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La contagion du bonheur
Guerroua Kamal
L'HARMATTAN
13,00 €
Épuisé
EAN :9782140273438
Qu'est-ce que le bonheur ? Comment se vit-il ? Est-il matériel, spirituel, quelque chose entre les deux ? Et puis, être heureux est-il une gageure impossible, par les temps qui courent ? Au fil des pages, ces questions-là et tant d'autres, se renouvellent à l'infini, mais n'offrant au lecteur que des débuts de réponses. Pour celui qui les raconte, les anecdotes du présent ouvrage ne sont qu'une tentative de s'approcher de tous ces instants heureux, où la vie semble vouloir se faire romancière, hirondelle d'un espoir inoxydable, sans limite ni date de péremption. Un espoir qui, bien que subjectif dans ce texte, est plus que communicatif ; généreux ; contagieux. Pour celui qui les lit, elles se valent toutes, renvoyant peut-être, quelque part, à la sienne propre, dans un dialogue d'âme à âme, où il y a partout de l'humain, dans toute sa complexité, toute sa splendeur
On a souvent besoin de ces mots qui illuminent l'énigme de l'existence pour habiller notre âme d'un manteau chaleureux. Outre le refuge qu'ils offrent, les mots incarnent cette foi qui console des absences et des distances, qui aide à déminer le champ des tabous, expliquer l'absurde du monde et emprunter le chemin de l'espérance. Ainsi émotions intimes, douleurs et jouissances se dissolvent-elles dans l'encre, la plume, la feuille, les doigts et le souffle du poète. Une fois arraché au néant dont il se voit cerné, ce dernier creuse au fond de lui-même pour aimer, survivre, espérer..., se repaître des souvenirs. "En songeant aujourd'hui à mon enfance, écrit l'auteur, le silence de mon village et de toutes les campagnes environnantes surgit en mille éclats de cris, venus de nulle part, bouillonner dans ma mémoire. Des goûts et des saveurs se dessinent en intarissables envies, des rêves ressuscitent, des espoirs refleurissent. La Kabylie est cet havre de lumière où chaque montagne est un temple de mémoire et d'identité, où chaque femme est un repère de souffrance et de résistance, où chaque homme est une légende d'histoire et d'héroïsme, où chaque voix est unique, chaque timbre particulier, vibrant, voilé, argenté." A travers cet hymne aux sonorités lyriques, l'auteur nous fait partager sa vision de l'écriture en général et de la poésie en particulier.
Ce récit commence sur une note romantique à Boukadir, une petite ville de l'Ouest algérien, où vit Mokhtar. Mais au milieu des années 90, sur fond de guerre civile, des nouvelles de massacres parviennent aux oreilles de ce jeune désoeuvré pris entre les filets du dégoût et de l'angoisse. Mokhtar fuit alors son pays sur un zodiac avec une poignée de compagnons de fortune. Arrivés, au terme de nombreuses péripéties, sur les côtes d'Almeria, les Harragas découvrent que tout ce qui luit de loin n'est pas forcément de l'or. Et c'est la rencontre fortuite avec Patricia, une Catalane protestante, qui va lui faire comprendre que la fraternité et l'amour n'ont plus de frontières.
Par-delà le constat du sursaut populaire inédit du 22 février 2019, Kamal Guerroua revient quelques années en arrière, avec en toile de fond une question fondamentale : pourquoi l'Algérie régresse-t-elle ? Ce fil conducteur va l'amener à évoquer l'échec des élites à "inventer" le changement démocratique tant espéré. Un échec qui s'est traduit par la quasi-faillite du système de gouvernance et son divorce consommé avec les masses populaires. Et aussi par une régression tous azimuts (éducation, culture, économie), provoquée par une crise de légitimité aux contours mal définis, avec pour effet corollaire un retard dans les réformes structurelles à la hauteur des défis attendus par les Algériens. Désillusions, frustrations et colères forment le lot commun d'une société jeune, livrée en pâture au défaitisme. L'Algérie révoltée est une sorte de radioscopie sur un corps malade, à travers un ensemble de chroniques publiées dans la presse algérienne entre 2016 et 2019. C'est un ouvrage à lire pour comprendre, réfléchir et agir sur les tenants et les aboutissants de la somme des inconsciences collectives qui ont mené, finalement, à la confusion intégrale. Maniant à la fois l'écriture journalistique et l'analyse académique, l'auteur a tenté de décrypter, sous diverses facettes, les origines d'une crise intergénérationnelle n'ayant que trop duré.
La voiture a beau être l'un des principaux agents de destruction de la vie sur Terre, elle a beau tuer un million d'êtres humains par an dans le monde, rien ne semble défaire notre amour pour elle, ni notre dépendance structurelle vis-à-vis de ses promesses - confort, rapidité, praticité, élégance. Elle constitue, depuis bientôt un siècle, la clef de voûte de notre organisation spatiale, sociale et affective. Il est plus que temps d'analyser notre relation toxique avec elle, de se libérer de ses séductions factices et coûteuses, et de mettre un terme aux ravages planétaires qu'elle entraîne. Ancien petit garçon amoureux des voitures, Kilian Jörg explore ici la façon dont la bagnole informe l'idée que nous nous faisons de la "liberté", de la "normalité", de la "raison" et de la "nature" - au point de devenir l'objet emblématique de l'hybris capitaliste et de transformer chacun de nous en micro-fasciste. Dialoguant avec Beyoncé et Baudrillard, Descola et Batman, le philosophe nous emporte dans des fasciste, l'hégémonie du pétrole et du béton, les parcs nationaux, les occupations de terres par des militants, pour nous emmener vers des mondes sans voitures et pleins de vie.
Boutin Perrine ; Lefur Paul ; Lang Jack ; Tasca Ca
Cet ouvrage propose quinze témoignages d'anciens élèves ou de chercheurs associés du master Didactique de l'image de l'université Sorbonne-nouvelle. Devenus professionnels, ils décrivent leur propre réalité, avec leurs mots, pour montrer toute l'étendue d'actions que proposent les didactiques des images. Le master Didactique de l'image de l'université Sorbonne-nouvelle a été créé en 2006, sous l'impulsion d'Alain Bergala, pour s'intéresser aux liens entre éducation et images et ainsi préparer au mieux les médiateurs culturels de demain face aux problématiques de la transmission. Depuis, les générations de diplômés continuent de s'implanter dans les actions d'éducation artistique, en France ou à l'étranger. Un livre sur la trajectoire des anciens d'une formation universitaire, aussi plaisant à lire qu'instructif !
Perrat Benoît ; Pitte Jean-Robert ; Guillot Pierre
Résumé : Grand chef cuisinier aux côtés des Escoffier, des Rambert et des frères Rouzier notamment, le Bressan Benoît Perrat (1873-1957) exerça son art dans les restaurants de tout premier ordre (Lyon, Genève, Paris, York, Berlin, Dresde) puis dans les cours princières et royales d'Europe centrale de la Belle Epoque (Saxe, Bavière, Roumanie, Hongrie). Contraint par la Grande Guerre à quitter ceux qu'il avait somptueusement servis, il retrouve ses terres natales et s'installe quelque temps après à Vonnas (Ain), la "Mecque de gueule", où il tiendra jusqu'à la Seconde Guerre mondiale toujours avec panache et distinction, jusqu'au raffinement ultime, la table et le Grand Hôtel Moderne. Il y rédigera sa célèbre "rhapsodie culinaire et gastronomique", Cornus en Bresse (1932) ? rééditée en 2002 ? et en 1938 sa Hongrie gourmande, restée inédite et publiée ici pour la première fois. Ce recueil surprenant assemble une centaine de ses recettes magyares récolées au gré de ses rencontres, de ses pérégrinations, de ses affectations et de ses enchantements. Récolées... ! C'est peu dire. Benoît Perrat y atteste surtout le "véritable esprit de la gastronomie qui est un patrimoine vivant, en évolution constante, ouvert à toutes les influences extérieures qui sont découvertes, apprivoisées, domestiquées, puis intégrées". C'est donc à une savoureuse déclinaison des riches spécialités danubiennes, parfois "métissées de Bresse", que Benoît Perrat convoque ses lecteurs, au premier rang desquelles le fameux gulash, et bien sûr le paprika, piment-roi de la cuisine magyare. Il les invite surtout à mettre avec lui la main au fourneau puis la serviette au cou.
Immobile face à sa femme, il attend les premières séries de l'après-midi. Six mois qu'elle est partie. Elle n'a jamais donné de nouvelles et lui, comme un con, il garde sa photo sur la télé. II s'entend lui chuchoter "ils m'ont viré, tu te rends compte, ces salauds", et il est sûr d'apercevoir aux commissures de ses lèvres l'ébauche désolée d'un sourire. Ici, on voudrait s'aimer et on ne sait pas bien comment ; on parle sans toujours trouver les mots ; on s'accroche au quotidien comme on peut. Au fil des quinze histoires qui composent ce recueil, on croise des individus qui donnent parfois l'impression de marcher à côté de leur propre existence. Le propos est grave, souvent drôle, toujours tendre.
?Quels sont les secrets d'une vocation ? Par quels chemins mystérieux voyage-t-elle ? Devenir galeriste, est-ce un appel, un destin, ou le résultat des hasards successifs ? A priori, être galeriste c'est vivre entre l'économie et l'esthétique, c'est être partagé entre les échanges et le coeur. Quel impératif l'emporte et comment passer du numéraire à l'esprit, du matériel au spirituel ? A travers quelques anecdotes et faits saillants d'une carrière de vingt ans, l'auteur tente de répondre à ces questions.