix que l'on qualifie habituellement d'économiques. La question de la bonne affectation des ressources entre les différents besoins de santé est donc " incontournable " : arbitrer entre ces besoins est tout aussi difficile qu'inévitable. On peut s'interroger sur les raisons profondes de l'introduction et de l'essor d'une problématique de concurrence dans des domaines où elle n'était peut-être pas initialement présente. Nous ne sommes plus dans des sociétés de subsistance. Nous sommes dans des sociétés dans lesquelles le nombre de biens et de services qui sont fournis s'est considérablement multiplié. Cette situation exacerbe les difficultés de toute planification. L'intervention " centrale " pour décider de ce qui doit être est de plus en plus difficile : comment décider d'en haut ce qui est bon pour une personne déterminée, dans un monde où cette personne fait des arbitrages complexes entre les postes de sa consommation. Certes cette diversité des choix possibles est inégalement accessible selon te revenu. Mais nous vivons dans un monde de biens multipliés, dont beaucoup relèvent de ce que l'on appelait autrefois le superflu et non du nécessaire. La légitimité des mécanismes de type décentralisé s'accroît, et avec elle s'affaiblit le tabou sur la recherche de profit. Ceci vaut, même si c'est de façon atténuée, pour te secteur de la santé, non seulement parce qu'une partie des soins relève de ce que l'on nomme parfois le confort, mais parce que te progrès s'accompagne d'un accroissement des biens mis à la disposition, les traitements par exemple, et d'une indétermination croissante du registre du nécessaire. Trois textes ouvrent ce livre, te deuxième d'un cycle sur la santé de Roger Guesnerie, L'inévitable regard économique : de Pierre-Yves Geoffard, La santé et ses " marchés " ; de Julian Le Grand, La question du choix dans les systèmes de santé: illusion ou solution ? Sous la rubrique " Contrepoints ", Claudine Attias-Donfut, Marie-Odile Bertetta Geffroy, Jean-Louis Bourtanges, Jean-Marc Ferry, Maurice Godelier, Joseph Maïla, Serge Marti débattent des analyses proposées. Dans ta postface, Roger Guesnerie revient sur les propositions, questions et critiques auxquelles elles ont donné lieu.
Qu'elle s'appuie sur l'ornement, la peinture corporelle, le masque ou le pictogramme, la mémoire des peuples "sans écriture" a toujours paru labile, désordonnée, vouée à l'échec. Les "supports mnémoniques" dont parlent les historiens de l'écriture à propos de ces traditions sont régulièrement décrits connue des tentatives avortées de reproduire la forme extérieure d'un objet, ou des moyens graphiques simples d'exprimer des concepts élémentaires. Ce livre nous présente les résultats d'une vaste enquête anthropologique menée en Amérique indienne et en Océanie. Il analyse nombre de ces dispositifs visuels, tout en étudiant les contextes d'énonciation rituelle qu'ils impliquent et démontre une tout autre hypothèse: il existe une voie de la représentation chimérique par laquelle s'inventent des arts de la mémoire non occidentaux. Rien d'imitatif dans ces "supports mnémoniques" dont la forme mobilise le regard et invite à les décrypter. Ils sont les témoins visuels d'une série d'opérations mentales condensées en images efficaces, intenses et fragmentaires à la fois. Un nouveau champ de recherche s'ouvre grâce à l'étude de ces traditions iconographiques et orales qui concerne l'histoire des arts autant que l'ensemble des sciences sociales - une anthropologie de la mémoire.
A la fin de la République romaine, deux figures contrastées ont dominé la scène philosophique le Romain Cicéron et Philodème de Gadara, un Oriental hellénisé. Le rôle de Cicéron est bien connu, au moins comme historien de la philosophie ; celui de Philodème, le maître épicurien de la baie de Naples, commence seulement à l'être, depuis que sont réédités scientifiquement les textes transmis par les papyrus d'Herculanum. Il restait à étudier de près les liens unissant ces deux contemporains dont les ?uvres présentent des problématiques qui méritent d'être comparées, sur la politique, l'éthique, la théologie et surtout sur l'esthétique (rhétorique, poétique et musique) tel est l'objet de ce volume qui rassemble une bonne vingtaine de contributions de spécialistes français et étrangers. Leurs travaux font apparaître la fécondité philosophique des polémiques conduites par Cicéron et par Philodème et dessinent des perspectives nouvelles et prometteuses pour l'étude de la polémique philosophique en milieu romain.
Les seize textes réunis dans ce volume visent à aborder l'histoire des pouvoirs dans l'espace français au cours des deux derniers siècles du Moyen Age de façon à la fois variée et précise : historiographie, iconographie, lexicographie, approche quantitative des phénomènes, étude voire édition de textes didactiques et de documents d'ordre diplomatique ou administratif... Les différentes méthodes appliquées par les historiens récents du fait politique reçoivent ici application et illustration. Les exposés synthétiques voisinent à dessein avec les enquêtes menées autour d'une controverse ou d'une péripétie particulière. Figurent aussi bien les conceptions et les représentations des pouvoirs que les mécanismes qu'ils utilisent et les pratiques auxquelles ils ont recours. Sans doute le pouvoir des rois de France, sa nature, son exercice, occupent-ils la première place mais les réactions individuelles ou collectives de leurs sujets, leurs attentes et leurs craintes ont largement retenu l'attention, tandis que se trouve souligné le rôle déterminant des princes, qu'ils appartiennent ou non à la maison de France. Indissolublement liées, quelques questions majeures se posent à propos du royaume de France à la fin du Moyen Age : quels pouvoirs ses souverains étaient-ils en mesure d'exercer ? Quel type de gouvernement s'efforçaient-ils de promouvoir ? Quels contre-pouvoirs, quel autre modèle les princes pouvaient-ils ou souhaitaient-ils leur opposer ? A ces interrogations, des éléments de réponse sont fournis, à partir d'approches originales.